Macrocosme – Microcosme : Ce qui est en Haut est-il comme ce qui est en Bas ?

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Comète

La comète McNaught au-dessus du Chili, Janvier 2007 / © Stéphane Guisard

 

 

Voici une idée antique : notre monde ferait partie d’un univers vivant, avec un esprit qui lui est propre, un lieu qui n’est pas seulement un terrain de jeu pour satisfaire nos désirs, mais aussi une école pour apprendre de la souffrance générée par la lutte pour l’existence. Cette idée est au cœur de l’ancienne philosophie du stoïcisme, établie à Athènes au début du IIIe siècle av. J.-C. Dans le livre « Les comètes et les cornes de Moïse » Laura Knight-Jadczyk résume ainsi la philosophie de base des stoïciens :

 

« Le monde est rationnellement organisé, et donc explicable et compréhensible. Ce motif se retrouve de partout. Au sein de l’organisation, différents éléments et parties sont dynamiques et gouvernent, d’autres ont une fonction passive. Le monde est délibérément providentiel ; c’est ainsi qu’il y a un design et un modèle. La bonne fin peut être découverte par la compréhension rationnelle de ce schéma. Seul l’élément divin est complètement immanent. Comme le système est un tout organique, la compréhension d’une partie contribue à la compréhension de l’ensemble, et vice versa. Même le fonctionnement d’une partie est pertinent au fonctionnement de l’ensemble. La loi fonctionnelle de cause à effet traverse le comportement des phénomènes et des êtres vivants. La compréhension et l’explication de son fonctionnement se trouvent à l’intérieur, et rien qu’à l’intérieur d’elle-même. »

 

 

Quand j’ai lu ceci, je me suis rappelé des formes géométriques fractales, structures mathématiques très communes. Voici une sélection de ces formes telles qu’elles se manifestent dans la Nature :

 

 

Fractales

Différents fractales au sein de la Nature et du Cosmos

 

 

À la recherche d’une vie intelligente

La vision sobre de la science moderne de l’Univers fait fi de la notion d’élément divin. Ce n’est qu’un objet d’étude – vaste et mystérieux, certes, mais en fin de compte comme tout autre objet. Si vous vous attendez à être pris au sérieux par « la communauté scientifique », vous restez discret lorsque vous découvrez à quel point la machine de l’Univers est brillamment conçue. On nous demande de croire que les formes les plus élevées de l’ordre – dont notre civilisation avec toutes ses merveilles technologiques n’est qu’une petite partie – proviennent tout simplement de rien : il n’y a ni plan, ni but, ni intelligence. C’est juste que soudainement… BOOM !

 

 

Comment est-ce possible ?

Du système solaire à l’animal, tout est fonctionnel et parfaitement organisé dans la Nature, ce qui permet une certaine adaptabilité aux changements dynamiques, mais en suivant des règles strictes. Le fait que cela prenne une forme intrinsèquement structurée est à lui seul un indicateur clair d’une intelligence. Mais pour le scientifique « sérieux » (qui est invariablement un néo-Darwiniste, qu’il le sache ou non), c’est un domaine « interdit ». L’intelligence ne peut être attribuée qu’à des créatures comme nous, êtres humains. Les merveilles biologiques de la Nature ne donnent que l’apparence du design et sont le résultat de simples mutations aléatoires ou d’« heureux accidents chimiques », comme l’a dit le légendaire théoricien athée et évolutionniste Richard Dawkins.

 

Les structures ordonnées créées par la Nature, aussi sophistiquées soient-elles ne peuvent être que spontanées. Si c’est le cas, qu’y a-t-il de si particulier chez les êtres humains ? À quel moment l’intelligence et la conscience entrent-elles en jeu ?

