Earthquake Machine PAMIR : La machine à créer des tremblements de terre, des éruptions volcaniques et des tsunamis (Vidéos)

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Earthquake Machine PAMIR

 

Machine à tremblement de terre - 2

Image de synthèse montrant une machine de Pavlowsky (ou machine « Pamir »)

 

 

La machine à créer des tremblements de terre, des éruptions volcaniques et des tsunamis

 

 

 

C’est une machine imaginée par les scientifiques russes, au temps où la Guerre froide tenait le monde en haleine et que toutes les attentions étaient focalisées sur les armements classiques. La machine à séismes a été pensée puis conçue avec l’objectif de soulager les maux des populations soumises aux aléas des tremblements de terre et ainsi parer aux conséquences désastreuses qui peuvent résulter de ces catastrophes naturelles, par essence imprévisibles. Durant la Seconde Guerre mondiale des chercheurs néo-zélandais ont tenté d’élaborer une machine à provoquer des tsunamis qui puisse être utilisée contre le Japon. Les travaux furent dirigés par l’Australien Thomas Leech de l’université d’Auckland, sous le nom de code « PROJET SEAL ». Plusieurs expériences à petite échelle furent réalisées, en 1944-1945, à Whangaparaoa. Elles furent couronnées de succès.

 

Les Etats-Unis considéraient ce programme comme aussi prometteur que le « Projet Manhattan » de fabrication d’une bombe atomique. Ils désignèrent le Docteur Karl T. Compton pour faire la liaison entre les deux unités de recherche. Compton était le président du MIT. Il avait déjà recruté de nombreux savants pour l’effort de guerre et il était l’une des huit personnes chargées de conseiller de président Truman sur l’usage de la bombe atomique. Il pensait que celle-ci pouvait fournir l’énergie nécessaire à l’équipe de Leech pour provoquer de plus vastes tsunamis.

 

Les travaux de Thomas Leech furent poursuivis durant la Guerre froide. En 1947, George VI éleva le savant à la dignité de Chevalier de l’Empire britannique pour le récompenser d’avoir élaboré une arme nouvelle. Le Projet Seal étant toujours un secret militaire, il ne fut pas révélé à l’époque qu’il était honoré pour la bombe à tsunami. Par la suite, les services US se sont appliqués à faire croire que ces recherches n’avaient jamais existé et que tout cela n’était qu’un leurre pour impressionner les Soviétiques. Cependant, l’authenticité des essais de Leech a été établie, en 1999, lorsqu’une partie de la documentation a été déclassifiée par le ministère néo-zélandais des Affaires étrangères. Officiellement, les études ont repris aujourd’hui à l’université de Waikato.

 

On ignore si les recherches anglo-saxonnes ont été poursuivies durant les années 60, mais elles ont repris par la force des choses lorsqu’il fut décidé de procéder à l’abandon des tests nucléaires dans l’atmosphère au profit de tests sous-marins. Les Etats-Unis craignaient de provoquer involontairement des tremblements de terre et des tsunamis. Ils voulaient donc savoir le faire volontairement. Officiellement, à la fin de la guerre du Vietnam, les Etats-Unis et l’Union soviétique ont renoncé aux guerres environnementales (tremblements de terre, tsunamis, bouleversement de l’équilibre écologique d’une région, modifications des conditions atmosphériques -nuages, précipitations, cyclones et tornades-, modification des conditions climatiques, des courants océaniques, de l’état de la couche d’ozone ou de l’ionosphère) en signant la « Convention sur l’interdiction d’utiliser des techniques de modification de l’environnement à des fins militaires ou toutes autres fins hostiles » (1976).

 

 

Pont - Tremblement de terre

Image d’illustration

 

 

Toutefois, à partir de 1975, l’URSS a ouvert de nouvelles recherches de Magnétohydrodynamique (MHD). Il s’agissait d’étudier la croute terrestre et de prévoir les séismes. Les Soviétiques étudièrent la possibilité de provoquer de petits séismes pour en éviter un grand. Ces recherches furent bientôt militarisées. Elles aboutirent à la construction de Pamir, la machine à tremblement de terre. Lors du démantèlement de l’URSS, des responsables de ce programme décidèrent par appât du gain de passer aux Etats-Unis, mais leur recherche étant inachevée le Pentagone refusa de payer. En 1995, alors que la Russie était gouvernée par Boris Eltsine et l’oligarque Viktor Tchernomyrdine, l’US Air Force recruta les chercheurs et leur laboratoire à Nijni Novgorod. Ils y construisirent une machine beaucoup plus puissante, Pamir 3, qui fut testée avec succès. Le Pentagone acheta alors les hommes et le matériel et les transporta aux USA, où ils furent intégrés au programme HAARP.

