Pénurie de médicaments en France : pourquoi la situation s’aggrave ? [Vidéos]

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On vous explique la pénurie de médicaments qui s’aggrave en France

 

Pharmacie - 1

Un tiroir de médicament à moitié vide, dans une pharmacie, à Lille, le 25 mars 2015. (MAXPPP)

 

 

Depuis 2008, le nombre de médicaments concernés par des ruptures ou des problèmes d’approvisionnement a été multiplié par au moins dix.

 

Traitement de la maladie de Parkinson, anticancéreux, vaccins… La pénurie concerne plusieurs centaines de médicaments, dont beaucoup sont indispensables aux patients. Dans une tribune publiée par Le Parisien, le 28 octobre, des associations de malades de Parkinson et des neurologues lancent un « cri d’alerte ». Ils réclament « un plan d’action urgent ». Et les malades de Parkinson ne sont pas les seuls concernés. On vous explique cette pénurie.

 

 

Quels médicaments sont concernés ?

En 2017, l’Agence nationale du médicament a reçu 530 signalements de rupture de stocks ou de difficulté d’approvisionnement pour des traitements considérés comme essentiels. En septembre 2018, l’Ordre des pharmaciens dénombrait 431 médicaments en rupture d’approvisionnement, dont 14 vaccins. L’Ordre estime qu’il y a une rupture d’approvisionnement chaque fois qu’une pharmacie d’officine ou une pharmacie d’un établissement de santé « est dans l’incapacité de dispenser un médicament à un patient dans un délai de 72 heures ».

 

C’est une pénurie de Sinemet, médicament de base dans le traitement de la maladie de Parkinson, qui a poussé un collectif d’associations de patients à lancer un cri d’alerte. Mais les malades de Parkinson manquent aussi de Mantadix.

 

 

Plusieurs anticancéreux font également défaut :

  • Immucyst et Amétycine (traitements des cancers de la vessie).
  • Aracytine et Fludarabine (leucémie).

  • Fluorouracile (cancers colorectaux).

  • Hexastat (cancer des ovaires)…

 

 

Des vaccins courants sont également touchés par les ruptures et tensions d’approvisionnement :

– DT Vax (diphtérie et tétanos).

– Imovax (polio).

– Menveo et Nimenrix (méningocoque).

– Ticovac (encéphalite à tiques).

– Vaccin BCG (tuberculose),

 

…par exemple.

 

 

Antibiotiques, antiépiléptiques, anesthésiants, cortisone pour enfants, traitements de l’hypotension et de l’hypertension… L’Agence du médicament met en ligne une liste régulièrement actualisée des produits concernés.

 

 

Comment expliquer cette pénurie ?

Entre 2008 et 2018, le nombre de médicaments signalés comme manquants a été multiplié par au moins dix, selon les données de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Pourquoi ces problèmes sont-ils plus récurrents ? L’agence évoque d’abord des « difficultés liées à la production« , qui ont elles-mêmes plusieurs causes : « retard de fabrication, incident de production, capacité de production insuffisante ». Les difficultés d’approvisionnement en matière première seraient par exemple responsables de 17 % des ruptures de stocks.

 

La « mondialisation de la fabrication et de la demande » est aussi pointée du doigt, car elle a engendré des délocalisations massives et une forte concentration de la production sur un petit nombre de sites. « 70 % des principes actifs, les molécules à la base des traitements, sont fabriqués aux Etats-Unis ou en Asie, sur un nombre restreint de sites. Au moindre problème dans une usine, c’est la catastrophe. », résume Le Parisien. Aux Etats-Unis, la seule unité de production du Sinemet, médicament anti-Parkinson, « a dû fermer ses portes, le temps de se remettre aux normes. », ajoute le quotidien.

 

Les vaccins rencontrent un autre problème, lié à leur principe même, selon Allodocteurs. « Le vaccin est un produit biologique, conçu à partir de virus ou de bactéries, une matière première vivante qui expose à certains aléas, explique le site spécialisé. Par exemple, quand on fait pousser des souches de virus, le rendement n’est pas toujours au rendez-vous. » Le temps de fabrication (18 à 24 mois pour la plupart des vaccins) et les précautions nécessaires ajoutent une difficulté : « Quand il y a un manque de vaccins, on ne peut donc pas y répondre du jour au lendemain. »

 

Les laboratoires sont également responsables lorsqu’ils font le choix de produire en flux tendu, pour des raisons économiques. « Pour éviter les pertes et limiter les coûts, les labos réduisent au maximum les stocks, alors que la demande mondiale et l’exigence de qualité augmentent. », explique encore Le Parisien. Les industriels tendent par ailleurs à privilégier la distribution dans des marchés offrant les prix les plus élevés, ce qui n’est pas le cas de la France, et inversement à limiter, voire arrêter, la production de médicaments anciens parce qu’ils jugent leur prix trop faible.

