Voyage au bout de l’univers

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Time : 5 mn 03

 


 

La taille de l’Univers à l’échelle humaine

 

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On mentionne souvent que la Terre mesure 12 750 kilomètres de diamètre, que la Lune se trouve à 385 000 kilomètres de nous, que le Soleil, qui mesure 1,4 million de kilomètres, est à 150 millions de kilomètres de nous, que Pluton, la plus lointaine planète, se trouve à 6 milliards de kilomètres d’ici, alors que la plus proche étoile est à 4,3 années-lumière et que l’Univers (tel qu’on le conçoit) s’étend sur une quinzaine de milliards d’années-lumière de part et d’autre de nous…

 

Bien entendu, il s’agit là de nombres qui dépassent notre entendement puisqu’on a peine à imaginer à quoi ils correspondent.

 

Pour se faire une idée des dimensions du Système solaire – notre petit coin d’Univers –, divisons ces grands nombres par un milliard. C’est alors que la taille du Système solaire équivaut à celle d’une ville d’une vingtaine de kilomètres.

 

De même, à cette échelle, la Terre correspond à un raisin et la Lune à un petit pois, les deux étant distants l’un de l’autre de 38 centimètres.

 

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Le Système solaire à l’échelle d’une ville

Imaginons donc la taille du Système solaire comme étant celle d’une ville. On y placerait le Soleil au centre et on disposerait les planètes-fruits aux distances proportionnelles.

 

Ainsi donc, la taille du Soleil divisée par un milliard équivaudrait à celle d’un ballon de la taille d’un humain. Mercure, la planète la plus proche du Soleil, deviendrait un petit pois placé à 58 mètres de là. Quant à Vénus, il s’agirait d’un raisin posé à 108 mètres du Soleil, alors que la Terre (un autre raisin) serait à 150 mètres – l’équivalent d’un pâté de maisons.

 

Pour sa part, Mars s’assimilerait à un bleuet placé à 230 mètres du Soleil (à un pâté et demi de maisons), alors que Jupiter serait un pamplemousse installé à trois-quarts de kilomètre. Quant à Saturne, un autre pamplemousse, elle se trouverait à 1½ kilomètre du Soleil. Viennent ensuite Uranus et Neptune, qui seraient deux oranges déposées respectivement à 3 et 4½ kilomètres. Finalement, Pluton (une graine) fermerait la marche à 6 kilomètres du centre-ville.

 

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Inimaginables espaces sidéraux

Toujours en réduisant d’un milliard de fois la taille de l’Univers, aventurons-nous hors du Système solaire. À quelle distance retrouve-t-on les étoiles, ces « hameaux cosmiques » autours desquels gravitent très certainement des systèmes planétaires semblables au nôtre ?

 

Nous voilà confrontés à un problème de taille, puisque l’étoile la plus proche (Proxima du Centaure) se trouve à 4,3 années-lumière, c’est-à-dire, même à notre échelle réduite, à 40 000 kilomètres. Or, une telle distance ne correspond à aucun endroit sur Terre puisque parcourir 40 000 km nous ramènerait à notre point de départ (C’est le périmètre de notre planète.) Il nous faut par conséquent quitter notre planète pour repérer dans l’Espace des distances équivalentes. En fait, 40 000 kilomètres correspondent à l’orbite géostationnaire sur laquelle sont installés nos satellites de communication.

 

La plupart des étoiles que nous voyons à l’œil nu se trouvent, dans la réalité, à des dizaines d’années-lumière de nous. À l’échelle de notre « Système solaire-ville », elles se retrouveraient quelque part entre la Terre et la Lune.

 

Toutes les étoiles que nous voyons, ainsi que les centaines de milliards d’autres, forment notre galaxie, la Voie lactée. Celle-ci a la forme d’un disque qui s’étend sur 100 000 années-lumière. À l’échelle de notre modèle réduit, notre galaxie occuperait, en se positionnant au centre, à tout l’espace encerclé par l’orbite de Jupiter (1,5 milliard de kilomètres).

 

La Voie lactée n’est que l’une des milliards de galaxies qui composent l’Univers. La galaxie la plus proche de la nôtre – la majestueuse Andromède située à 2,5 millions d’années-lumière — se trouverait à une distance équivalente à l’étendue de notre Système solaire réel (20 milliards de km) !

 

Quant à l‘Univers au complet réduit à notre échelle, il occuperait l’équivalent de trente années-lumière, soit sept fois la distance nous séparant de Proxima du Centaure !

 

Comme on le constate, même en réduisant la taille du Système solaire à celle d’une ville, nous nous retrouvons vite avec des nombres qui dépassent notre entendement.

 

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Le Système solaire à l’échelle d’une fourmilière

Pour se faire une meilleure idée de la dimension des étendues cosmiques au-delà du Système solaire, réduisons celui-ci à la taille d’une fourmilière d’un mètre.

 

À cette échelle, les étoiles voisines se trouvent à des kilomètres à la ronde ! Et qui y a-t-il entre chacune de ses « fourmilières »? Rien… sinon que du vide sidéral !

 

Si donc on assimile ces étoiles à des fourmilières semblables à notre Système solaire, c’est dire à quel point la banlieue est peu peuplée. Chaque fourmilière – chaque système planétaire – n’est qu’un minuscule îlot perdu dans l’immensité du vide sidéral.

 

Toujours à cette échelle, notre galaxie s’étendrait sur 50 000 kilomètres, alors que la plus proche galaxie se trouverait à un million de kilomètres d’ici.

 

Quant à l’Univers entier, il s’étendrait sur une quinzaine de milliards de kilomètres – soit plus que l’étendue délimitée par l’orbite de Pluton.

 

Nous revoilà donc à nouveau confrontés à des nombres astronomiques. Pourquoi ne pas réduire une fois de plus la taille du Système solaire ?

 

En l’assimilant à une tête d’épingle, les étoiles voisines se trouveraient à quelques mètres de nous, notre galaxie s’étendrait sur une cinquantaine de kilomètres, Andromède se trouverait à mille kilomètres… alors que l’Univers couvrirait une quinzaine de millions de kilomètres.

 

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Tableaux récapitulatifs

 

 

1 – Les véritables dimensions

Les véritables dimensions de l'univers

 

2 – Le Système solaire à l’échelle d’une ville

Le Système solaire à l_échelle d_une ville

 

3 – Le Système solaire à l’échelle d’une fourmilière

Le Système solaire à l_échelle d_une fourmilière

 

4 – Le Système solaire à l’échelle d’une tête d’épingle

Le Système solaire à l_échelle d_une tête d'épingle

 


 

Que conclure de tout ceci ?

 

Que nous occupons une infime place dans l’Univers !

 


 

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Source :

http://claudelafleur.qc.ca/index101.html

10 comments

  1. Quand je vois jusqu’ou nous voyons dans cet univers .. toujours un peu plus loin
    je m’imagine que les premiers astronomes s’ils pouvaient voir ce que nous voyons aujourd’hui, quelle serait leurs impressions

    Aimé par 1 personne

    1. Ils risqueraient de ne pas en croire leurs yeux (pour la majorité) car il faut tout de même avouer que cela dépasse l’entendement humain.

      C’est à peine concevable.

      J'aime

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