Les prisonniers pourraient purger une peine de 1 000 ans en huit heures

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Time : 3 mn 50 [Vostvfr]

 


 

1.000 ans de prison exécutés en 8 heures

 

Cerveau - Prison

 

 

Grâce aux biotechnologies, il pourrait devenir possible de dilater la conception du temps des condamnés. Une révolution qui soulève des questions pratiques et morales.

 

Temps dilaté

La prison enferme avant tout l’esprit. C’est à partir de cette idée que la philosophe Rebecca Roache s’est intéressée à l’usage des biotechnologies appliquées à l’univers carcéral. En clair, Rebecca Roache et son équipe estiment qu’on pourrait modifier la perception du temps des condamnés afin de leur faire purger de plus longues peines de prison tout en limitant leur temps d’incarcération, rapporte le Telegraph. Pour ce faire, la biotechnologie se base sur le principe des drogues psychoactives qui modulent la perception du temps. Une deuxième solution est envisageable : la digitalisation de l’esprit. Derrière ce terme futuriste se tient l’idée développée par Ray Kurzweil, l’un des informaticiens les plus novateurs de Google. Ce futurologue pense que nous pourrons stocker numériser le contenu de notre cerveau. Et donc que nous pourrons le modifier.  Tous ces projets restent pour l’instant de simples projets, loin d’être encore effectifs.

 

Prisonnier - 2

 

De belles économies

Que ce soit grâce à des pilules ou à un ordinateur, pour Rebecca Roache la modification de la perception du temps reste un bon moyen de lutter contre la surpopulation carcérale et de limiter les dépenses publiques en la matière, comme elle l’explique sur son blog :

« Digitaliser l’esprit d’un criminel et accélérer les processus de l’esprit un million de fois plus vite que la normale permettrait au criminel en ligne de purger une peine de 1000 ans de prison en juste huit heures et trente minutes. Cela coûterait bien évident moins cher aux contribuables. »

 

Cellule de prison

 

Mais une question morale

La philosophe concède que la technique pose la question de l’ingérence de l’Etat et de l’administration dans le cerveau du prisonnier. Mais là encore, elle a la solution. « Il y a une perception commune qui suggère que jouer avec le cerveau d’une personne est invasif à un degré inacceptable. Mais il est envisageable de ne pas avoir à interférer directement. »

 

Slate.fr explique que des techniques de ce type existent déjà, comme l’utilisation de la lumière pour dérégler la perception cérébrale de l’alternance jour/nuit. Mais ces pratiques sont considérées comme relevant de la torture.

 

Prisonniers

 


 

Source :

http://www.slate.fr/life/84647/peines-prison-futur

https://humanoides.fr/2045-homme-numeriser-informations-cerveau/

https://aeon.co/essays/how-will-radical-life-extension-transform-punishment

http://www.europe1.fr/sciences/1-000-ans-de-prison-executes-en-8-heures-1920681

http://blog.practicalethics.ox.ac.uk/2013/08/enhanced-punishment-can-technology-make-life-sentences-longer/

http://www.telegraph.co.uk/technology/news/10697529/Prisoners-could-serve-1000-year-sentence-in-eight-hours.html

http://fr.ubergizmo.com/2014/03/20/1-000-ans-emprisonnement-8-heures-possible.html?inf_by=59deabf9671db829128b4654

14 comments

  1. Toujours cette sacrée inventivité pour punir et réprimer, plutôt que pour prévenir avec une meilleure scolarisation. Et dans le même temps, le crime en col blanc est toujours autant un vide juridique, avec d’intolérables échappatoires légaux, alors que c’est lui qui plonge des millions de gens dans la misère. Il me tarde tellement de voir l’humanité disparaître…

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  2. Non, C’est une idée très naïve et puérile de penser qu’une meilleure scolarisation est la solution, la nature humaine étant ce qu’elle est. Les travers et défauts de l’esprit humain peuvent se manifester dans tous les cas. L’école est déjà disponible, il suffit d’y aller et de suivre les cours sérieusement, et de travailler… de faire un effort… ce que la société ne sait plus faire !

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  3. Il est difficilement imaginable que la bioéthique accepte un jour ce genre de techniques, si elles venaient à exister. Ce genre de pratiques doit laisser des séquelles traumatiques, je comprends parfaitement que ce soit apparenté à la torture. Cela ravive un peu le débat de la peine de mort je trouve, avec le pouvoir de l’Etat sur le corps de l’individu, ce serait un gros pas en arrière. Tout ça pour quoi, pour faire des économies ? Est-ce le temps passé en prison qui fait que la peine est purgée, ou ce que le prisonnier y a vécu (éducation forcée, souvent lecture, travail, etc)… ? J’espère que nous n’en arriverons jamais là.

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