France : 1750 ponts présentent un risque d’effondrement [Vidéo]

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Au total, en France, quelque 25.000 ponts présentent un problème de sécurité. Certains sont même sur le point de s’effondrer.

 

Près d’un an après la catastrophe, tout le monde a encore les images en tête. L’effondrement du pont Morandi à Gênes, en Italie, a marqué les esprits mais aussi soulevé beaucoup de questions. Comment un tel drame est-il possible ? Quel est l’état réel des routes, ponts et viaducs que les automobilistes empruntent au quotidien ? Autant d’interrogations qui ont suscité une certaine panique chez certains et qui ont mené à l’ouverture de travaux afin de déterminer quels étaient les dangers réels liés aux infrastructures routières.

 

En France, le sénateur Hervé Maurey a présidé une mission d’information parlementaire sur la sécurité des ponts, afin notamment de déterminer si une catastrophe comme celle de Gênes pouvait survenir dans l’Hexagone. Selon le rapport de cette mission, que s’est procuré le Figaro, il y a bien de quoi s’alarmer. « Compte tenu de l’état des ponts, nous ne sommes pas à l’abri d’un drame. Nous sommes en risque. », assène-t-il. Selon ses analyses, quelque 25.000 ponts en France sont en mauvais état et représentent un danger en termes de sécurité. Mais pire, quelque 1.750 ponts gérés par l’État présentent un risque d’effondrement.

 

 

Impossible de chiffrer le nombre de ponts en France

Quant à ceux gérés par les communes, de 18 à 20 % sont considérés par la mission comme « pas complètement sûrs », écrit le quotidien. Enfin, parmi les ponts gérés par les conseils généraux, il est estimé que cinq ponts par département doivent obligatoirement être reconstruits dans les cinq ans qui viennent. Des recommandations qui surviennent alors que, selon la mission, la France est confrontée à un autre souci : l’impossibilité de chiffrer réellement le nombre de ponts en France.

 

Il y en aurait entre 200.000 et 250.000 dans tout le pays, estime le Figaro, mais « le nombre exact de ponts routiers n’est pas connu, faute d’un recensement exhaustif des ponts gérés par les collectivités territoriales. », est-il possible de lire dans les conclusions de l’étude parlementaire. Et le sujet devient de plus en plus préoccupant à mesure que les signaux d’alarme se multiplient. En mai 2018 par exemple, un mur de soutien du pont de Gennevilliers, sur l’A15, en région parisienne, s’était affaissé, sans faire de victimes.

 

 

Un investissement annuel insuffisant

Et selon le sénateur Hervé Maurey, la situation des ponts ne va pas s’arranger, bien au contraire : « Certains petits ponts peuvent être fragilisés par la multiplication des poids lourds, l’utilisation intensive d’applis comme Waze ou les effets du dérèglement climatique ». Lui insiste, il y a urgence. Il compte d’ailleurs présenter ses conclusions et ses recommandations à la ministre des Transports, avance le Figaro. L’homme met d’ailleurs en garde les autorités : « Le gouvernement qui écarterait cela d’un revers de la main prendrait un vrai risque ».

 

Le rapport de sa mission estime que l’État n’alloue que 45 millions d’euros à l’entretien et la rénovation de ses ponts, chaque année, alors que cet entretien nécessiterait un investissement de 120 millions d’euros par an. Le sénateur souhaite également que soit créé un fonds dédié comprenant quelque 130 millions d’euros par an, pendant dix ans, qui seraient alloués aux collectivités locales afin qu’elles puissent faire examiner leurs ponts dans les cinq prochaines années et entamer, dans la foulée, les travaux de rénovation nécessaires.

 


 

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Des sénateurs réclament un plan Marshall pour rénover nos ponts, dix mois après l’effondrement du viaduc de Gênes (Italie), qui avait fait 43 morts. Un rapport alarmant affirme jeudi 27 juin qu’au moins 25 000 ponts français sont dans un état préoccupant.

 


 

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Source :

https://www.capital.fr/economie-politique/1-750-ponts-presentent-un-risque-deffondrement-en-france-1343151

https://www.francetvinfo.fr/monde/italie/effondrement-d-un-pont-a-genes/infrastructures-inquietude-sur-l-etat-des-ponts-en-france_3510429.html

 

Article :

Capital.fr

 

Vidéo :

[1] Infrastructures : inquiétude sur l’état des ponts en France – franceinfo / Dailymotion

16 commentaires

  1. 10 juil. 2018 … Le 10 juillet dernier était annoncée la relégation de la France à la 7ième place du classement mondial des grandes puissances économiques.

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  2. C’est toujours pareil : on s’inquiète de la vétusté, on fait des rapports, on en débat dans les hautes sphères de l’État mais, malheureusement, comme d’habitude, il faudra attendre une catastrophe et des morts pour réveiller tout ce beau monde !

    Aimé par 2 personnes

    1. Toute façon en France on est adepte du « attendons voir comment ça se passe, tant qu’il y a pas de victime, c’est que tout va bien » et cela dans tout les domaines, les ponts, les crimes (je rappelle que si on assiste à un homme qui suit une fille dans la rue, ce n’est rien, tant qu’il ne l’a pas violer et ce devant témoins prouvant qu’elle n’était pas consentente), la santé (tant qu’un médicament guéri d’un côté et qu’on a pas de preuve qu’il tue de l’autre, c’est qu’il est bon), la nourriture (avant il y avait des pesticide, on savait que c’était mauvais pour la santé mais il n’y avait pas de malade, maintenant il y a un peu plus de cancer), le nucléaire (ça tue pas immédiatement donc c’est que c’est bon), la 5g (c’est tranquille, personne n’est encore mort et n’est encore malade officiellement),…

      La tare du français c’est de ne pas prévenir, c’est paradoxal quand on utilise la phrase « vaut mieux prévenir que guérir ».

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  3. Vers chez moi il y a en construction une route (une déviation pour évité le traffic de la N7 pour les villages du coin) tout cela financer par l’Etat, la région et le département jusqu’a là pas de problème le pont étant à la charge de l’Etat, mais surprise de dernière minute l’Etat ne veut plus être le propriètaire de ce pont donc pas de financement pour la construction de celui-ci.
    Voilà en héritage une route qui va aller nulle part.

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  4. Il faudra bien choisir : continuer les dépenses sociales extravagantes ou investir dans les infrastructures et préparer l’avenir du pays. Mais hélas le pays est géré par ces minorités de cégétistes, gilets jaunes, et autres égoïstes qui pensent à leurs quotidiens au détriment des générations futures.

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