 

Rien ne distingue un séisme provoqué d’un séisme naturel, cependant on ne sait provoquer que des séismes superficiels, comme celui d’Haïti. Ce qui suscite le trouble, c’est que la réaction des Etats-Unis. Alors que les médias atlantistes se contentent de relayer la polémique sur les violations de la souveraineté haïtienne, les médias Latino-Américains s’interrogent sur la rapidité du déploiement des GI’s : dès le premier jour, plus de 10 000 soldats et contractants sont arrivés à Haïti. Cet exploit logistique s’explique simplement. Ces hommes étaient déjà pré-positionnés dans le cadre d’un entraînement militaire. Sous l’autorité du commandant en second du SouthCom, le général P. K. Keen, ils participaient à la simulation d’une opération humanitaire, à Haïti, après un ouragan. Keen et son équipe étaient arrivés quelques jours auparavant.

 

Au moment précis du tremblement de terre, ils se trouvaient tous à l’abri, à l’ambassade US qui est construite selon les normes anti-sismiques, à l’exception de deux hommes qui se trouvaient à l’hôtel Montana et qui auraient été blessés. Le général Keen a donné de nombreuses interviews à la presse états-unienne, qui a multiplié les reportages et émissions à propos des opérations de secours. Il a souvent fait mention de sa présence à Port-au-Prince durant le séisme, mais jamais des motifs de cette présence. Parmi les objectifs de l’exercice militaire figurait le test d’un nouveau logiciel permettant de coordonner les efforts humanitaires des ONG et des armées. Dans les minutes qui ont suivi la catastrophe, ce logiciel a été mis en ligne et 280 ONG s’y sont inscrites. Il est légitime de se demander si ces coïncidences sont ou non l’effet du hasard.

 

Il semble tout à fait logique que des paramètres physiques, électromagnétique du sous-sol d’une région puissent être modifiés à l’approche imminente d’un tremblement de terre. Il serait alors logique de disposer tout autour d’une région à risque des capteurs passifs (mesure de champ électrique) ou actifs (mesure de conductivité électrique du sous-sol, de permittivité, etc…). Mais dans le second cas, il ne serait pas besoins à mon humble avis de mettre en jeu de telles intensités pendant autant de temps. Les méthodes de mesure, agissant de plus pendant de brèves durées et mettant en jeu des énergies infimes seraient incapables de provoquer le moindre phénomène, y compris un « micro-séisme ». En tant qu’instrument de « géophysique » ce générateur MHD n’est pas un instrument de mesure, mais bel et bien un instrument permettant d’agir sur l’environnement souterrain.

 

Dans le film, cette « Earthquake Machine » est présentée comme susceptible de soulager des tensions en créant des « micro-séismes ». Cela part alors d’un excellent sentiment, mais comme le fait remarquer un commentateur dans le film : « Quand on joue avec Dame Nature on ne sait jamais très bien jusqu’où cela peut aller ».

 

Le film évoque un effet allant jusqu’à 50 km de profondeur. On parle de sortes « d’impacts de foudre« .

 

En conclusion la machine Pamir pourrait très bien s’avérer capable de créer des séismes, y compris des séismes importants. L’importance ne dépend pas de la machine mais de la quantité d’énergie stockée dans la faille, par suite d’un glissement, accumulée au fil de siècles ou de millénaires.

 

Le film diffusé à la télévision avance l’idée que cette machine aurait été « vendue aux américains » et que « personne ne sait ce qu’elle serait devenue ». Ça c’est un peu de l’invention de journaliste. La vérité est plus simple. Ces études ont données lieu à un contrat et à une collaboration entre l’Institut des hautes Températures de Moscou et l’Air Force, c’est tout.

 

On trouve une description et des données techniques concernant ces générateurs sur Internet. Ils peuvent être utilisés comme source de puissance pendant une durée limitée (jusqu’ à 10 secondes) et alimenter par exemple des armes à énergie dirigée implantées au sol, par exemple des lasers. Apparemment chaque camembert peut développer 5 mégawatts ce qui représenterait une vingtaine de mégawatts pour une installation à quatre unités accolées.

