Épuisement des ressources naturelles

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Time : 23 mn 23

 


 

Les métaux courent à l’épuisement et il est temps de s’en inquiéter

 

Extravator

 

 

Si l’or, l’argent, ou encore le fer sont les métaux dont on entend le plus souvent parler, ils sont loin d’être les seuls dont nos économies modernes se sont rendues dépendantes.

Loin de servir uniquement à la spéculation, la bijouterie ou la construction, les métaux « rares » se retrouvent aujourd’hui partout, et notamment dans nos objets high-tech.

Alors que les besoins en métaux de la technologie continuent d’augmenter, la communauté scientifique et quelques objecteurs de conscience commencent à tirer la sonnette d’alarme.

La fête ne va pas durer éternellement.

C’est le cas du Révéilleur, qui nous livre une vidéo claire et précise sur la situation de nos ressources minérales.

 

 

Des métaux de plus en plus rares et difficiles à extraire

Aux côtés de l’or et de l’argent, largement plébiscités pour leurs valeur pécuniaire et propriétés conductrices, existent de nombreux autre métaux moins bien connus par le commun des mortels, et qui sont pourtant largement répandus. Le sodium, le phosphore, le cuivre, l’indium, pour ne citer qu’eux, sont autant de métaux que l’on retrouve un peu partout, à commencer dans nos roches, mais aussi, après leur transformation, dans de nombreux objets du quotidiens comme les smartphones, les écrans, et toutes sortes de circuits imprimés. Dans une vidéo bien ficelée, le Youtubeur « le Réveilleur » revient sur cette ressource limitée et sur la nécessité de prendre conscience du risque d’épuisement qui nous guette, mais aussi des conséquences environnementales d’une exploitation intensive. Une équation qui semble sans issue dans nos sociétés gavées à la croissance.

 

En effet, les métaux représentent eux aussi une ressource dont les stocks sont limités. Présents dans les minerais à travers le monde, les différents métaux sont extraits de façon intensive afin d’être ensuite exportés ou exploités par les différentes industries, puis transformés par les marques. Cette exploitation industrielle, dont le commun imagine mal l’étendue, alimente nos économies à tous les niveaux, de la construction de gratte-ciels à la mise au point de composants électroniques et autres objets du quotidien. Mais cette exploitation a un coût : les minerais sont aujourd’hui de moins en moins concentrés en métaux, et les coûts économiques liés à leur exploitation sont en constante augmentation. On estime aujourd’hui que pas moins de 8 à 10% de l’énergie dans le monde servirait à raffiner les métaux. Un chiffre particulièrement révélateur.

 

 

Un impact environnemental étendu

Mais si l’extraction des métaux rencontre une limite géologique inhérente aux limites physiques de la planète, elle est aussi responsable dès aujourd’hui d’une pollution importante. L’eau en est la première victime. En effet, la roche extraite nécessite d’être nettoyée et rincée, ce qui implique l’utilisation d’une quantité d’eau astronomique, parfois au détriment des populations locales. L’eau ainsi utilisée subit une altération importante de son Ph : elle devient beaucoup plus acide. La formation de boues rouges est directement liée aux activités de rinçage et d’extraction. Si les exploitants tentent tant bien que mal de contenir ces eaux polluées dans de grands bassins, le risque de débordement ou de rupture des barrages existe, et s’est déjà observé. De plus, l’eau polluée à tendance à pénétrer dans les nappes phréatiques, polluant une encore plus grande quantité d’eau.

 

La raréfaction même des métaux, elle aussi, est un problème. Si la demande continue d’augmenter (ce qui sera le cas selon toutes probabilités), on estime qu’il reste environ 15 ans pour le Platine, 5 à 10 ans pour l’Indium, 20 à 30 ans pour le Zinc, 15 à 20 ans pour l’Argent, 10 ans pour l’Hafnium (utilisé dans le nucléaire et les électrodes), pour le citer qu’eux. La tendance est sans appel. C’est une question de temps, plus de technique. Il faut désormais de plus en plus d’énergie (souvent fossile) par kilogramme de métal extrait. Alors que les industries modernes sont toujours plus dépendantes de métaux rares, le recyclage reste compliqué dans la majorité des cas. Des métaux comme l’indium, très utilisés dans les nouvelles technologies tactiles par exemple, pourraient disparaître d’ici une quinzaine d’année. C’est court. Très court. Et si, contrairement au pétrole, les métaux peuvent dans la plupart des cas être recyclé, la part des métaux recyclés dans l’économie mondiale reste infime.

