La condition féminine – Marguerite Yourcenar

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Time : 27 mn

 


 

Synopsis :

Dans cette interview de 1981, Marguerite Yourcenar nous livre ses réflexions sur le féminisme, bien loin du combat militant qui se répand de plus en plus aujourd’hui.

 

L’auteure s’oppose au féminisme qui pense la femme en opposition à l’homme en prônant l’idée d’une « fraternité humaine » proche d’un humanisme inter-sexe qui s’affranchit des logiques de groupe.

 


 

Marguerite Yourcenar

 

« Et je voudrais voir les femmes penser à une certaine fraternité humaine, au lieu de s’opposer d’un groupe à un autre. »

 

 

« On est un petit peu sidéré quand on voit certaines revues féminines. On voit un article brûlant en première page, nous disant que la condition des femmes est atroce, qu’elle devrait s’élever à une condition, à celle de l’homme et surtout ceci et surtout cela. On tourne la page et on voit sur un magnifique papier glacé une image de cosmétique, de soutien-gorge, de souliers à hauts talons et toute espèce de choses qui appartiennent au vieil arsenal de la femme objet. »

 


 

Marguerite Yourcenar (2)

 

 

Biographie succincte :

Marguerite Yourcenar (1903 – 1987), est une femme de lettres française (naturalisée américaine en 1947). Romancière, nouvelliste et autobiographe, elle est aussi poète, traductrice, essayiste et critique littéraire.

 

Elle fut la première femme élue membre de l’Académie française en 1980.

 


 

Source :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Marguerite_Yourcenar

http://futurnoir.com/la-condition-feminine-par-marguerite-yourcenar/

17 comments

      1. je ne suis pas contrariante, je suis d’accord avec cette conclusion aussi! Blague à part, il y a des différences (ne serait-ce que physiologiques avec les sexes par exemple), il y a des complémentarités (par exemple, cf parenthèse précédente!), et il y a beaucoup de ressemblances aussi (exemple, ô combien surprenant!, en général 2 bras, 2 jambes, 2 yeux… si si!), voire du mimétisme (aussi cons les uns que les autres ou les unes que les autres!). Après il y a…attention gros mot… la culture!! et c’est là que les ennuis commencèrent… Je crois surtout qu’il est bien inutile/futile de se prendre la tête à vouloir hiérarchiser, à chercher le pouvoir, l’influence, l’ascendant sur autrui… mais voilà, ça occupe tout le monde (« Ça passe toujours un moment » comme on dit par chez moi!), ça fait qu’on cause, qu’on crée du lien… la preuve ici même!
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  1. Ce que je pense de la pensée de Mme Yourcenar si je la résume avec cet extrait « Et je voudrais voir les femmes penser à une certaine fraternité humaine, au lieu de s’opposer d’un groupe à un autre. », je dirais oui, tout-à-fait, et j’ajouterais que je voudrais aussi voir les hommes penser à une certaine fraternité humaine, au lieu de s’opposer d’un groupe à un autre!

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  2. J’ajouterais que je n’apprécie guère les stéréotypes dits « de genre » (exemple du modèle réputé « classique » de l’homme au bureau, la femme à la maison), parce que je crois que l’inverse peut être tout aussi épanouissant pour chacun (si tant est qu’une ou l’autre de ces conditions soient épanouissantes, mais c’est un autre sujet!), cela étant affaire des gouts/appétences des individus et qu’il conviendrait que ceux-ci sachent en discuter posément et s’accorder sur qui fait quoi quand et comment (parce que sous-jacent se tapit le principe de « charge mentale »).
    J’ai beaucoup apprécié aussi le passage dans lequel Mme Yourcenar parle de « se sentir, s’éprouver comme femme » (vers 2.00min), combien de fois par jour vous sentez vous, vous éprouvez-vous comme femme! Alors ça! Alors ça! C’est extraordinaire! Parce que jusqu’à il y a peu, figurez-vous que je ne m’étais JAMAIS posé cette question! C’est une jeune personne qui m’expliquait se sentir dans certains cas femme, et dans d’autres homme… et je ne comprends d’ailleurs toujours pas en quoi on peut se sentir homme ou se sentir femme! Si vous avez un début d’explication…

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    1. Possible qu’il faut peut-être sous-entendre le fait d’être dans des situations qui nous donnent telles ou telles ressentis.

      Exemple pour l’homme : le fait de se trouver avec un nourrisson alors que la maman a eu des complications lors de la délivrance et que ce fut la fin pour elle. Le mari, le père, s’il ne refait pas sa vie, peut entrevoir certains de ces aspects.

      Mais restons-en au discours de Marguerite Yourcenar. J’espère que ce dernier ne vous ait point offensé d’une quelconque manière.

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      1. Je n’aime guère cette expression « refaire sa vie » car elle est inexacte: on ne la refait pas, elle continue, différemment mais elle continue. Je ne crois pas nécessaire non plus que certains aspects puissent être entrevus (et mieux, compris, appréhendés totalement ou quasi) que parce qu’on doit faire face à la mort, que ce soit celle d’un être aimé ou la sienne… quoi que pour certaines personnes cette condition est en effet peut-être impérative (j’espère ne pas offenser qui que ce soit). Il serait intéressant d’ailleurs de savoir plus précisément ce que vous mettez sous l’expression « certains de ces aspects ».
        Pour revenir aux propos de Mme Yourcenar… je comprends aussi qu’il est important de re-contextualiser selon l’époque et la culture du moment! Ton et contenus étant finalement plutôt novateurs et à contre-courant des « modes » du moment (MLF notamment). Rappelons que cette grande dame était une femme libre, et une exception dans le paysage littéraire, une femme qui a pris (fait?) sa place dans un milieu à l’hégémonie masculine… et je ne vais pas m’étendre sur sa vie privée mais voilà, on va dire qu’elle ne fut pas très « conventionnelle »! (et j’aime que les gens sortent du troupeau non pas par snobisme ou « exhibitionnisme » mais bien par « goût » d’être pleinement eux-mêmes en toutes circonstances!)
        En quoi pensez-vous que je puisse me sentir/m’être sentie offensée?

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      2. Je ne pensais à rien hormis que je n’avais pas eu de réponse de votre part mais il était un peu tard. Pour ma part, je vais clôturer cette session et laisser d’autres personnes prendrent le relais si elles le désirent. Ne m’en veuillez pas mais le temps me manque cruellement.

        Cordialement.

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  3. Je partage entièrement la pensée de Marguerite Yourcenar. Il est là le féminisme. Il est en tout cas celui que je m’efforce à défendre à mon petit niveau. Cette idée est d’ailleurs le sujet de mon article d’aujourd’hui. Merci beaucoup d’élever le niveau sur la véritable notion du féminisme. Triste d’un côté que ce soit un homme qui le fasse…


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    1. Merci pour (ta) votre commentaire et visite. Désolé, je m’y perds quelque peu entre les personnes qui désirent être vouvoyer et tutoyer.

      Mais pour en revenir à Marguerite Yourcenar, c’était une femme remarquable et dotée d’une analyse incroyable. Certaines femmes et certains hommes devraient méditer sa pensée car elle transcende les clivages.

      Bonne journée Christine.

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      1. Elle était dotée d’une analyse affûtée.

        On se tutoie Christine. Merci. Parfois, il m’arrive d’oublier qui préfère être totoyer ou vouvoyer.

        Je te souhaite un bon week-end.

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