Une éleveuse bio poursuivie pour avoir soigné ses brebis par les plantes

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Eleveuse bio - Sandrine Lizaga - 2

 

 

Éleveuse bio à Bourdeaux dans la Drôme, Sandrine Lizaga a reçu un « rappel réglementaire » de la préfecture concernant les soins naturels qu’elle offre à ses 60 brebis laitières. Acte jugé non conforme à la réglementation européenne, Sandrine risque de perdre ses primes annuelles de la PAC qui la font vivre. 

 

L’affaire a commencé le 6 août dernier, lorsque deux inspectrices de la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP) sont venues effectuer un contrôle en vue des aides européennes et des conditions de leurs attributions.

 

Celles-ci ont été très étonnées en découvrant une pharmacie uniquement composée de tubes d’huiles essentielles et de granulés d’homéopathie. Sandrine raconte : « L’inspectrice ne savait pas ce qu’était un tube de granules, elle m’a demandé comment je faisais, je pensais que tout le monde connaissait l’arnica (plante vivace couramment utilisée sous forme de crème ou de pommade pour traiter différentes affections bénignes d’origine inflammatoire – ndlr) ».

 

Suite à cette visite, l’éleveuse a reçu un courrier début septembre du directeur de la DDPP :

« Ce contrôle a mis en évidence plusieurs non-conformités à la réglementation auxquelles je vous demande d’apporter les mesures correctives. L’utilisation d’homéopathie et d’huiles essentielles à des fins thérapeutiques sont soumises à prescription après examen des animaux par un vétérinaire. »

 

Installée à la ferme du Serre depuis bientôt 4 ans, cette mère de deux enfants ne savait pas si elle allait être pénalisée. Dans la lettre, la DDPP indique qu’elle risque une réduction de ses primes de Politique Agricole Commune. Ces aides représentent actuellement 40% de son chiffre d’affaire, l’équivalent du salaire qu’elle se verse. L’éleveuse craignait également d’autres sanctions comme l’interdiction de commercialiser ou la saisie de ses animaux.

 

C’est alors qu’elle décida d’alerter ses collèges et la confédération paysanne. Cet effort a payé, amenant un second rendez-vous et un nouveau courrier dans lequel l’administration admet que les médicaments homéopathiques ne sont pas soumis aux prescriptions d’un vétérinaire, par contre, les huiles essentielles et les plantes le sont. Ces dernières devant faire l’objet d’une autorisation de mise sur le marché garantissant leur innocence.

 

L’éleveuse se défend :

« Mais si je vais ramasser de la prêle ou de l’ortie, des plantes minéralisantes pour mes bêtes, c’est interdit. Je ne joue pas à l’apprentie sorcière, je sais que les huiles essentielles ne sont pas anodines, j’ai suivi plusieurs formations avec des pharmaciens et des vétérinaires. »

 

Pour se mettre en conformité avec la loi, Sandrine Lizaga va devoir demander une ordonnance à sa vétérinaire, ce qu’elle trouve « totalement hypocrite ».

 

Les consommateurs, comme le gouvernement, plaident pour une baisse de l’usage des antibiotiques sur les animaux d’élevage. Encore une fois, on constate que la réglementation dans l’utilisation de méthodes alternatives est parsemée d’embûches. « Les solutions alternatives permettent de gérer 75% des maladies des troupeaux. » affirme Philippe Labre, vétérinaire-formateur, considéré comme le grand spécialiste des médecines naturelles en élevage en France.

 


 

Si ces animaux n’étaient pas si malades, ces grandes corporations qui obligent à acheter des médicaments pour les animaux d’élevage, perdraient beaucoup trop d’argent !

 

Ce qui compte c’est le profit et pas seulement pour les compagnies pharmaceutiques.

 

Et puis, ils veulent aussi, a n’en pas douter, empoisonner les bêtes et les humains.

 

Et plus on est malade, mieux c’est pour leur bourse ! 