 

 

L’origine de la vie

Malgré les sommets atteints par la science, nous restons incapables de reproduire la vie – certainement pas par un moyen technologique. La technologie de Dame Nature est de loin supérieure à nos capacités et à notre compréhension. Ce n’est pas nous qui avons inventé la vie sur Terre, c’est elle. Nous appliquons le peu que nous apprenons d’elle d’une manière plutôt modeste, et généralement pas trop brillante. Pourtant, l’homme moderne a tendance à se considérer comme la seule forme de vie intelligente, et certainement la plus sophistiquée. Dans notre arrogance, nous disons que « l’humanité sait mieux », alors qu’en réalité chaque observation, chaque théorie, chaque invention est la propriété intellectuelle de la Nature. 

 

Dans Evolution 2.0 – Breaking the Deadlock Between Darwin and Design [Évolution 2.0 – Sortir de l’impasse entre Darwin et le design – NdT], Perry Marshall, ingénieur électricien et théoricien de l’information, décrit la lutte entre deux camps opposés : les néodarwinistes/théistes d’un côté, qui prétendent, Mutation aléatoire + Sélection naturelle + Temps = Évolution, et les défenseurs du Design intelligent (avec les Créationnistes) de l’autre, qui disent que Dieu créa l’Univers et tout en lui. Marshall conclut que les darwinistes sous-estiment la Nature, tandis que les créationnistes sous-estiment Dieu, et nous rappelle qu’il a déjà été établi, à de nombreux égards, que l’ADN est littéralement un codeun code très sophistiqué qui dépasse tout langage de programmation que nous sommes en capacité de concevoir. 

 

La question est : d’où vient ce code ? Hasard aléatoire, disent les athées. Si tel est le cas, où sont les preuves de cela ? Marshall offre 5 000 000 000 $ à la première personne qui peut proposer un procédé purement chimique qui produit ce code.

 

Le généticien Théodose Dobzhansky, qui a mené de vastes expériences en bombardant de radiations les mouches à fruits pendant 30 ans, y compris des mutations de l’ADN, dont il espérait – conformément à la théorie dominante – accélérer l’« évolution », a également pris pour cible le cas de la mutation aléatoire. Mais ses expériences se sont avérées très néfastes pour la santé des mouches à fruits. Il n’existe en fait aucun cas documenté, ni aucune application dans quelque domaine scientifique que ce soit, où le bruit, l’aléatoire ajoute du contenu informationnel – au contraire, il perturbe et détruit l’information. Dans les cas de processus évolutifs, les preuves indiquent une mutation adaptative. Imaginez un texte endommagé sur une page, où il manque des lettres : vous rec_nstruisez et remplissez l_s t_ous.

 


 

Le néo-Darwinisme dit : 

Mutation aléatoire + Sélection naturelle + Temps = Évolution

  • La mutation aléatoire est du bruit. Le bruit détruit.

 

  • Les cellules réarrangent l’ADN selon des règles précises (transposition).

 

  • Les cellules échangent de l’ADN avec d’autres cellules (transfert génétique horizontal).

 

  • Les cellules communiquent entre elles et éditent leurs propres génomes avec un langage incroyablement sophistiqué.

 

  • Les cellules activent et désactivent le code pour elles-mêmes et leur progéniture (épigénétique).

 

  • Les cellules fusionnent et coopèrent (symbiogenèse).

 

  • Espèce 1 + Espèce 2 = Nouvelles espèces (hybridation). Nous savons que les organismes s’adaptent rapidement parce que les scientifiques produisent chaque jour de nouvelles espèces en laboratoire.

 

  • Évolution en 140 caractères ou moins : les gènes s’allument, s’éteignent, se réarrangent et s’échangent. Les hybrides doublent, les virus détournent, les cellules fusionnent, les gagnants émergent.

 

 

Mutation adaptative + Sélection naturelle + Temps = Évolution 2.0

 

  • L’ADN est un code. Tous les codes dont nous connaissons l’origine proviennent d’une conception.

 

  • D’où viennent les codes et les règles linguistiques de l’ADN ? Prix Évolution 2.0.