 

Victor A. Novikov est le responsable du département des générateurs MHD pulsés de l’Institut des Hautes températures de l’Académie des Sciences d’URSS.

 

Ce système pèse 12 tonnes. Les tuyères crachent sous un angle de 19°. L’ensemencement est bien obtenu avec du nitrate de césium (10 % de la charge du propergol solide). La puissance thermique dégagée est de 600 MW. La température dans les chambres de combustion est de 3900° K ce qui permet au plasma d’avoir une bonne conductivité électrique (50-60 Mhos/m) en dépit d’un fonctionnement à l’équilibre thermodynamique. Etant donnée la valeur élevée du champ magnétique on impose une pression forte, de trente bars, dans la tuyère MHD pour reste en régime de paramètre de Hall faible. Cette forte pression dans la section MHD est confirmée par la forme conique du jet, à l’air libre.

 

En sortie la température du plasma atteint encore 3000°. Le générateur peut délivrer quinze à vingt-cinq mille ampères sous une tension de l’ordre du kilvolt. Les électrodes en graphite sont remplacées à chaque essai. Il semble que les solénoïdes, dotés de 64 enroulements parviennent à développer plusieurs teslas. 4,8 T au maximum. Toute la machine fait puits de chaleur et se refroidit naturellement après chaque tir.

 

 Tsunami

Image d’illustration

 

 

Quand la réalité dépasse la fiction

Nous avons compris, en 2006 que le système qui permettait d’utiliser un générateur MHD impulsionnel (fonctionnant de 5 à 10 secondes, qui existe depuis un demi-siècle), utilisé pour vaporiser l’eau d’une nappe phréatique à proximité d’une faille « transformante » pour en faire une arme sismique. C’est une technologie relativement rustique, dont nous avons décrit les grandes lignes, qui fait peur.

 

Réfléchissons. Ce système pourrait parfaitement être appliqué au fond des mers. Modifier un sous-marin en conséquence ne pose aucun problème technique. Ce même sous-marin pourrait avoir une allure très « banalisée ». Les moteurs fusés utilisés, à propergol solide fonctionnent très bien dans l’eau et sous pression. Trente bars correspondent à 300 mètres de profondeur. Il serait ainsi parfaitement possible de mettre en œuvre un générateur du type Pamir au voisinage d’une faille et loin des côtes. Son fonctionnement ne serait pas détecté en surface.

 

L’activité tectonique se prolonge sous la mer. Prenons par exemple l’Islande. Elle est parcourue par une faille orientée sud-sud-ouest – nord-nord-est qui prolonge la faille de la dorsale médio-océanique. Cette région du globe est le siège de très fortes tensions tectoniques. On pourrait dire qu’il serait relativement facile de déclencher un séisme en Islande en agissant au voisinage de la côte, en suivant le prolongement sous-marin de la faille.

 

 

Mise en place d’une arme sismique à proximité des côtes

Ajoutons qu’aux profondeurs envisagées : cent, deux cent, trois cent mètres, la mise en œuvre de plongeurs autonomes sortant du sous-marin puis réintégrant une « chambre de saturation » ne pose aucun problème. De telles interventions sont courantes à proximité des plateformes pétrolières offshores. Nous découvrons ainsi une nouvelle forme de guerre discrète (« silent war ») où affaiblir un adversaire peut consister à créer chez lui des « phénomènes naturels » qui pourraient, avec des moyens étonnements modestes, créer chez lui des effets destructeurs, à grande distance, et même en différé. Quitte à proposer ensuite son « ‘aide humanitaire », opération permettant éventuellement de reprendre un pays complètement en main.

 

Tout cela a l’air tellement simple et logique qu’on peut réellement se demander si cela n’aurait pas déjà été mis en œuvre.

 

Ici on a évoqué un effecteur qui consiste à porter à ébullition l’eau d’une nappe aquifère, située soit sous la surface terrestre, soit sous le plancher océanique, l’énergie étant apportée par un générateur MHD. C’est astucieux et potentiellement efficace. On utilise ainsi la valeur comme « vérin ». Mais il y a d’autres façons de créer des chocs susceptibles de déclencher des séismes en opérant à proximité de failles, comme par exemple de forer discrètement puis de faire détoner une charge nucléaire enfouie à une certaine profondeur. Je pense en particulier à des actions menées à proximité de côtes « sensibles ».