 

Au-delà du cas précis des médicaments, c’est l’ensemble des plantes utilisées au jardin, dans la cuisine ou pour se soigner qui sont dans le collimateur du ministère de l’Agriculture et de Bruxelles.

 


 

Eleveuse bio - Sandrine Lizaga - 1

 


 

Source :

http://www.liberation.fr/terre/2014/02/20/les-brebis-interdites-de-medecine-douce_981799

https://fr.sott.net/article/31864-Une-eleveuse-bio-poursuivie-pour-avoir-soigne-ses-brebis-par-les-plantes

26 comments

      1. Si le tutoiement ne te dérange pas, c’est plus simple.

        J’avoue m’y perdre car certains préfèrent le vouvoiement, d’autres le tutoiement, c’est pour cela que je demande / lol

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  1. Affligeant, et croire qu’une seule médecine existe et est la bonne relève de la stupidité la plus grande, un manque de savoir navrant, courage à cette éleveuse, le droit à la santé est un combat de tous les jours

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    1. Bonsoir,

      Tout d’abord merci pour votre commentaire dont je partage les mêmes points de vue.

      Je vous cite : « …le droit à la santé est un combat de tous les jours. »,

      …Ce n’est pas dans leurs intérêts : Money, money !

      Aimé par 2 personnes

  2. Un seul mot me vient à l’esprit « Scandaleux ». On fait pousser de bonnes choses dans nos jardins, consoude, orties, tanaisie.. Etc.. Au diable leurs pesticides et leur fric. Ils vont en crever.. Grrrrrrrr.. Il faudra qu’ils embauchent s’ils veulent visiter tous les jardins.

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    1. Bonsoir Jean-Claude,

      Merci pour ton commentaire.

      Je te cite :  » Il faudra qu’ils embauchent s’ils veulent visiter tous les jardins. »,

      …Il seraient bien capable de le faire via des compagnies privées. Il suffit de se pencher sur le cas des PV sur Paris…

      Puis, la délation a de beaux jours devant elle.

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      1. Tu es trop gentil Jean-Claude : Une véritable MAFIA ! [Leurs fonctionnement est quasiment le même lorsque l’on va au-delà des apparences].

        Il s’agit bel et bien d’une MAFIA qui a ses ramifications sur tout le globe et je pèse mes mots.

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  3. Cela fait peur, cette main mise sur tous les aspects de notre vie, notre santé et plus encore. La liberté n’est que chimère. Tout est réglementé, avant que l’on naisse et après que l’on meure (puisqu’il faut louer une partie de terre pour y rester dedans). Notre vie dépend de lois … qui dépendent d’intérêts financiers.

    Aimé par 3 personnes

    1. Je t’avouerai que je ne trouve plus de repère dans ce monde. Je me sens de plus en plus… Comme si je venais d’une autre époque. Tu me comprends.

      Excuse-moi car j’ai parfois du mal à aligner quelques mots.

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      1. Oui , je te comprends , je suis dans le même état que toi …..D’ailleurs Manu ( mon fils ) me le dit souvent :  » tu ne te rends pas compte à quel point le monde a changé  » Et c’est vrai , je ne parviens pas à comprendre comment / pourquoi les gens ne jurent plus que par le fric, le profit dans uns société où certains n’ont pas d’habitation ,pas de travail pas d’argent …..Comme si nous étions revenu au moyen – âge ! Alors que des milliards sont dépensés pour  » explorer l’espace  » , que certains sont propriétaires d’immeubles qui ne sont pas habités ( et si quelqu’un essaie de s’y abriter , les  » forces de l’ordre  » l’expulsent  » manu- militari ! C’est inimaginable et honteux !
        Francis

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  4. Cette éleveuse a tout mon soutien ! Quelle ignorance de la part de ceux qui se disent spécialistes, et surtout, quelle étroitesse d’esprit ! Inadmissible.

    En revanche : quel plaisir de revenir fureter sur ton blog. 😉

    Aimé par 1 personne

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