 

  • Répondre à cette question produira des percées médicales et technologiques d’un milliard de dollars.

 

 

~ Résumé sous forme de liste, tiré du livre Evolution 2.0 – Breaking the Deadlock Between Darwin and Design

 


 

D’après l’article de Wikipédia dans sa version anglaise sur l’hypothèse de la Terre rare :

 

« En astronomie planétaire et en astrobiologie, l’hypothèse de la Terre rare soutient que l’origine de la vie et l’évolution de la complexité biologique, comme la reproduction sexuée d’organismes multicellulaires sur Terre (et, par la suite, l’intelligence humaine), exigent une combinaison improbable de circonstances et événements astrophysiques et géologiques. Selon l’hypothèse, la vie extraterrestre complexe est un phénomène improbable et probablement rare. »

 

 

Si cette hypothèse est vraie, l’apparition de la vie sur Terre a dû être une énorme coïncidence, sans parler de la formation de l’Univers ! La vie sur Terre et la création de l’Univers étaient-elles vraiment des accidents aléatoires heureux ? Certains scientifiques trouvent que cet « acte de foi » est bien trop difficile à accepter. Le biologiste Rupert Sheldrake a dit de la théorie du Big Bang :

 

« Comme disait mon ami Terrence McKenna : « La science moderne est basée sur le principe : donnez-moi un miracle disponible et nous expliquerons le reste ! ». Beaucoup de scientifiques croient littéralement que l’ordre émerge miraculeusement du néant. »

 

 

Donc, si je ne fais rien, est-ce que l’ordre sortira spontanément de mon salon désordonné ? On dirait qu’ils disent vraiment : « Nous ne connaissons pas la cause, à moins que… mais ne nous y aventurons pas. ».

 

 

L’esprit domine la matière

Le mot « matière » vient du latin mater qui signifie originesourcemère. L’Univers, dans toutes ses manifestations, est une structure bien conçue, hautement fonctionnelle et holistique, et tout ce qui en découle suit des règles qui lui sont propres – des règles que les scientifiques tentent de comprendre afin d’acquérir des connaissances. Comme un enfant apprend de sa mère, les scientifiques apprennent de la matière. Mais n’y a-t-il que la matière ?

 

En philosophie, le panpsychisme est l’idée que la conscience, l’esprit ou l’âme (psyché) est une caractéristique universelle et primordiale de toute chose. Les panpsychistes comme les anciens stoïciens – Platon, Leibniz, William James ou Alfred North Whitehead – se voyaient comme des esprits dans un monde d’esprit. Le psychologue C.G. Jung, avec sa conception de l’inconscient collectif, était également dans cette mouvance de pensée.

 

Le jeune et curieux esprit humain extrapole des explications intelligentes, des modèles scientifiques, des plans et des ensembles de règles mathématiques, à partir de l’esprit ancestral de la Nature. Cela nous renseigne sur le fonctionnement des choses, ce qui nous rend intelligents et nous permet d’accroître et d’affiner nos capacités de connaissance des schémas de la Nature. L’application de règles et de concepts mathématiques, que nous – en tant qu’« êtres intelligents » sommes censés avoir développés par nous-mêmes – a des résultats physiques dans le monde matériel, de sorte qu’il semblerait que l’application de ces règles et concepts se manifestait bien avant l’existence de l’humanité. Mais où se situe exactement le monde de l’informationdes mathématiques et des idées – sinon dans notre esprit ? L’esprit de la Nature ?

 

Notre esprit est, selon la théorie dominante, le résultat strictement matériel d’une fonction cérébrale qui n’aurait pas encore été découverte. Mais les scientifiques n’ont toutefois pas été en mesure d’identifier un lieu biologique où les souvenirs sont stockés. Des études sur des rats ont montré qu’après leur avoir appris quelque chose, ils s’en souviennent encore, même si une partie de leur cerveau est découpée (jusqu’à la mort du rat bien sûr). L’accès à la mémoire est-il donc un phénomène immatériel ?