 

Même remarque concernant un possible déclenchement du volcanisme. La philosophie est la même : apporter de l’énergie en profondeur. Avant de penser à un volcan regardons comment fonctionne un geyser. J’ai pas mal traîné en Islande, il y a de nombreuses années avec mon fils et avec Maurice Kraft (qui mourut intoxiqué par une émanation de gaz, de même que sa femme Katia). Le mot geyser vient de la localité geisir, en Islande, où ceux-ci sont nombreux.

 

Un geyser est une colonne qui plonge dans les profondeurs de la terre à un endroit où se trouve une source de chaleur. En Islande, la chaleur est partout. Cette colonne est remplie d’eau. Très souvent, elle affleure dans une vasque plus ou moins importante. On est surpris de découvrir que cette eau est teintée en vert par des bactéries qui vivent dedans en « consommant cette énergie » et non pas l’énergie du soleil. On ne sait d’ailleurs pas très bien si la vie terrestre ne serait pas née dans ces conditions qui nous paraissent insupportables. Toujours est-il que ces bactéries meurent si la température tombe au-dessous d’un certain seuil, peut être quatre-vingt ou quatre-vingt-dix degrés. En tout point de la colonne l’eau est proche de l’ébullition. Plus la pression est élevée et plus haute est la température à laquelle de l’eau peut se maintenir à l’état liquide, et vice-versa. Je vous raconte cela parce que tous les montagnards savent comme il est difficile de faire cuire des pâtes en haute montagne, simplement parce que la basse pression liée à l’altitude diminue la température d’ébullition et que même dans de l’eau bouillante, on a du mal à provoquer les réactions chimiques de la cuisson de l’aliment à cause de cela. Dans la colonne d’eau du geyser, la température croît avec la profondeur, simplement parce qu’on se rapproche de la source de chaleur. Si l’ébullition ne se produit pas (le geyser cesse alors d’être actif) c’est parce qu’en tout point le poids de la colonne d’eau crée une pression suffisante pour empêcher l’ébullition à la température qui règne à cette profondeur.

 

Mais ce système est instable. La pression qui règne dans la colonne ne peut être modifiée. Elle ne dépend que de la géométrie du système, de la hauteur d’eau. Par contre la source de chaleur souterraine peut apporter des calories au point de créer la criticité. Alors une bulle se forme qui remonte vers la surface et provoque l’ébullition de l’eau qui se trouve sur son passage. Le volume de vapeur qui remonte croît ainsi et peut atteindre plusieurs mètres cubes. Quand la bulle atteint la surface, celle-ci se soulève. Puis la bulle crève à sa partie supérieure et c’est ce qui provoque l’émission d’une colonne de vapeur. Ceux qui ont vu des geysers en fonctionnement connaissent ce phénomène, assez rapide, qui s’étend sur un temps qui est de l’ordre de la seconde.

 

Pour l’anecdote il existe un moyen de « ranimer les geyser », qu’utilisait Maurice Kraft et qui faisait la joie de mon fils qui avait dix ans à cette époque. J’ai malheureusement perdu la photo que nous avions prise du phénomène. L’astuce consiste à vider le contenu d’un flacon de produit à vaisselle dans le geyser. Celui-ci descend en abaissant la valeur de la température de vaporisation. Quand le produit atteint le bas de la colonne, le geyser se déclenche et produit alors des dizaines de milliers de bulles de savon, les plus grandes pouvant atteindre une vingtaine de centimètres de diamètre.

 

Un volcan a un fonctionnement analogue au sens où c’est une colonne de magma contenant du gaz.

 

On peut comparer ce magma à du champagne. Les gaz qui peuplent la surface de la Terre ont d’ailleurs été créés par le dégazage de volcans, puis transformés par un phénomène appelé « vie ». Les volcans rejettent de nombreux gaz différents, dont pas mal de CO2. Prenons maintenant un volcan « actif », c’est-à-dire susceptible d’entrer en éruption périodiquement. Sa colonne de lave est en équilibre à la manière de celle du geyser. En général, elle est liée en profondeur à une poche magmatique. Le mécanisme qui assure la montée du magma dans la cheminée est le dégazage qui a tendance à s’accentuer au fur et à mesure de la remontée. On comprend alors comment il peut être possible à l’aide de micro-ondes pulsées en très basses fréquences, capables d’apporter de l’énergie thermique à grande profondeur, de chauffer le magma et de rendre le système instable, s’il est proche de sa criticité.

