CRIIRAD : Des colorants à l’uranium appauvri dans notre quotidien [Vidéo]

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Time : 17 mn 17 / [1]

 


 

A la fin des années 90, la CRIIRAD (*) découvrait que des pigments contenant de l’uranium étaient utilisés comme colorants dans des objets du quotidien : émaux, bijoux, carreaux de cuisine, etc…

 

 

Comment savoir si un objet contient des colorants à l’uranium ?

La couleur des objets peut être un indice, les pigments à l’uranium donnant en général une couleur jaune à marron, mais ce n’est pas un critère suffisant dans la mesure où de nombreux colorants et matériaux non radioactifs donnent une coloration quasiment identique.

 

Dans le doute, il est facile de vérifier le niveau de rayonnement émis par un objet susceptible de contenir des colorants à l’uranium au moyen d’un radiamètre. Il existe sur le marché des compteurs Geiger fiables, peu couteux et faciles d’utilisation. L’uranium émettant à la fois des rayonnements alpha, bêta et gamma, on peut utiliser un radiamètre sensible à l’un ou l’autre de ces rayonnements. Les radiamètres les plus robustes et les moins onéreux sont en général sensibles aux rayonnements bêta-gamma.

 

Attention, un appareil qui n’est sensible qu’aux rayonnements gamma n’est pas adapté pour détecter de faibles quantités de colorants à base d’uranium. Il est préférable d’utiliser un appareil capable de détecter les rayonnements alpha et/ou bêta.

 

Selon le type de radiamètre, les résultats sont donnés en coup par seconde (c/s) ou en débit de dose (µSv/h – microSievert par heure).

 

Pour effectuer un contrôle préliminaire, l’unité de mesure n’a pas beaucoup d’importance, puisque l’on va chercher simplement à comparer le taux de radiation naturel du lieu où l’on fait la mesure (en l’absence de l’échantillon à contrôler) avec le niveau obtenu au contact de l’échantillon.

 

On mesure d’abord le niveau naturel de radiation (ou bruit de fond) dans la pièce. On effectue ensuite le même type de mesures, au même endroit, mais en posant l’échantillon contre le radiamètre.

 

Si le relevé effectué à proximité ou au contact de l’échantillon est significativement supérieur au bruit de fond (disons plus de 50 %), c’est que l’objet augmente le niveau de radiation.

 

Il est donc radioactif. Cela ne signifie pas forcément qu’il est dangereux de le conserver, c’est une question de dose [Voir détail dans le document PDF – Lien indiqué à la fin de cette publication].

 


 

Source :

http://www.criirad.org/objets-radioactifs/sommaire.html

http://www.criirad.org/objets-radioactifs/colorants-uranium.pdf

https://fr.wikipedia.org/wiki/Commission_de_recherche_et_d’information_indépendantes_sur_la_radioactivité

 

Vidéo :

[1] C4 Colorants uranium appauvri VF – criirad / YouTube

 

Note :

(*) CRIIRAD : Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité

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