 

 

Matière, énergie et information

Norbert Wiener, le légendaire « père de la cybernétique » du MIT a déclaré :

« L’information n’est ni la matière, ni l’énergie, l’information est l’information. Aucun matérialisme ne peut survivre aujourd’hui sans l’admettre. »

 

Selon Tom Stonier, « le père de la théorie de l’information », l’information est une composante fondamentale de l’Univers.

 

« La matière et l’énergie constituent la surface de l’Univers. La structure de la surface de l’Univers est facilement perceptible par nos sens. La structure interne est plus subtile. Elle est organisée d’une façon qui est moins évidente : elle se compose non seulement de matière et d’énergie, mais aussi d’information. »

 

Il semble qu’il y ait un « réservoir » ou un champ d’information non matérielle qui informe la matière et la guide le long de voies établies, ou d’« habitudes », comme l’explique le Dr Rupert Sheldrake. Sheldrake a proposé la théorie de la résonance morphique et des champs morphiques, ce qui pourrait expliquer de nombreux autres phénomènes étranges – de la précognition et du comportement de l’essaim à la vision à distance, pour n’en nommer que quelques-uns. Et si l’esprit ou le « centre » mental des créatures étaient essentiellement des récepteurs d’informations provenant d’un vaste champ d’information non local et hautement intelligent ? 

 

 

Les systèmes holistiques

Dans ce cadre, il n’y a pas de « matière morte », mais plutôt différents niveaux d’organisation, y compris la vie en tant que forme unique d’un de ces niveaux. Bien que beaucoup plus simplement organisée par rapport à la matière vivante, ce que nous appelons « matière inanimée » s’adapte et se comporte différemment lors de circonstances particulières, subissant des processus complexes et des réactions chimiques se déroulant sur des périodes de temps d’une longueur inimaginable.

 

Pensez à notre planète dont la formation s’est effectuée bien avant qu’elle ne puisse soutenir la vie. Avant cela, une longue période d’évolution de la matière « morte » a engendré le « métabolisme » d’un système stellaire. Considérez le niveau d’organisation qu’une planète se doit d’atteindre pour rendre la vie possible et le niveau précis d’ajustement que les systèmes météorologiques et climatiques doivent mettre en place pour réguler l’existence subséquente de la vie. Où traçons-nous la frontière entre « vie » et « mort » ?

 

Les galaxies sont-elles vivantes ? Communiquent-elles entre elles ? Les phénomènes cosmiques ont des similitudes frappantes avec les réseaux neuronaux. Comme l’écrit Stephen Smith du Thunderbolts Project dans « Electric Universe : Power Lines » [Univers électrique : les lignes électriques – NdT] :

 

« Les galaxies s’alignent souvent les unes avec les autres sur de grandes distances. 

 

Selon la théorie de l’Univers électrique, l’évolution galactique se produit lorsque les décharges plasmatiques à grande échelle forment des vortex dont les filaments uniformes présentent un comportement électrodynamique qui ne peut pas s’expliquer par la seule gravité. Les étoiles des galaxies peuvent aussi modeler de longs arcs qui les traversent comme des perles d’argent sur un fil. Aucune théorie de contraction nébulaire ne peut expliquer adéquatement la formation des étoiles. Qui plus est, les grandes spirales qui se rassemblent en amas, puis se regroupent ensuite en super amas, sont au-delà de toute définition conventionnelle. 

 

Lorsque le plasma se déplace à travers un nuage de poussière et de gaz, le nuage devient ionisé, initiant un champ électrique et la circulation du courant électrique. L’électricité qui circule dans une substance quelconque, forme des champs magnétiques qui ont tendance à aligner et à rétrécir le flux du courant. Ces champs créent ce que l’on appelle parfois des « cordes de plasma », aussi connues sous le nom de courants Birkeland. 

