@ | Arobase : la véridique histoire et origine de ce caractère [Vidéo]

Publié par

 

Mail - Monde

 

 

L’arobase (nom féminin), au Canada arobasa commercial ou, par anglicisme, at, également appelée arrobase, arrobe, arobaxe, arrobas, est le caractère typographique @. Selon Le Ramat de la typographie 2005, l’emploi du terme a commercial est réservé aux cas dans lesquels le caractère signifie « le prix unitaire d’un article ». Le logogramme est formé d’un a écrit en minuscule dont la patte du coin bas-droit est prolongée jusqu’à faire le tour de la lettre dans le sens inverse des aiguilles d’une montre en revenant au coin bas-droit : @.

 

Arobase, arobas, arrobe, escargot… en français comme dans toutes les langues la forme de l’@ lui vaut des appellations aussi fantaisistes qu’évocatrices. Du shtrudel israélien à l’apestaart (queue de singe) hollandais en passant par le snabel a (trompe d’éléphant), le kanelbulle (bâton de cannelle) suédois, ou le chiocciola italien sa connotation est toujours positive.

 

L’origine du signe est la ligature (fusion de deux caractères consécutifs) par les moines copistes du ad latin (à ou vers en français, at en anglais) où le a et le d cursifs ont fini par se confondre, le d s’enroulant autour du a. Le linguiste Berthold Louis Ullman, à qui l’on doit cette hypothèse, date son apparition au VIe siècle.

 

Le mot arobase serait, quant à lui, la déformation de a rond bas (de casse), c’est à dire a minuscule entouré d’un rond. Mais il y a confusion avec une unité de mesure espagnole l’arroba (25 livres espagnoles, soit 11, 502 kg) dont le nom français est arrobe. Cette mesure espagnole viendrait elle-même de l’arabe ar-roub (le quart). Quoi qu’il en soit, le nom français préconisé par la délégation générale à la langue française pour ce caractère est le terme arrobe. La version française (AFNOR) de la norme ISO-LATIN-1 donne pourtant a commercial mais l’on a reproché à ce terme sa connotation mercantile dans le contexte massivement non commercial des débuts d’Internet. Le monde universitaire et informatique à l’origine de son expansion mondiale parle plus volontiers d’arobase, terme qui, en français, semble le plus employé.

 

Une fois sorti des chancelleries médiévales, l’@ resurgit en plein gothique au XIIe siècle. On le retrouve dans les comptes des marchands florentins symbolisant une unité de poids ou de mesure, l’amphore, sous la forme d’un a stylisé à la mode florentine. Pendant les siècles suivants il fut employé çà et là dans les écritures commerciales ou religieuses. Mais c’est aux États-Unis que son usage s’est vraiment répandu dès le XIXe siècle pour noter le prix unitaire des marchandises. « Deux chaises à 20 dollars pièces » se notait « 2 chairs @ $ 20 » et se lisait « two chairs at twenty dollars ». L’usage en est resté pour les américains qui lisent toujours « at ».

 

Et c’est tout naturellement pour cet usage comptable que ce symbole a fait son apparition sur les claviers des machines à écrire dès 1885. Lors de l’apparition des claviers informatiques quatre-vingts ans plus tard, le signe avait quasiment perdu son sens. Mais c’est précisément grâce à cette absence de signification dans le langage courant qu’il fut utilisé par les informaticiens comme marqueur logique et inséré dans les caractères informatiques standard (ASCII). Et, comme le « at » américain pouvait aussi servir à localiser les choses, c’est sans doute pourquoi il a été choisi par Ray Tomlinson en 1971 pour indiquer la localisation des serveurs (ou boîtes aux lettres) de courrier électronique. Il connut alors la fortune que l’on sait en devenant le symbole d’Internet. 

 


 

Arobase - 2

 


 

Time : 1 mn 09 / [1]

 


 

Arobase - 3

 


 

Source :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Arobase

http://expositions.bnf.fr/utopie/pistes/ateliers/image/fiches/arobase.htm

 

Article :

BNF

 

Vidéo :

[1] La véridique histoire de l’arobase – École nationale des chartes

7 comments

  1. Résident depuis 24 ans en Andalousie je me permets d’ajouter une anecdote: Dans le village de la Contraviesa ou Alpujarra baja où nous avons vécu pendant 17 ans un ancien m’a confié que l’arroba de vin produite autrefois chez nous changeait de capacité entre la production et la consommation… Il m’a expliqué que la contenance d’environ 16 litres, la norme, vendue par le vigneron qui livrait de l’autre côté de la montagne avec ses mules passait à 15 litres à la revente, différence qui représentait le bénéfice de l’épicier!

    Aimé par 1 personne

Répondre

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.