Australie : Recrudescence d’une bactérie mangeuse de chair [Vidéo]

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Time : 7 mn 47 [Vostvfr] / Flesh-Eating Superbug on the Rise | A Current Affair Australia – A Current Affair

 


 

Australie 

 

melbourne - australie

Pour illustration : Melbourne /Australie

 

Recrudescence d’une bactérie mangeuse de chair

 

 

Une épidémie d’ulcère de Buruli, une maladie infectieuse qui provoque des lésions graves sur les membres, se propage en Australie. Les causes de cette progression demeurent inconnues et laissent les médecins démunis.

 

Lorsqu’elle a remarqué un gros bouton sur sa cheville, il y a quelques mois, Jacinta Mazzarella a cru avoir été piquée par un vilain moustique lors de vacances à Melbourne, chez sa famille. Mais en quelques semaines, la peau de cette jeune danseuse australienne de 18 ans a commencé à se décomposer et un trou du diamètre d’une pièce de monnaie est apparu. « J’ai dû arrêter de travailler durant cinq mois et je ne peux plus danser. », déplore-t-elle. Comme de nombreux Australiens ces derniers temps, Jacinta Mazzarella a été contaminée par la « bactérie mangeuse de chair », comme est parfois surnommée cette maladie aussi mystérieuse que virulente.

 

 

Une maladie qui efface la douleur pour évoluer insidieusement

L’ulcère de Buruli, aussi connu sous les noms d’ulcère de Bairnsdale ou ulcère de Daintree, est une maladie tropicale causée par la bactérie Mycobacterium ulcerans. De la même famille que la tuberculose et la lèpre, celle-ci provoque des lésions tissulaires et inhibe la réponse immunitaire. Cela démarre souvent par un nodule indolore ou une plaque décolorée sur un membre ou sur le visage. Le pouvoir immunosuppresseur de la mycolactone au niveau local permet à la maladie d’évoluer insidieusement sans douleur ni fièvre. En quatre semaines environ, l’ulcère évolue en plaie pouvant atteindre plusieurs centimètres de diamètre avec une nécrose des tissus, touchant parfois l’os, ce qui entraîne une déformation du membre. Le seul traitement possible est l’administration d’une association d’antibiotiques pendant quatre semaines minimum. Mais cela n’est pas toujours efficace et la maladie est souvent diagnostiquée à un stade avancé, avec des lésions parfois irréversibles pouvant aller jusqu’à nécessiter une amputation.

 

 

ulcère de buruli - jeune fille

Une lésion au genou – État de Victoria – Australie

 

 

Quatre fois plus de cas en quatre ans

Selon l’OMS, 2.209 cas ont été répertoriés dans 13 pays en 2017, majoritairement dans des pays africains (Bénin, Cameroun, Côte d’Ivoire…) mais la recrudescence est particulièrement prégnante en Australie. Dans l’État de Victoria, au sud-est du pays, plus de 330 malades ont été enregistrés en 2018, une multiplication par quatre en quatre ans. Plusieurs cas ont également émergé dans l’État du Queensland, plus au nord. Non seulement la maladie semble se propager, mais elle est aussi de plus en plus virulente, rapportent les autorités.

 

 

Les opossums et koalas vecteurs de maladie ?

Les causes de l’épidémie demeurent largement mystérieuses. La maladie se transmettrait lors d’un contact direct avec de l’eau contaminée ou un sol souillé, ou lors d’un traumatisme (blessure, coupure…). Certains évoquent une transmission via les moustiques, mais cette théorie n’a pour l’instant pas été confirmée. La propagation serait en outre favorisée par les animaux (opossums, koalas, chiens et chats domestiques) jouant le rôle de « réservoirs sains » pour la bactérie. Selon l’OMS, Mycobacterium ulcerans a besoin d’une température comprise entre 29 °C et 33 °C pour se développer ; ce qui explique pourquoi elle se « conserve » relativement bien dans l’environnement (le bacille de la tuberculose a par exemple besoin d’une température de 37 °C).

 

Aucune mesure préventive n’a pour l’instant été trouvée, ce qui laisse les médecins assez impuissants face au phénomène.

 


 

CE QU’IL FAUT RETENIR

 

 

– L’ulcère de Buruli, causé par une bactérie proche de la tuberculose et de la lèpre, est en pleine recrudescence en Australie.

 

– Il provoque des lésions cutanées parfois irréversibles allant jusqu’à nécessiter une amputation.

 

– Les causes de l’épidémie restent largement inconnues.

 


 

ulcère de buruli – carte - map

 


 

Source :

En : https://en.wikipedia.org/wiki/Buruli_ulcer

Fr : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ulcère_de_Buruli

http://apps.who.int/mediacentre/factsheets/fs199/fr/index.html

https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/maladie-recrudescence-bacterie-mangeuse-chair-australie-74506/

https://knappily.com/lifestyle/the-curious-case-of-australias-buruli-ulcer/5ad59fd243bf850e61a1c593

 

Article : Futura Sciences

16 comments

  1. La première fois que j’ai entendu parler de cette bactérie, c’était quand un ancien Premier ministre du Québec avait été atteint
    Il a perdu sa jambe, puis une de belle soeur a eu aussi cette bactérie mais elle a pu être soigné attend

    Aimé par 1 personne

    1. Si cela vient d’un labo, je ne saurais le dire mais c’est vraiment inquiètant. J’ai pu voir des photos et vidéos, il faut être ‘accroché’. Je ne les ai pas incorporé dans l’article car vraiment horrible…

      J'aime

  2. Il serait bien qu’ils communiquent sur le sujet, si la maladie peut entraîner une amputation en 4 semaines il faut réagir vite.
    Mais non c’est mieux de nous parler du testament du Hallyday pendant 1 an …

    Aimé par 1 personne

    1. L’audimat et la lobotomisation des foules Tankilfo….

      C’est une des réponses à : Mais non c’est mieux de nous parler du testament du Hallyday pendant 1 an …

      Votre remarque est tout à fait factuelle.

      Merci pour votre visite et commentaire.

      J'aime

    1. Bonsoir Caro.

      Heureux de te lire.

      Pour la bactérie, c’est très inquiétant. J’ai vu des photos et vidéos que je n’ai pas incorporé dans la publication car vraiment trop horrible.

      Le problème reste les déplacements modernes de notre époque : rapides, quotidien, nombreuses personnes, etc…

      Rien ne nous garantit qu’un porteur ou plusieurs reviennent de séjour d’Australie en Europe…

      Regarde sur YouTube et sites médicaux les ravages que provoque cette bactérie… Elle te ronge vivant. L’horreur absolu.

      Aimé par 1 personne

      1. Coucou , moi aussi suis heureuse de te lire… Oui j’ai pensé a ce problème des déplacements a travers le monde, cest effectivement terrifiant , et rien ne nous garantit non plus qu’elle ne mute pas, ca fait vraiment tres peur.. Quelle époque horrible décidément

        Aimé par 1 personne

      2. Je ne suis pas un spécialiste en virologie, etc… Mais très juste : en effet, rien ne garantit qu’elle ne mute pas.

        Curieux tout de même cette affaire. Un quelconque rapport avec la base de Pine Gap située en plein centre de l’Australie !!!? Vu la dispersion sur tout le territoire de cette bactérie, je m’interroge… D’autant plus que les spécialistes dans ce domaine sont impuissants face au phénomène.

        Aimé par 1 personne

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