 

Les courants Birkeland sont des filaments électromagnétiques qui transportent des charges électriques dans l’espace. Les filaments sont des couches plissées à double paroi de séparation de charge qui isolent les zones de charge opposées et les empêchent de se neutraliser. 

 

Presque tous les corps célestes de l’Univers montrent une sorte de filamentation. Les queues de comètes se forment souvent par paires. La poussière qui les compose forme un arc en suivant sa trajectoire orbitale. L’autre, composée de filaments ioniques « filandreux », sort du noyau en ligne droite, toujours en s’éloignant de la région de la même polarité. Les nébuleuses planétaires tournent à partir de réseaux complexes de vrilles lumineuses. Les étoiles Herbig-Haro et les galaxies énergétiques émettent des jets tressés. Certaines galaxies ont l’air « poilues », avec des fils de matière qui se déploient tout autour d’elles. 

 

Puisque les différentes charges des circuits galactiques rayonnent d’énergie, elles doivent être alimentées par couplage avec des circuits plus grands. La taille de ces circuits peut être déduite de l’observation démontrant que les galaxies se manifestent aussi en chaînes [des perles d’argent sur un fil – NdT]. »

 

 

Tout semble connecté : les systèmes qui alimentent les systèmes, les cycles dans les cycles, les règles construites sur des règles. C’est comme si tout faisait partie d’un organisme plus grand. Imaginez un astronome vivant sur une planète qui est en fait un électron en orbite autour d’un atome, situé à l’intérieur d’une molécule qui fait partie d’un amas de cellules dans les entrailles d’une mouche à fruits, qui pose la même question…

 

 

Comparatif - Cerveau - Univers

 

 

Une connexion anthropocosmique

Les partisans du réchauffement planétaire d’origine anthropique pensent que la planète – en particulier la biosphère – subit des changements radicaux en raison de l’activité humaine excessive qui entraîne l’épuisement des ressources et des niveaux incontrôlés des émissions de gaz à effet de serre. Cela, posent-ils, interfère de façon catastrophique avec les délicats contrôles climatiques qui soutiennent la vie sur Terre. Si nous réduisions simplement (radicalement) notre « empreinte carbone », les écosystèmes survivraient, et l’humanité avec eux.

 

Cependant, d’une part, ils surestiment l’impact physique de la civilisation humaine sur les systèmes qui tirent l’essentiel de leur énergie et de leur « contenu informationnel » du Soleil, des rayons cosmiques et d’autres phénomènes cosmiques. D’autre part, ils ignorent les récits historiques des civilisations passées (non industrielles, bien que très organisées) qui se sont effondrées dans des périodes de grands bouleversements environnementaux. 

 

Pour en revenir à l’idée stoïcienne, Knight-Jadczyk a écrit de l’un des stoïciens les plus importants, Posidonios :

 

« Puisque le système est un tout organique et que la loi opérationnelle de cause à effet faisait partie du système, il s’ensuivait logiquement que le fonctionnement ou l’état de toute partie pouvait être pertinent pour le fonctionnement du tout. Cela signifiait que les formes de divination étaient des moyens valables d’exploration scientifique, bien qu’elles ne fussent certainement pas isolées. Il s’ensuivit que, puisqu’il était possible de prédire des choses comme les marées à partir de la position de la Lune, il devrait également être possible de prédire le comportement futur d’autres phénomènes, y compris des événements humains, à partir de modèles et de signes dans les cieux et sur Terre.

 

Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de supposer que Posidonios a pris des mesures déraisonnables, comme Augustin l’a prétendu, puisque la preuve qu’il était un « astrologue » dans le sens habituel n’existe tout simplement pas. Mais ce qui semble avoir été dans son esprit, c’est l’exploration scientifique des signes et des saisons, l’essai et la mise à l’essai de diverses méthodes pour relier les grands événements de la planète sur le plan sociopolitique au cosmos dans son ensemble, et découvrir leur interaction dynamique. 