 

Si le secrétaire à la Défense William Cohen a prononcé ces mots c’est qu’il avait d’excellentes raisons de penser que tout cela était faisable. Je pense même que s’il a dit cela c’est que cela a déjà pu être testé par les scientifiques américains (…).

 

Il existe aussi une autre machine Geophysical Pulsed MHD Générator le Palmir 2 !

 

Machine à tremblement de terre - 1

 

Les Armes Sismiques

Tout part d’une déclaration de William Cohen, secrétaire d’Etat à la Défense américain en date du 2 avril 1997 (signalée par mon vieil ami de Poitiers, chercheur, Gérard Morin) :

 

« Others [terrorists] are engaging even in an eco-type of terrorism whereby they can alter the climate, set off earthquakes, volcanoes remotely through the use of electromagnetic waves. So there are plenty of ingenious minds out there that are at work finding ways in which they can wreak terror upon other nations. It’sl, and that’s the reason why we have to intensify our [counterterrorism] efforts. »

 

Secretary of Defense William Cohen at an April 1997 counterterrorism conference sponsored by former Senator Sam Nunn. Quoted from DoD News Briefing, Secretary of Defense William S. Cohen, Q&A at the Conference on Terrorism, Weapons of Mass Destruction, and U.S. Strategy, University of Georgia, Athens, Apr. 28, 1997.

 

 

Traduction :

D’autres terroristes sont engagés dans un type d’action « écologique » où ils peuvent altérer le climat, déclencher des tremblements de terre, des éruptions volcaniques en utilisant des ondes électromagnétiques. Beaucoup d’esprits ingénieux travaillent actuellement pour imaginer des moyens de terroriser des nations entières. Tout ceci est réel et c’est la raison pour laquelle nous avons intensifiés nos efforts dans la guerre contre les terroristes.

 

Secrétaire à la Défense William Cohen, avril 1997. Conférence consacrée au contre-terrorisme organisée par le sénateur Sam Nunn. Propos rapportés au Département de la Défense (DoD). « Conférence sur le terrorisme. Armes de destruction massive et stratégie américaine. Université de géorgie, Athènes, 28 avril 1997.

 

 

Traduction en clair :

On sait que tout cela fonctionne puisque nous l’expérimentons de longue date. Les moyens technologiques à mettre en œuvre restent abordables et sans commune mesure avec un effort de nucléarisation.

 

 

On remarquera la mention des tremblements de terre et du déclenchement d’éruptions volcaniques. Cela peut paraître fou, mais finalement une cause minime, bien localisée, peut engendrer un cataclysme si celui-ci est prêt à se déclencher. Les tremblements de terre sont liés à des glissements de plaques, le long de failles. On sait qu’un tremblement de terre se produira inéluctablement le long de la faille San Andreas, en Californie et que ses effets seront dévastateurs. On ne sait pas quand ceci se produira, ce qui revient aussi à dire qu’on ne connait pas a priori l’énergie qui suffirait à déclencher le phénomène. Plus le claquement est proche et plus cette énergie sera faible. La technique permet d’agir dans les couches profondes du sol avec des ondes électromagnétiques. Les Russes avaient construit un énorme générateur appelé « Pamir » dans les années soixante-dix, dont j’avais vu des photos en 1983 à Chicago, lors d’un congrès de MHD, qui pouvait être transformé sur un gros camion. C’était une des ‘n’ variantes du générateur de Sakharov, à compression de flux. Celui-ci avait la forme d’une boite de camembert de six mètres de diamètre. Ces générateurs, dont on sut par la suite qu’ils équipaient les canons électromagnétiques installés au sol par les Russes s’appellent également des générateurs de Pavloski. Leur fonctionnement, par « compression de flux » est analogue au système MK1 de Sakharov que tout le monde commence à connaître maintenant. On met à feu, au centre, un explosif chimique qui interagit avec un puissant solénoïde (pour le spécialiste : en régime de nombre de Reynolds magnétique élevé).

 

Ce système « permettait de faire circuler de forts courants électriques dans le sol ». Officiellement, le dispositif était présenté comme un système d’analyse de la situation d’un terrain en mesurant sur le grandes distances et à grande profondeur la conductivité électrique du sol. On sait maintenant qu’une variation de cette conductivité est le signe de l’imminence d’un tremblement de terre. J’avais en 83 discuté à Chicago avec les responsables russes de ce projet, anciens élèves de Vélikhov, lui-même élève de Sakharov. Je réalise aujourd’hui qu’un tel système pouvait permettre non seulement d’étudier la situation pré-sismique d’un terrain mais éventuellement de déclencher le séisme. Ainsi « l’étude géophysique » constituait-elle le « projet-écran » cachant la véritable finalité de cette technologie, inimaginable par un non-spécialiste.

