Green Float : Le Japon veut construire des villes nénuphars sur l’océan [Vidéos]

Publié par

Pour démonstration – Ville de Singapour

Time : 7 mn 12 / [1]

 


 

Green Float 

 

Green Float - 1

Avec Green Float, Shimizu a choisi de se concentrer sur le potentiel des vastes étendues maritimes, qui couvrent 70 % de la surface de la Terre SHIMIZU CORPORATION

 

Le rêve de ville maritime de l’entreprise japonaise Shimizu

 

 

 

L’avenir des villes se jouera-t-il sur les océans ? C’est le projet développé par une entreprise japonaise, qui conçoit des villes sur des îlots flottants.

 

Une ville « juste comme un nénuphar », s’épanouissant non pas sur une étendue d’eau douce mais à la surface des océans, tel est le concept imaginé par le géant nippon de la construction Shimizu et baptisé « Green Float » pour répondre au défi environnemental et démographique de l’extension urbaine.

 

Le groupe, déjà engagé sur les smart cities et la réduction des émissions de gaz à effet de serre, a choisi de se concentrer sur le potentiel des vastes étendues maritimes, qui couvrent 70 % de la surface de la Terre. Il travaille depuis 2008 sur ce concept aux allures de défi technologique à la fois pour la flottaison (float) et l’aspect environnemental (green). Des cerveaux de ses architectes et ingénieurs est née l’idée de former des villes, voire des pays, par agglomération d’îlots flottants, représentant chacun une « cellule » urbaine.

 

 

Green Float - 4

Pour illustration

 

 

Des modules pouvant accueillir un million de personnes

Ces cellules pourraient accueillir entre 10 000 et 50 000 habitants. Assemblées, elles donneraient des « modules », agglomérés entre eux, formant une « unité » pouvant accueillir jusqu’à un million d’habitants. Ces structures ne produiraient aucun déchet et fonctionneraient entièrement avec des énergies renouvelables. Elles contribueraient même à la réduction du dioxyde de carbone (CO2).

 

 

Green Float - 2

Pour illustration

 

 

Du nénuphar, elles empruntent la forme de la feuille, circulaire. Au centre de la cellule de trois kilomètres de diamètre se dresserait une immense tour d’un kilomètre de haut incluant dans ses niveaux intermédiaires une « usine végétale » devant assurer l’autosuffisance alimentaire des habitants. Son sommet, évasé, abriterait la ville – des habitations, des bureaux et des services. Sur sa côte seraient aménagées des stations de loisirs balnéaires. La zone allant de la tour à la mer serait couverte d’une forêt.

 

Sur la page « Dream » (rêve) consacrée aux nouvelles perspectives d’activités, Shimizu explique que le projet doit répondre problème du dérèglement climatique à l’origine, d’ici à la fin du siècle, « de la montée des niveaux des océans » et de « l’augmentation de la fréquence des inondations ». Il veut répondre aussi au problème de la concentration des populations des villes du monde, « dont certaines ont atteint les limites de leur développement par la construction de polders ».

 

 

Green Float - 3

Pour illustration

 

 

« Entre 1,6 million et 2,5 millions d’euros » investis

Après plus de dix ans de recherche, pourtant, Green Float n’apparaît plus aussi spectaculaire que le laissaient espérer les illustrations fournies par les « rêveurs » de l’entreprise. Mais Shimizu se dit confiant dans la possibilité de finaliser une première unité, appelée Green Float II, d’ici à 2030 et une Mega Float d’ici à 2050. « Ces dernières années, nous avons investi entre 200 millions et 300 millions de yens [entre 1,6 million et 2,5 millions d’euros] dans ce projet, notamment pour les essais de technologies Float, la méthode de construction et les coûts. », explique Masaki Takeuchi, architecte et responsable du projet.

 

Green Float II se traduirait par la construction d’une unité flottante de 200 mètres de diamètre et de 100 mètres de haut. Economiquement, c’est raisonnable, estime le groupe. « Dans une zone où la profondeur de l’océan est de 20 mètres, le coût est relativement similaire à celui d’un polder. », note M. Takeuchi. D’après l’architecte, la meilleure localisation devrait être « à une latitude basse, près de l’équateur. Les risques tels que les vagues élevées et les vents forts seraient réduits et le “potentiel vert” maximisé ».

 

Certains pays sont déjà intéressés, notamment les nations insulaires du Pacifique, menacées de disparition par la montée des eaux et « traversées par un sentiment d’urgence qui les oblige à réfléchir, notamment à la possibilité d’immigrer ». Un projet serait en préparation avec les Kiribati, archipel du cœur du Pacifique comptant 110 000 habitants.

 

 

Les autres « rêves » de Shimizu

Il s’agirait de la première concrétisation des « rêves » de Shimizu, qui en compte d’autres, dont un également à vocation maritime : Ocean Spiral vise à construire un vaste ensemble sous-marin. Il s’articule autour du lien, par une spirale géante, entre une vaste sphère urbaine plongée en mer, dont seul l’arrondi supérieur émergerait, et une Earth factory construite au fond de la mer, assurant le stockage du dioxyde de carbone CO2 et sa réutilisation et exploitant les ressources des fonds marins. La spirale produirait l’électricité en tirant son énergie des différentiels thermiques de l’océan, de l’eau potable par dessalement ou encore les végétaux pour l’alimentation.

 

Pour concrétiser ce projet dessiné avec l’agence gouvernementale des sciences et technologies océanographiques (Jamstec) et les géants industriels Showa Denko, spécialiste des résines, et Nippura, fabriquant d’éléments en acrylique, le groupe attend le développement de l’industrie du fond des océans. « Pour l’instant, elle n’en est qu’aux expérimentations. », regrette M. Takeuchi qui souligne par ailleurs les défis économiques d’Ocean Spiral.

 

Il en va de même pour les autres « rêves » de Shimizu, qui s’intéresse également à l’espace avec les idées d’un hôtel en orbite terrestre, ou de l’installation d’une ceinture de panneaux solaires à l’équateur de la Lune pour capter une énergie à envoyer sur Terre par transmission au laser ou par micro-ondes.

 


 

Projet

Time : 3 mn 46 / [2]

 


 

Green Float - 6

 

Green Float - 5

Pour illustration

 


 

Source :

https://www.shimz.co.jp/en/

https://en.wikipedia.org/wiki/Shimizu_Corporation

https://www.futura-sciences.com/tech/actualites/technologie-video-green-float-ville-flottante-ecologique-demain-28872/

https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/06/13/green-float-le-reve-de-ville-maritime-de-l-entreprise-japonaise-shimizu_5475631_3234.html

 

Article :

Le Monde

 

Vidéo :

[1] Where Singapore’s Future Homes Could Be Built – CNA Insider / YouTube

[2] GREEN FLOAT – a Floating City in the Sky : DigInfo – ikinamo / YouTube

7 commentaires

  1. Sans moi! Mes pieds (nus ) ont besoin du contacte de la terre pour rester en connexion sinon mon esprit décroche et s’envole au risque de rester perché!!

    Aimé par 1 personne

Répondre

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.