 

En d’autres termes, en tant que rationaliste qui croyait qu’une loi rationnelle imprégnait l’Univers, Posidonios en a déduit que tous les événements suivent une chaîne ininterrompue de causalité, même si nous, au niveau humain, ne voyons pas toujours la cause d’un effet spécifique. Mais, théoriquement, le monde devrait être rationnellement compréhensible si nous étudiions le monde et tout ce qui s’y trouve, et si nous apprenions les modèles de cause à effet à une échelle, puis les appliquions à d’autres échelles. Comme une fractale, les modèles cosmiques suivent toujours les événements du monde réel et nous pouvons suivre la chaîne en remontant en arrière grâce à des observations et analyses scientifiques. 

 

Selon Posidonios, la conception cosmique a été imposée avec la vision rationnelle du haut vers le bas, mais nous ne pouvons que partiellement la révéler et vérifier les faits qui mèneront à la compréhension de cette conception, du bas vers le haut. »

 

 

Dans le livre « Les changements terrestres et la connexion anthropocosmique », l’ingénieur Pierre Lescaudron explore les « signes et les saisons » de notre époque dans le contexte d’épisodes historiques d’effondrement civilisationnel. Ces changements sont abusivement présentés par la science moderne comme des « changements climatiques anthropocosmique ».

 

Comme le montre l’illustration 202, loin de notre vision linéaire et uniformitarienne de l’Univers, les anciens Chinois croyaient – et certains continuent de le croire – que le comportement des dirigeants, l’état du monde et les catastrophes naturelles sont étroitement liés. C’était également la façon dont nos ancêtres comprenaient le monde.

 

 

Cycle dynastique chinois

Illustration 202 : Le cycle dynastique chinois

 

 

Pour ne donner qu’un exemple de corrélation entre désastres cosmiques et mauvaise conduite des dirigeants, nous nous concentrerons sur les dernières décennies de l’Empire romain (530-580). Ce qui suit est un extrait de « l’Histoire secrète de Procope », intitulé « Justinien, véritable démon sous la forme humaine, fait périr cent millions d’hommes ». Gardez à l’esprit que Procope fut probablement l’historien le plus éminent du 6e siècle. La plupart des spécialistes le considèrent comme le dernier historien important de l’antiquité. Procope ne fut pas seulement historien ; pendant plus de dix ans, il fut aussi conseiller du plus grand général de l’époque, Bélisaire. En tant que tel, lors de cette période d’innombrables voyages, batailles et négociations, il fut le témoin direct de la vie politique et militaire romaine. Après s’être retiré des affaires militaires, il devint juge et à ce titre, il eut le moyen d’obtenir des informations confidentielles qui constituèrent son Histoire secrète.

 


 

« Que Justinien n’ait pas été un homme, mais un démon sous forme humaine, comme je l’ai dit, on en trouve la preuve surabondamment dans l’excès des maux qu’il fit peser sur l’espèce humaine.

 

[…] Le règne de ce prince inonda donc la terre entière de sang humain, soit de celui des Romains, soit de celui des barbares, et pour ainsi dire de tous. 

 

[…] La persécution dirigée contre les Samaritains et les autres hérétiques remplit aussi de meurtres l’empire des Romains.

 

[…] Pendant qu’il gouvernait les affaires des Romains, il est arrivé des désastres divers, en grand nombre, que les uns ont attribués à l’influence de ce mauvais génie et à ses artifices, les autres à la colère de Dieu, qui, en haine de cet homme, retira la protection qu’il avait conservée à l’empire romain, ce qui se manifesta de la manière suivante.

 

Le fleuve Skirtus, qui entoure Édesse, fut, pour les habitants de cette cité, la cause de mille calamités, ainsi que je l’ai écrit dans mes ouvrages précédents. 

 

Le Nil, ayant accompli son inondation accoutumée, ne rentra pas dans son lit aux époques ordinaires, et rendit complètement désertes quantité de terres habitées, comme je l’ai dit également. 

