Les légendes du cinéma : Lucille Ball

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Lucille Ball - 1

 Lucille Ball (1911-1989)

 

 

Lucille Ball naît le 6 août 1911 à Jamestown aux États-Unis.

 

Elle est la fille d’un poseur de lignes téléphoniques qui mourra alors qu’elle n’a que 3 ans, et de Desiree Ball, née Hunt, qui caressa longtemps l’espoir que sa progéniture embrasserait la carrière de pianiste.

 

Lucille ne présente aucune disposition pour le piano, pas plus que pour les études. En revanche, elle rêve si fort de devenir actrice que chaque année, au printemps, elle fugue, direction New York jusqu’à ce que la police la rattrape et la ramène chez elle.

 

En 1926, sa mère accepte de l’inscrire dans une école d’art dramatique new-yorkaise. Son professeur écrit bientôt à sa mère : « Lucille perd son temps et moi le mien ; elle est trop timide et introvertie pour progresser dans ce métier… »

 

A défaut de devenir tragédienne, elle se voit très bien chorus girl. En attendant, elle fait tous les métiers : secrétaire, standardiste, serveuse, modèle…

 

Elle passe aussi des auditions pour danser dans des revues. « Vous n’êtes pas faite pour le showbiz, rentrez chez vous ! », entend-elle à la fin de ses prestations.

 

Ni ces échecs successifs ni le grave accident de voiture qui la cloue au lit plus de 2 ans n’entament la volonté de la jeune femme qui rétablie, devient mannequin pour des défilés de mode et pour la publicité.

 

En 1933, la roue tourne. Elle rencontre Busby Berkeley, réalisateur des numéros musicaux et la choisit pour figurer parmi les girls du film.

 

Dès lors, Lucille Ball multiplie les apparitions fugitives dans des dizaines de films comme danseuse « Moulin Rouge », « Nana »…, téléphoniste, « La Course De Broadway Bill », mannequin, « Roberta », fleuriste, « Le Danseur Du Dessus », mais il faut la chercher pour la remarquer !

 

Elle obtient toutefois des rôles plus substantiels à partir de 1936 dans « Chatterbox », « Bunker Bean », « Pension D’Artistes » de Grégory La Cava avec Katharine Hepburn, Ginger Rogers et Eve Arden ou « Quelle Joie De Vivre ! » avant de se retrouver en tête d’affiche dans « On S’Est Bien Amusé » ou « Quels Seront Les Cinq ? ».

 

Lucille Ball a réalisé son rêve : elle est actrice, « Une des plus douées de sa génération. », écrit le « New York Times » dans sa critique de « Panama lady ».

 

Le 30 novembre 1940, elle épouse Desi Arnaz (1917-1986) jusqu’au 4 mai 1960. Ils eurent 2 enfant : Lucie née le 17 juillet 1951 et Desi Jr né le 19 janvier 1953.

 

Avec son opulente crinière rousse, son regard bleu et son sourire communicatif, Lucille Ball se voit cantonnée dans le registre de la comédie.

 

Elle est l’héroïne d’œuvrettes à dominante musicale comme « Dance Girl Dance » (1940), « Best Foot Forward » (1943), « Meet The People » (1944) avec Dick Powell, « Eve Eternelle », dont aucune ne figure au Panthéon du genre.

 

Les comédies à l’américaine dont elle est la vedette ne sont pas, non plus, des classiques même si « La Poupée Brisée » et « Lover Come Back » lui donnent l’occasion de laisser éclater sa fantaisie.

 

En 1946, elle tourne dans la super production « Ziegfields Folies » de Vincente Minnelli parmi les réalisateurs et les stars tels que Fred Astaire, Gene Kelly, William Powell, Judy Garland, Kathryn Grayson et Cyd Charisse.

 

La MGM l’engage en 1943, elle y trouve son meilleur rôle : celui de la Du Barry dans « La Du Barry Etait Une Dame ». Elle y révèle des dons comiques qui lui valent d’être définie comme l’équivalent féminin de son partenaire Red Skelton.

 

Avec cette réputation, elle est associée à une autre star du rire : Bob Hope, aux côtés duquel elle interprète « Un Crack Qui Craque » (1949), « Propre A Rien » (1950), « Voulez-Vous Pêcher Avec Moi ? » (1960) et « Critic’s Choice » (1963).

 

Il a manqué à Lucille Ball d’être dirigée par de grands cinéastes. Seule exception : Vincente Minnelli avec « La Roulotte Du Plaisir » lui a permis d’être au générique d’un classique de la comédie.

 

Ses incursions dans le domaine dramatique « L’Impasse Tragique » (1946), « Two Smart People », « Des Filles Disparaissent » (1947) avec Charles Coburn, « Easy Living » ne lui ont pas permis d’échapper à son emploi de fille dynamique et drôle.

 

Le personnage de Mame lui va comme un gant, à 63 ans, elle s’y dépense sans compter, chante et danse avec une bonne humeur qui symbolise toute sa carrière.

 

En revanche, Lucille fut une star de la télévision. Elle fonda une société de production, « La Desilu », grâce à laquelle elle fut la vedette, durant de longues années, de quelques-unes des émissions les plus populaires de la Télévision américaine.

 

Le 19 novembre 1961, elle se remarie avec Gary Morton (1924-1999) jusqu’à son décès le 26 avril 1989. Ils n’eurent aucun enfant.

 

Sa dernière apparition au cinéma date de 1968 dans le film « Yours, Mine And Ours » avec Henry Fonda.

 

Lucille est décédée à 77 ans, le 26 avril 1989 de complications cardiaques à Beverly Hills en Californie.

 

 

Quelque unes de ses citations :

« Le secret pour rester jeune c’est de vivre honnêtement, manger lentement, et d’accepter votre âge. »

 

« Un homme qui devine correctement l’âge d’une femme peut être futé, mais lui n’est pas très intelligent. »

 

« Une fois dans sa vie, chaque homme est autorisé à tomber amoureux follement d’une magnifique rousse. »

 


 

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Lucille Ball (1911-1989)

 


 

Projecteur - GIF

 


 

Source :

https://www.bd-cine.com/acteurs.php

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lucille_Ball

https://www.imdb.com/name/nm0000840/

Ancien site web qui n’existe plus : http://vargen57.unblog.fr/

5 comments

  1. J’espère que Los Angelès va te remercier pour avoir dépoussiérer toutes les étoiles du Walk of fame…et de bien jolies étoiles qui brillent encore sans que l’on se souvienne de leur nom.

    Aimé par 1 personne

    1. J’avais tout récupéré d’un ancien site avant sa fermeture. La personne avait fait un remarquable travail.

      Je publie cette thématique pour diversifier mes articles mais également pour rebondir sur d’autres sujets.

      Puis quelque part… On les fait connaître.

      Pour les acteurs (actrices) plus récents, j’y viendrai mais qu’à la fin.

      J'aime

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