 

Métaux - Epuisement - Combien de temps ça va durer

 

De plus, le recyclage reste difficile à opérer, et les pertes restent importantes. Les stocks de métaux, comme tant d’autres ressources (sables, terres arables, eau potable,..) semblent donc se réduire inexorablement sans que nous ne sachions vraiment quoi faire. La course à la Croissance de l’économie mondiale pousse quant à elle les acteurs à exploiter les ressources jusqu’à la fin des stocks disponibles, sans vraiment se soucier de l’impact actuel bien réel de ces exploitations. Cette situation implique certainement de devoir repenser radicalement notre conception de la production, bien avant de percevoir les effets désastreux d’une rareté programmée. Comment ? En mettant l’accent sur l’éco-conception en amont, une économie radicalement circulaire, la transition vers un mode de vie peu gourmand en ressources et la mise au point de low-techs durables.

 

Enquête de Mr Mondialisation

 

 

Mine de cuivre - Palabora - Afrique du Sud

Mine de cuivre – Palabora – Afrique du Sud

 


 

Source :

https://www.encyclo-ecolo.com/Epuisement_des_ressources

https://mrmondialisation.org/les-metaux-courent-a-lepuisement/

http://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/epuisement-metaux-mineraux-fiche-technique.pdf

19 comments

  1. Bonjour,

    Le gouffre créé pour la mine de cuivre est vertigineux… c’est désolant de voir à quel point on détruit la planète…
    Je n’ose imaginer comment elle sera dans 100 ans !
    Faut espérer que les grands de ce monde aient, un jour, une réelle prise de conscience et que l’on ne soit plus gouverné que par l’argent !

    Bises et bonne journée,
    Christèle

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  2. Les solutions existent mais elles impliquent que nous retrouvions un minimum d’autodétermination.

    Après pour tout ce qui est lié au malthusianisme (Europe Nécrologie Les Vers etc…) j’ai acquis le réflexe de tout vérifier, grand bien m’en a pris. Ils nous racontent tellement de contre-vérités qu’il m’est impossible d’en établir la liste sans y passer l’année entière.
    Un seul chiffre, nos kapos disent que nous ne pouvons pas nourrir la planète, hors il est démontré que nous pouvons nourrir 10 milliards d’habitants sans nous fatiguer.

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    1. Je te cite :  » Un seul chiffre, nos kapos disent que nous ne pouvons pas nourrir la planète, hors il est démontré que nous pouvons nourrir 10 milliards d’habitants sans nous fatiguer. »,

      …Tout à fait. ais le nombre du cheptel étant trop important à leurs yeux… Ils veulent le réduire comme tu le sais. Du coup…. Plus de problème lié à l’épuisement des ressources naturelles.

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      1. Vu que les 100 rats les plus riche de la planète possèdent à eux seuls plus que la richesse cumulée de 70% de l’humanité, j’ai une solution beaucoup plus pragmatique à proposer….

        Promis, j’opterai pour une solution ultra écologique les concernant, sans poudre à canon et sans aucune produit chimique puisque telle est leur obsession. 😉

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  3. Sûr que l’on va vers l’épuisement des ressources, mais ce qui n’est pas précisé c’est  »ressources bon marchés ».
    En fait, nous ne manquons de rien. Il suffit juste de creuser un peu plus profond. Il y a même plus que nos besoins.
    Prétendre ‘épuisement des ressources’ est équivalent pour moi à « N’en demandez pas trop, acceptez d’être pauvres! »
    D’autre part, les métaux sont recyclables, et d’autre part chacun de nous a une limite dans ses besoins; et avec l’arrivée du téléphone portable les besoins en certains métaux ont diminués.
    Elle dit  »Le gouffre créé pour la mine de cuivre est vertigineux… c’est désolant de voir à quel point on détruit la planète… ». Le problème est juste que les exploitants et les dirigeants ne se soucient pas des suites des exploitations. Si on est capable de faire un trou, on est forcément capable de le boucher! Ca n’est pas un gros problème!