 

Le Cydnus, qui enveloppe Tarse presque entièrement, en ferma l’accès par ses inondations, pendant nombre de jours, et ne retira pas ses eaux avant d’y avoir produit des ravages considérables. 

 

Des tremblements de terre renversèrent Antioche, première ville de l’Orient ; Séleucie, qui est habitée par les populations voisines, et Anazarhe, la plus illustre cité de la Cilicie. Qui pourrait calculer le nombre des personnes qui y trouvèrent la mort ? 

 

Ajoutez à ces villes Ibora et Amasée, la première cité du Pont, Polybote de Phrygie, celle que les Pisidiens appellent Philomède, Lychnidus des Épirotes et Corinthe, cités qui d’ancienneté étaient très peuplées. Toutes ces villes furent à cette époque renversées par un tremblement de terre, et leurs habitants périrent simultanément presque tous. Survint la peste, dont j’ai fait mention plus haut, qui enleva au moins la moitié des populations d’alentour. »

 


 

Il semble que lorsqu’un nombre suffisamment important de personnes présente des niveaux élevés d’ignorance et de fausses croyances, la tourmente cosmique s’ensuive rapidement ; et si vous étudiez l’histoire suffisamment longtemps, vous verrez ce schéma émerger encore et encore. À ce stade, une boucle de rétroaction peut se développer. Ce cercle vicieux peut être décrit en ces termes : Quand les catastrophes naturelles s’accélèrent au point où les gens réalisent finalement que quelque chose « cloche », ils s’aperçoivent également que leurs dirigeants sont incapables d’assurer leur sécurité et ils se retournent donc contre eux. L’agitation sociale grandit et les élites se tournent vers des mesures de violence et de contrôle de plus en plus répressives, ce qui accroît à son tour la « réaction » cosmique qui alimente encore davantage l’anxiété des gens et leur désir ardent de se révolter.

 

Où pensez-vous que nous en soyons aujourd’hui dans le « cycle dynastique » ?

 

Bien que cela n’ait pas été formulé consciemment, il me semble que c’est une prémonition que cette révolte des « Gilets jaunes » en France qui a débuté en novembre dernier en raison de la résistance populaire à une augmentation prévue de la taxe sur les carburants, la raison avancée pour cette taxe étant de réduire la dépendance à l’usage des voitures pour le bénéfice des transports en commun, tout en augmentant les recettes pour « combattre le changement climatique » et « sauver la planète ». L’augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes et non saisonniers au cours des dernières années a certainement été remarquée par la plupart des gens. Mais la prise de conscience viscérale de ce que cela présage est, pour la plupart d’entre eux, toujours manquante. Entre-temps, les troubles sociaux s’aggravent et les gouvernements deviennent de plus en plus totalitaires, ce qui donne à penser que nous pouvons nous attendre à une « réaction cosmique » encore plus grande…

 

 

Cause et effet

Si l’Univers lui-même est un organisme doté d’un esprit qui lui est propre, il pourrait en être de même pour les macro-systèmes comme les galaxies, les systèmes solaires, et ainsi de suite à une échelle inférieure, le monde « en bas » présentant pratiquement le même modèle que le monde « en haut ». Tous sont soumis aux principes de l’évolution et de la dévolution : ordre et chaos, croissance et déclin, santé et maladie. Comme tout être vivant, chaque macro-système est soumis à l’entropie et finit par s’effondrer, et avant cela, il fonctionne comme une forme d’ordre corrompu, sur une durée assez longue.

 

Les élites d’aujourd’hui poursuivent leur quête de domination et de contrôle des autres et de toute vie. La manifestation « postmoderne » émergente de la civilisation qu’ils ont engendrée est une civilisation dans un état très avancé d’ordre corrompu, une hiérarchie pathologique d'(in)compétences. Prédateur et guerrier, mais efféminé et juvénile, il continue d’une manière ou d’une autre à soutenir un grand nombre de personnes, tout en les privant de sens et de bien-être fondamental grâce à un flot incessant d’info-divertissement se faisant passer pour des informations factuelles.

