Évolution de la famille française

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Structure familiale - Main

 

Évolution de la famille française

 

 

 

Synopsis :

Evolution de la famille et des mœurs familiaux sur les cinq dernières décennies, en distinguant trois périodes :

Famille années 50.

Famille années 70.

Famille années 90.

 


 

L’évolution de la structure familiale

 

 

De nouvelles formes de familles :

Depuis 1945, on constate que de nouvelles formes de familles sont apparues. Ces changements concernent essentiellement la structure de la famille.

Tout d’abord, la famille nucléaire (ou traditionnelle) est composée d’un couple marié ou non  avec ou sans enfants.  Le couple était jusque-là hétérosexuel, mais de nos jours, il peut être également homosexuel. Bien que la famille ait connue de nombreux changements, les familles traditionnelles restent encore les plus courantes.

Ensuite, on compte la famille recomposée qui est, elle majoritairement issue d’un ou de deux divorces où on trouve des demi-frères ou de demi-sœurs et un beau-père ou une belle-mère (conjoint(e) de son propre parent).

Puis, la famille monoparentale est constituée d’un adulte ayant un ou plusieurs enfant(s).

Ce graphique montre la répartition des sexes des parents dans les familles monoparentales. On constate que les pères sont très largement sous-représentés et que la mère ne représente jamais moins de 80% de ces familles. On peut donc penser que l’on accorde plus facilement la garde des enfants à la mère.

 

Graphique - Evolution de la famille française

 

De plus, ce graphique met en évidence l’augmentation du nombre de familles monoparentales depuis une quarantaine d’années et montre qu’en 1968, selon le recensement de la population, il y avait en France métropolitaine 722 000 familles monoparentales comprenant au moins un enfant de moins de 25 ans. Dans 20 % des cas, il s’agissait d’un père et de ses enfants, dans 80 % des cas d’une mère et de ses enfants. Le nombre de familles monoparentales est passé de 680 000 en 1962 à près de 1,5 million en 1999. Il a donc plus que doublé en 37 ans.

 

La place des enfants :

La place de l’enfant dans la société et la famille a profondément changé ces dernières décennies. Il est de plus en plus reconnu comme acteur, voire sujet de son existence. L’enfant a été longtemps pensé par rapport à l’adulte. Il était alors considéré comme un être inachevé, un adulte en devenir. Aujourd’hui, l’enfant est considéré comme une personne à part entière possédant des capacités réelles du point de vue tant cognitif, que social et affectif.

 

A – Une place de l’enfant plus importante au sein de la famille

Dans le milieu familial, l’enfant occupe une place définitivement importante. En effet, plus le taux de mortalité infantile diminue, plus la perte d’un enfant est douloureuse, on remarque donc un changement à ce niveau. De plus, on peut constater que, puisque le mariage (en tant qu’institution) connait un amoindrissement considérable, le premier événement essentiel dans un couple est l’arrivée du premier enfant. De nombreuses études de psychanalyse prouvent que le nouveau-né possède une réelle affectivité, et qu’il ne doit plus être considéré comme passif. L’enfant fait désormais partie intégrante de la famille, il devient un centre d’intérêt pour les parents et attire une attention plus importante.

On peut aussi remarquer que l’enfance, qui était largement négligée précédemment, s’installe dans les mentalités; légalement, les enfants se distinguent des adultes, notamment au niveau du travail. Une loi qui institue la répression des actes de violence contre les enfants apparaît en 1898 en France. La première moitié du 20ème siècle sera rythmée par la mise en place de nombreuses lois, associations, ou encore institutions qui défendent les droits des enfants.

L’arrivée d’un enfant dans un couple provoque de nombreux changements. Pour la grande majorité des parents, leur mode de vie a changé après l’arrivée de leur premier enfant, voire beaucoup changé pour près de la moitié d’entre eux. Chez la majorité des femmes, tous les aspects de la vie sont touchés (loisirs, vie de couple, vie sociale, relations avec la famille proche, vie professionnelle). Cependant, ces bouleversements ne sont pas forcément négatifs : 77%  des femmes jugent que ces changements dans leur vie sociale sont positifs. Chez les nouveaux-pères, la majorité est plutôt satisfaite de ce « nouvel équilibre » mais 49% d’entre eux semblent regretter leur vie prénatale, ainsi que le temps où ils consacraient plus de temps aux loisirs, vacances.