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    1. Je te cite : « En fait, nous ne manquons de rien. Il suffit juste de creuser un peu plus profond. Il y a même plus que nos besoins. »,

      …C’est très juste mais reste deux facteurs non négligeables : les coûts économiques liés à leur exploitation sont en constante augmentation. On estime aujourd’hui que pas moins de 8 à 10% de l’énergie dans le monde servirait à raffiner les métaux. En effet, plus tu dois extraire dans des conditions extrêmes (profondeur, composition du terrain, etc…), plus le coût d’extraction devient important et se répercute à la vente sur le marché et de facto sur le con-soma-teur (petit clin d’œil à un ouvrage pour le ‘soma’).
      Donc problème de prix de revient et de l’environnement.

      « Prétendre ‘épuisement des ressources’ est équivalent pour moi à « N’en demandez pas trop, acceptez d’être pauvres! »,
      …C’est une hypothèse à ne pas écarter.

      Pour : « Le problème est juste que les exploitants et les dirigeants ne se soucient pas des suites des exploitations. Si on est capable de faire un trou, on est forcément capable de le boucher! Ca n’est pas un gros problème! »,
      Reboucher nécessite des investissements qui ne les intéressent pas forcément. Et même lorsque des mines ou des carrières sont rebouchées, cela a un impact non négligeable sur l’environnement car c’est un va-et-vient ininterrompu de gros camions bennes : carburant, déplacer des matières d’un endroit à un autre. L’on est dans ce cas de figure comme l’ouroboros.

      Je pense qu’ils ont une bien ‘meilleure’ gestion de tout cela mais nous en parlerons hors ligne.

      Merci pour ton commentaire Yves.

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      1. Si nos élus exigeaient de combler les trous, cela serait fait.
        Une simple obligation de verser une somme sur un compte bloqué dès le début de l’exploitation, utilisable uniquement après fermeture de l’entreprise, serait une des bonnes mesures possibles pour résoudre les problèmes. C’est juste une question de décision. Rien de plus facile à prendre!
        Les coûts d’exploitation augmentent avec la profondeur. Vrai! Mais les techniques d’exploitation évoluent aussi vers de meilleures rentabilités.


        https://polldaddy.com/js/rating/rating.js

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      2. Pourquoi le moment, les coûts d’exploitations deviennent de plus en plus élevés car les technologies mises en jeu dépendent également et en très grande partie des ressources naturelles (énergie, etc…). Les terrains, les profondeurs, les accès, etc… Sont autant d’obstacles majeurs à notre technologie. Certes, elle a évolué mais elle est loin d’être aussi efficiente que l’on le pense ; d’où de plus en plus d’accidents. C’est notamment pour cela qu’ils s’orientent vers le gaz de schiste et les sables butimineux (pour l’énergie). Quant aux terres rares et autres matériaux, il n’y a pas à ce que je sache de découverte de nouveaux gisement et il faut aller les chercher de plus en plus profondément et là… Nous sommes limités.

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  4. @Aphadolie
    Je lis des choses ayant du sens içi.
    Pour ta réponse « Nous même avons une très grande part de responsabilité. » oui et non, cela se qualifie de pacte de la raie-publique, nous élisons des dégénérés pour porter notre voix et bosser pour notre intérêt collectif de peuple Français.
    (Bon, là c’est la théorie, dès le premier jour la jud-ma-connerie avait un tout autre objectif, nous le savons. Au moins, la raie-publique devient indéfendable même sans aucune connaissance des réalités historiques. Avec les réalités historiques c’est pire..)

    J’ai pu lire aussi « il faut faire payer les entreprises avec un fond de réserve bloqué ».
    C’est une bonne idée, je vais plus loin, y compris en cas de licenciement ou de délocalisation pour une entreprise rentable en France (rentable = non déficitaire) :
    1- Réserve financière de garantie bloquée
    2- Mandat d’arrêt immédiat pour tous les dirigeants. (en attendant qu’ils remboursent)
    3- Gel de tous les biens et avoirs, mobilier et immobilier.
    4- Saisie conservatoire de tout ce qui est possible, de la résidence secondaire du PDG et de ses sbires de direction, à ceux des actionnaires.

    Après on exige que les gars réparent les dégâts ET remboursent tous les avantages perçus au titre de contrats aidés, d’aides à l’installation, bref, de tout ce qu’ils ont perçu (ou pas payé) grâce à la machinerie du social à l’attention des multinationales privées.

    Pour Alstom et Areva là ce serait encore plus sévère et sans aucune pitié !

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