 

La spirale des troubles sociaux et les phénomènes météorologiques extrêmes – parmi lesquels on peut citer l’augmentation du nombre de comètes et d’astéroïdes en orbite terrestre – semblent donc constituer une réaction immunitaire contre cette dévolution macro-sociale, en partie de la planète-organisme et en partie de nous-mêmes en tant qu’êtres humains, le tout en tant que « super-organisme » connecté. 

 

 

Séquence holistique

 

 

Que notre civilisation puisse être anéantie en un clin d’œil est une menace bien réelle. Considérons l’hypothèse de l’impact du Dryas inférieur et les preuves de plus en plus nombreuses qui l’étayent : de gros fragments de comètes ont frappé la calotte glaciaire nord-américaine à la fin de la dernière période glaciaire et causé des inondations cataclysmiques. Si une civilisation avancée existait à l’époque, comme certains chercheurs le soupçonnent, il n’en serait pas resté grand-chose par la suite, ce qui explique probablement les anciens mythes concernant un terrible déluge qui a mis toute une civilisation planétaire à genoux.

 

L’histoire se répète-t-elle ? Ou au moins une rime ? Sommes-nous devenus si sûrs de notre techno-spécialité séculaire que nous avons oublié à quel point nous sommes insignifiants d’un point de vue cosmique ? Et la civilisation humaine a-t-elle besoin d’un petit (ou grand) rappel de cela de temps en temps ?

 


 

Montagne - Ciel

Pour illustration

 


 

A méditer…

 


 

Source :

https://fr.sott.net/article/33923-Ce-qui-est-en-Haut-est-il-comme-ce-qui-est-en-Bas

 

Article :

Flo Wagner / Sott

17 commentaires

  1. Non il s’agissait du généticien John Burdon Sanderson Haldane : « t is my supposition that the Universe in not only queerer than we imagine, is queerer than we can imagine.  » … Une constatation qui a été également reprise par l’astro physicien Sir Arthur Eddington en d’autres termes mais qui veulent dire la même chose et en effet, je trouve que c’est une formulation tout à fait exacte.

    Aimé par 1 personne

  2. Je cite :
    Selon Posidonios, la conception cosmique a été imposée avec la vision rationnelle du haut vers le bas, mais nous ne pouvons que partiellement la révéler et vérifier les faits qui mèneront à la compréhension de cette conception, du bas vers le haut. »

    La Table d’émeraude d’Hermès Trismégiste, père des Philosophes (traduction de l’Hortulain)

    « Il est vrai, sans mensonge, certain, & très véritable : Ce qui est en bas, est comme ce qui est en haut ; et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour faire les miracles d’une seule chose. Et comme toutes les choses ont été, & sont venues d’un, par la médiation d’un : ainsi toutes les choses ont été nées de cette chose unique, par adaptation. Le soleil en est le père, la lune est sa mère, le vent l’a porté dans son ventre ; la Terre est sa nourrice. Le père de tout le telesme de tout le monde est ici. Sa force ou puissance est entière, si elle est convertie en terre. Tu sépareras la terre du feu, le subtil de l’épais doucement, avec grande industrie. Il monte de la terre au ciel, et derechef il descend en terre, & il reçoit la force des choses supérieures et inférieures. Tu auras par ce moyen la gloire de tout le monde ; et pour cela toute obscurité s’enfuira de toi. C’est la force forte de toute force : car elle vaincra toute chose subtile, et pénétrera toute chose solide. Ainsi le monde a été créé. De ceci seront & sortiront d’admirables adaptations, desquelles le moyen en est ici. C’est pourquoi j’ai été appelé Hermès Trismégiste, ayant les trois parties de la philosophie de tout le monde. Ce que j’ai dit de l’opération du Soleil est accompli, et parachevé. »
    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Table_d%27émeraude

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