 

Physiquement parlant, ces systèmes permettent des transferts d’énergie. L’énergie de départ reste celle de l’explosif qui alimente le générateur Pamir. Ce système permet de transporter par ce biais des ondes électromagnétiques une part de cette énergie à grande profondeur. Si la faille n’est pas prête à céder, il faudrait une énergie importante pour déclencher le séisme. Le système, utilisé avec modération, peut permettre de tester le terrain, un peu comme quand vous donnez de légères impulsions sur un bloc en équilibre pour voir s’il est prêt à glisser dans un ravin. Des militaires-géophysiciens peuvent ainsi localiser en secret de par le monde, dans des territoires potentiellement « hostiles » ou « devant être mis au pas » des « régions sensibles » où une action plus musclée pourrait déclencher un séisme dévastateur. Pour déclencher le séisme, il suffit alors de modifier par chauffage la nature du terrain en un point qui sert de « retenue » dans la faille, de « verrou ». On provoque alors le claquage.

 

Fin février 2006, une émission a été diffusée, intitulée « Les colères du climat » dont j’ai pu avoir copie grâce à un de mes lecteurs. Dans celle-ci on passe en revue les différentes catastrophes survenues depuis 2002. Noël 2005 : le Tusnami. Quelques mois plus tard, le tremblement de terre au Pakistan qui fit des dizaines de milliers de morts. Un géologue américain a suggéré que le phénomène des tremblements de terre pouvait être déclenche par les marées terrestres liées à l’influence de la Lune. Une précision : le défilement apparent de la Lune, lié à la rotation de la Terre induit une marée terrestre de l’ordre de 30 à 50 cm.

 

La distance Terre-Lune n’est pas constante. L’effet de marée varie en 1/r3. Distance max : 407.000 km. Distance mini : 365.000 km.

 

DF/F = – 3 Dr/r

 

Résultat des courses : une variation de l’effet de marée de 30 % ce qui n’est pas rien.

 

L’effet est accentué quand le satellite et le soleil sont alignés. Si la Lune éclipse le Soleil et se trouve de plus au périgée, l’effet est maximal. Le bonhomme a donc prédit un certain nombre de séismes dont certains se sont effectivement déclenchés. Par exemple, le dernier séisme important à San Francisco. Il a été interdit de médias et d’université étant donnée les paniques qu’il pouvait créer à chacune de ses prédictions. Effet : éclipse du soleil par la lune plus position de la Lune à son périgée : flux migratoires. Simple remarque, mais remarque logique quand même.

 

Même remarque faite au cours de l’émission : le fait que le système de plaques tectoniques puisse répercuter des phénomènes à très grande distance, y compris en différé. Tout simplement « parce qu’on ne sait pas comment ça marche ». Tout à fait possible.

 

Plus haut, j’ai évoqué ma rencontre aux USA avec des Russes qui m’avaient montré, lors d’un colloque de MHD au début des années quatre-vingt des photos d’une étrange machine en forme de gros camembert, monté sur un camion. Les réalisateurs de l’émission ont montré des photos de cette machine, baptisée  » Earthquake Machine  » et diffusé un film de son fonctionnement.

 

Dans le film apparaissent fugitivement des images avec du texte. En écarquillant bien les yeux on peut identifier ses différents composants. Il y a quatre éléments identiques, accolés pour former une batterie. Les dispositifs circulaires sont des solénoïdes. A droite, quatre fusées à combustible solide, vraisemblablement dopées au césium ou au sodium (substances dotées d’un bas potentiel d’ionisation). Cette batterie de fusées est nommée « générateur de plasma« .

 

Le fonctionnement est bref : moins de cinq secondes, ce qui autorise de fortes températures de combustion, peut être supérieures à 3000° (3900° d’après les données techniques dénichées par Eric Dezoète après mise en ligne de mon texte). Ces quatre chambres de combustion crachent dans des générateurs de Faraday, linéaires, non visibles, puis les jets sont dirigés dans l’atmosphère. Je pense que les poussées unitaires de ces systèmes doit être un peu inférieures à dix tonnes chacun, ce qui requiert une fixation solide et le fait que ces jets soient dirigés vers le faut.