 

B – Une législation en faveur de l’enfance

On peut également observer la création d’organisations pour l’enfance. Voici quelques dates clés dans la progression de la place des enfants :

√ 1912 : création des tribunaux pour enfants, ainsi que de la Société des Nations (ancêtre de l’ONU) qui sera au cœur de la plupart des projets et des progrès liés à la protection de l’enfance.

 

√ 1919 : la Société des Nations crée le premier Comité international de protection de l’enfance.

 

√ 1923 : rédaction de la Déclaration des droits de l’enfant, qui deviendra la Charte fondamentale de l’Union Internationale de Secours de l’Enfant. C’est le premier texte international adopté qui reconnait des droits spécifiques aux enfants.

 

√ 1936 : une loi instaure sur l’enseignement primaire une scolarité obligatoire jusqu’à 14ans, et c’est 23 ans plus tard, en 1959, que la scolarité obligatoire sera rallongée jusqu’à 16 ans en France.

 

√ 1946 : création de l’UNICEF (Fonds des Nations Unis pour l’Enfance).

 

C – Le couple

Depuis le milieu du 20ème siècle, le couple a connu de nombreux changements. En effet, on voit par exemple des évolutions dans la forme et dans la vie du couple. Nous assistons à une baisse considérable de la nuptialité (il s’agit du rapport entre le nombre de mariages et la population totale).

Pendant les années cinquante et soixante, lorsque la vie de couple se confondait avec le mariage, nous remarquons une nuptialité très forte ainsi qu’une précocité croissante des unions. Par la suite les mariages sont devenus moins fréquents et plus tardifs.

 

D – La cohabitation

Dans les années soixante, la cohabitation concernait essentiellement les veufs et les divorcés. Depuis, elle s’est développée rapidement chez les célibataires comme prélude au mariage, puis comme mode de vie à part entière. En 1990 cependant, 90% des couples étaient encore constitués de deux conjoints mariés. On pourrait alors dire que la cohabitation compense, en partie, la « crise » du mariage.

Cependant on remarque que la cohabitation était encore très rare dans les années soixante (seulement 3% de couples non-mariés) face à la prédominance du mariage. Ce mode de vie en couple, ne dépend quasiment pas de l’âge des conjoints. Ce choix concerne d’ailleurs moins les jeunes que les plus aînés, pour lesquels il s’agit d’une alternative au remariage (86% des couples comprennent au moins un veuf ou un divorcé). Ce n’est qu’au début des années soixante-dix que la cohabitation se développe chez les jeunes adultes et s’accentue dans les générations suivantes.

Dans les années soixante-dix, le concubinage semble ajourner le mariage sans pour autant le remplacer. Seulement vingt ans après, la vie en couple non-marié s’impose comme le principal mode d’entrée dans la vie en couple. La majorité des cas concerne deux célibataires.

Aujourd’hui, la cohabitation peut être considérée comme un mode de vie durable, qui concurrence le mariage.

 

E – Le mariage : de l’âge d’or à un déclin relatif

Durant les premières années d’après-guerre, on connait une période où le nombre de mariages a été très élevé, cela s’explique par le fait que de nombreux couples ont officialisés leurs unions dès le retour du conjoint. Ce n’est qu’à partie de 1956 que le nombre de mariages recommence à augmenter pour atteindre 417 000 en 1972 (soit une hausse de 34% en 15 ans). Cela peut s’expliquer par un rajeunissement de l’âge du mariage très rapide jusqu’au début des années soixante. A partir de 1964, la hausse du nombre de mariages a pour origine l’arrivée des générations issues du baby-boom à l’âge du mariage.

