Café en capsules : un bon goût de cancer

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Time : 7 mn 47

 


 

Les capsules de cafés (Nespresso et autres) sont plus que cancérigènes… Ce n’est presque plus du café !

 

Cafetière expresso à capsules

 

 

 

Le café préparé à partir de capsules, comme celles que vante si bien l’acteur George Clooney, contient des taux élevés de vapeurs de furane, un composé polycyclique voisin du benzène, entrant dans la composition de solvants comme le tétrahydrofurane (THF).

 

Reconnu cancérogène chez le rat (leucémies, cancers du foie et de la vésicule biliaire), le furane a été listé comme cancérogène probable chez l’homme.

 

Le furane est un composé organique hétérocyclique (un cycle à quatre atomes de carbone et un atome d’oxygène) qui se forme durant le traitement thermique des aliments, s’est avéré être cancérigène lors d’études réalisées en laboratoire sur des animaux. Le furane est donc un peu l’homologue de l’acrylamide, une molécule qui se forme dans les aliments grillés (et leur donne leur goût et leur odeur), et qui est également cancérigène.

 

D’après une équipe de chercheurs espagnols, la substance toxique resterait piégée dans la capsule alors qu’une machine à filtre propose un café trois fois moins dosé en furane car la molécule a pu se volatiliser. [1]

 

Toutefois, les experts veulent se montrer rassurants : selon eux, il faudrait en boire une vingtaine par jour pour risquer quoi que ce soit. Toutefois, ils oublient de préciser à quel délai : si leur assertion est certainement vraie à court et moyen termes, qu’en est-il à plus long terme.

 

Café en capsules - 1

 

Acrylamide : une présence embarrassante

Manger des chips et des biscuits, boire du café instantané continue de nous exposer à une contamination à l’acrylamide

 

Cette substance chimique, potentiellement cancérogène chez l’homme, se forme lorsque les aliments riches en glucides sont cuits, frits ou rôtis à une température supérieure à 120 °C.

 

Pour contrer ce poison, l’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) demandait en 2007 aux différents États d’inciter leurs fabricants alimentaires à faire des efforts pour abaisser la teneur en acrylamide de leurs produits. Or, le récent rapport dans lequel l’autorité européenne analyse 22 catégories d’aliments montre que rien n’a été fait.

 

L’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié un communiqué après avoir rendu un avis scientifique sur l’acrylamide dans les aliments :

 

 « L’acrylamide est une substance chimique qui se forme naturellement dans les aliments riches en amidon au cours des processus de cuisson à haute température au quotidien (friture, cuisson au four, rôtissage et transformation industrielle à + 120°) ».

 

 

Logiquement, elle est présente dans « un large éventail d’aliments consommés au quotidien » note l’EFSA, dont certains produits frits comme les chips, frites ou encore les pommes de terre, les biscuits salés industriels ou le pain. D’ailleurs, biscottes et biscuits sont aussi, pour les enfants en bas âge et nourrissons, la source la plus importante d’acrylamide.

 

Café en capsules - 2

 


 

Après avoir été ingérée, cette substance est absorbée par le tractus gastro-intestinal (une voie de passage allant des lèvres à l’anus et qui est chargée du transport et de la digestion des aliments), distribuée à tous les organes, puis métabolisée.

 

En résulte le glyciamide (une substance cancérigène) qui serait responsable de mutations génétiques et de tumeurs observées chez l’animal par l’équipe scientifique de l’EFSA.

 


 

Cette équipe, en se penchant sur le sujet, a observé l’éventualité d’un risque cancérigène, ainsi que des effets sur « le système nerveux, le développement pré et post natal, ainsi que sur le système reproducteur masculin ».

 

 

Seuls trois types de produits présentent une baisse de leur taux d’acrylamide :

  • Les crackers (- 35 %)
  • Les biscuits (- 49 %)
  • Le pain d’épice (- 27 %)

 

 

Café en capsules – Formule chimique

 

 

En revanche, on trouve toujours plus d’acrylamide dans :

  • Les biscottes + 36 %
  • Dans le café instantané + 370 %
  • Dans les chips qui, avec 4.804 microgrammes par kilo, en détiennent le triste record, battant même celui déjà dénoncé en octobre 2009 et qui n’était alors que de 4.180 microgrammes par kilo.

 

 

Les mesures volontaires proposées par les industriels – il est en effet possible en changeant certains modes de fabrication de réduire l’acrylamide – se sont donc résumées à des déclarations de bonne intention.

 

Et on peut craindre que la situation ne soit encore moins brillante en France : notre pays a transmis en tout et pour tout huit analyses à l’EFSA…

 

À quand l’obligation de mentionner le taux d’acrylamide sur les emballages ?

 

George Clooney - Coffee

 


 

Source :

https://www.amessi.org/Cafe-en-capsules-un-bon-gout-de-cancer

http://www.sante-nutrition.org/cafe-en-capsules-bon-gout-cancer/

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0308814610015530

 

Référence :

[1] S. Altaki, F. J. Santos et MT Galceran dans Food Chemistry – 2011

27 comments

  1. Une fois de plus, on assimile des cochonneries !!!
    Depuis 3 ans, je consomme du café en grain de très bonne qualité et même si l’achat du percolateur est élevé … je l’ai très vite rentabilisé au vu du prix des capsules !
    Du naturel ! Il n’y a que ca de vrai !
    Bises et bonne fin de journée
    Christèle

    Aimé par 1 personne

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