 

Quand on regarde le film, on note une élection de gaz chaud, au niveau des chambres, juste avant l’arrêt. Ceci correspond à l’ouverture de « chapelles » qui créent une fuite de gaz dans les chambres, y font tomber la pression et provoquent l’arrêt de la combustion. Et cela avant que tout le propergol solide ne soit brûlé. La couche résiduelle d’imbrûlé joue ainsi le rôle d’isolant thermique. Lorsque la pression chute, la température en fait autant et la combustion s’arrête.

 

 Volcan - Eclairs

Image d’illustration

 

 

Générateur de Pawlosky, début de combustion

Il s’agit d’énormes solénoïdes, non-supraconducteurs, faits de simple cuivre rouge qui sont au départ alimenté par la décharge d’une batterie de condensateurs. On voit cette batterie à gauche d’une installation Pamir-2.

 

Installation au sol. A gauche, le banc de condensateurs pour l’excitation initiale

Le générateur de Faraday fonctionne alors en régime d’auto-excitation, au sens où le courant produit est en grande partie dérivé vers les solénoïdes, en renforçant le champ inducteur, dont le champ électromoteur V B. La valeur du champ magnétique atteinte assez élevée ce qui entraîne des forces considérables, capables de faire éclater les bobines. Celles-ci sont dessinées de manière à présenter une résistance maximale, c’est-à-dire circulaires.

 

Même pendant des temps de fonctionnement aussi brefs, ces solénoïdes, parcourus par des courants importants dégagent pas mal de calories. Ces ‘camemberts’ doivent non seulement encaisser l’effort mais se comporter en puits de chaleur. La tuyère MHD, linéaire, à électrodes continues, joue aussi le rôle de puits de chaleur.

 

 

Le générateur en pleine action

La lueur produite permet de mieux discerner la structure métallique située près de l’avant du camion. A mon avis c’est un « derrick » qui permet, avant essai, de creuser des puits verticaux dans lesquels resteront à demeure non pas des tubes mais des tarières pleines, en simple ferraille, qui serviront d’électrodes en allant appliquer la tension électrique sans perte de charge dans des couches situées à une profondeur qui à mon avis pourrait aller jusqu’à plusieurs centaines de mètres. Avant essai, le camion se comporte comme un dispositif mobile de forage et son puissant moteur pourrait alors mettre en mouvement le trépan.

 

Dans le film, on voit un schéma qu’on peut tenter de décoder. La décharge semble injectée dans une fissuration horizontale, correspondant vraisemblablement à une couche aquifère. Le passage du courant vaporise cette eau et produit un effet de soulèvement de la couche. Si on suit le dessin indiqué, ce mouvement vise à décoincer une plaque jointe par une fissure verticale, le long de laquelle s’exercent des forces de cisaillement.

 

Ce glissement des plaques peut alors lui-même se propager à grande distance (onde de cisaillement) et déclencher un séisme bien au-delà de la zone sollicitée.

 

Aux USA, les Russes avaient présenté cette machine comme « un système permettant de mesurer la conductivité électrique du sol » en ajoutant « qu’une variation de conductivité pouvait être le signe annonciateur d’un séisme imminent ». Comme « instrument de mesure », cela semblait quand même assez brutal.

 

 

Dr. Jean-Pierre Petit

 


 

Time : 4 mn 32

 


 

Sismographe

 


 

Source :

http://www.ihed.ras.ru/mg/otdel6.htm

http://www.ihed.ras.ru/mg/Pamir3U.htm

http://rustyjames.canalblog.com/archives/2010/01/20/16598927.html

http://www.jp-petit.org/Divers/Armes_sismiques/Armes_sismiques1.htm

https://meta.tv/machine-creer-tremblements-de-terre-eruptions-volcaniques/

https://www.researchgate.net/profile/Vladimir_Zeigarnik/publication/3747844_Pulsed_MHD_power_state-of-the-art_and_prospects_of_development/links/00b4953b55dc6e18d4000000.pdf?inViewer=0&pdfJsDownload=0&origin=publication_detail

 

Note :

Schémas et croquis sur le site de JPP.

7 comments

  1. J’ai lu quelque part, que dés les premiers essaies de bombes nucléaires, nous avons eu des engins, PANs ou OVNIs, qui sont tombés, suite à l’Impulsion électromagnétique nucléaire.

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