Concernant l’âge du mariage, on constate également de nombreuses évolutions. Au début des années soixante-dix (1972-1974), l’âge moyen au premier mariage, qui n’avait cessé de baisser depuis la Libération, a atteint son niveau le plus bas du 20ème siècle : 24,5 ans pour les hommes et 22, 5 ans pour les femmes.

Depuis 1973, on célèbre moins de mariages malgré un nombre croissant de jeunes adultes. Par exemple, de 1972 à 1994, le nombre de mariages passe de 417 000 à 254 000, soit une baisse de 39% en seulement 22 ans.

Il faut savoir que l’extension de la cohabitation prénuptiale ainsi que l’allongement du temps consacré aux études et à la recherche d’un premier emploi, ont rapidement augmenté l’âge moyen du premier mariage.

Jamais le mariage n’aura été aussi stable que dans les années cinquante et soixante : peu de veuvages, encore peu de divorces, peu de naissances illégitimes, des unions de plus en plus précoces. A la fin du siècle, au contraire, le mariage légal perd de sa nécessité, même lorsque des enfants naissent. On se marie moins et plus tard. Les ruptures se font plus fréquentes et plus précoces. Cependant, la vie en couple n’est pas remise en question. La forte augmentation des conceptions prénuptiales dans les années soixante, la montée des divorces à partir de  1964 et la chute de la fécondité qui s’est déroulée de 1965 à 1975, ont précédé la désaffection pour le mariage.

 

F – Montée du divorce

Au repli du mariage s’est ajoutée la fragilisation des couples, non plus à cause de la mortalité comme autrefois, mais du divorce. Rétabli en 1884, le divorce s’est banalisé à la fin du 20ème siècle. Pourtant, il est resté longtemps mal considéré et, encore au début des années soixante, nombre de divorcés répugnaient à se déclarer comme tels.

A la sortie de la guerre, le nombre de divorces était près de 2,5 fois plus élevé qu’en 1938. De 1953 à 1963, il s’est stabilisé autour de 30 000 par an. A partir de 1964, il s’est accru. Cette montée a d’abord été hésitante, mais très rapide dans les années soixante-dix en dépit de la pratique de plus en plus répandue d’une phase de cohabitation. Les unions rompues dépassent 100 000 chaque année depuis 1984. La loi du 11 juillet 1975 introduisant le divorce par consentement mutuel est à l’origine de la hausse de 1976, mais elle n’a pas eu d’effet sur l’évolution globale du divorce. Quant à la stabilisation enregistrée à la fin des années quatre-vingt, elle est due à la fois à la diminution du nombre de mariages dans les années précédentes et à un ralentissement de la hausse de la divortialité.

 

G – Le PACS

Le Pacte Civil de Solidarité est un contrat conclu entre deux personnes pour organiser leur vie commune. Ces deux personnes doivent être majeures, de sexe différent ou de même sexe.

Les personnes liées par un PACS doivent disposer d’une résidence commune.

Le PACS ne permet pas de prendre le nom de l’autre partenaire, il n’y a pas d’effet sur la filiation, ni sur l’autorité parentale.

Les effets du PACS sont essentiellement pécuniaires.

 

Evolution du nombre de PACS

 

Pendant les six premières années de sa mise en place, on compte plus de 200 000 PACS. Après un enclenchement lent durant la première année, le PACS connait un essor considérable jusqu’à aujourd’hui.

Bien qu’en 2006, une loi prévoie désormais (à défaut de convention contraire), un régime des biens comparable à celui des époux ayant adopté (par contrat de mariage) la séparation de biens, les jeunes adultes privilégient ce type d’union au mariage qui parait encore plus « officiel ». De plus, le régime fiscal du PACS a été progressivement rapproché de celui du mariage.

 

Structure familiale - Parents - Enfants

 


 

Source :

Images d’archive INA (Institut National de l’Audiovisuel)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Famille

https://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_national_d%27études_démographiques

http://transformations-famille.e-monsite.com/pages/ii-l-evolution-de-la-structure-familiale.html

 

 

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