 

 

Comment y remédier ?

L’Ordre des pharmaciens a mis en place une plateforme d’alerte appelée DP-Ruptures. Elle permet aux pharmacies de signaler automatiquement aux fabricants les médicaments indisponibles depuis plus de trois jours. Le système n’empêche pas les ruptures de stocks, mais il doit permettre de réduire la durée pendant laquelle les médicaments sont absents des réserves des pharmacies.

 

Un rapport du Sénat publié début octobre présentait par ailleurs 30 propositions pour prévenir les pénuries récurrentes de médicaments et vaccins en France. Le rapport recommandait par exemple de renforcer les moyens financiers des deux structures publiques susceptibles de produire des médicaments indispensables : la pharmacie centrale des armées et l’Agence générale des équipements et produits de santé (Ageps). Une solution à laquelle la Suisse a déjà recours, mais que certains spécialistes jugent utopique, en raison des coûts considérables et de la difficulté de choisir les médicaments qu’il faut produire en priorité.

 

Les auteurs du rapport prônent une politique de la carotte et du bâton vis-à-vis de l’industrie pharmaceutique. D’un côté, des aides financières pour les entreprises pharmaceutiques qui s’engageraient à fabriquer en France certaines substances actives jugées essentielles. De l’autre, des sanctions en cas de manquement dans la mise en œuvre de leurs plans de gestion des pénuries.

 

 

En attendant, que peuvent faire les patients ?

Mieux vaut éviter de chercher à acheter les médicaments manquants sur internet. Le risque de tomber sur des contrefaçons est trop grand. Les patients peuvent commencer par s’informer, auprès des pharmacies, afin de savoir si la rupture de stock est temporaire ou non. L’ANSM publie également des informations sur les médicaments en rupture de stock ou en situation de tension d’approvisionnement.

 

Médecins traitants et pharmaciens peuvent également chercher un traitement alternatif, avec des produits de substitution (mais il arrive qu’ils soient aussi concernés par la rupture d’approvisionnement).

 


 

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Pharmacie - 2

Pour illustration

 


 

Source :

https://ansm.sante.fr/S-informer/Informations-de-securite-Ruptures-de-stock-des-medicaments

http://www.ordre.pharmacien.fr/Le-Dossier-Pharmaceutique/Ruptures-d-approvisionnement-et-DP-Ruptures

https://www.francetvinfo.fr/sante/medicament/on-vous-explique-la-penurie-de-medicaments-qui-s-aggrave-en-france_3008871.html

 

Article :

Franceinfo

 

Vidéo :

[1] VERS UNE PÉNURIE DE MÉDICAMENTS ? – Le Fil d’Actu – Officiel / YouTube

[2] La souffrance des malades face à la pénurie de médicaments – Medisite Video Sante / YouTube

[3] France : les raisons qui expliquent la pénurie de médicaments – Medisite Video Sante / YouTube

35 commentaires

  1. Depuis deux mois je me retrouve, chaque mois, à faire toutes les pharmacies de ma ville pour trouver un médicament important que je prends depuis 15 ans. Malheureusement, je ne peux prendre que ma consommation mensuelle et donc ne peut  » le stocker  » pour en avoir d’avance . Jusque-là je n’avais aucun problème. Mon pharmacien m’a expliqué que ce produit ( comme d’autres ) est vendu dans différents pays qui le paient plus chers que la France, donc désormais priorité quantitative leur est donnée et les pharmacies françaises ont des difficultés pour s’approvisionner et le stocker malgré les commandes qu’elles font et les relances pour les recevoir – Un tel raisonnement s’il savère exact est purement et simplement inadmissible : on met la vie des gens en danger , des personnes dont la santé nécessite de prendre un médicament en particulier en évoquant de telles raisons !!!

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  2. C’est peut être une bonne chose finalement. Les médecines naturelles peuvent remplacer ce type de produit.
    C’est rare finalement d’avoir un besoin réel de substances chimiques. Personnellement, j’ai réduit mon ordonnance à une seule ligne pour réaliser que c’est bénéfique 😕

    Aimé par 2 personnes

      1. C’est ce que tout le monde me dit. Et je respecte.
        Mais nous sommes tout un groupe a avoir arrêté l’allopathie. 100% vont mieux. Il y a un effort pour commencer et ensuite, ça va tout seul.

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      2. Cela fait 20 ans cette année (depuis 1999)… Je ne suis pas resté oisif fasse à mes pathologies. J’ai même essayé l’acupuncture…

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      3. J’en suis conscient Annawenn.

        Mais il faudrait que je te rédige un mail avec toutes mes pathologies et leurs origines pour que tu y vois plus clairement.

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    1. Annawenn je partage entièrement ton avis. En ce qui concerne les pesticides certains ne peuvent pas se passer de la bouillie Bordelaise qu’ils utilisent à toutes les sauces. L’abattage médiatique et surtout publicitaire arrive à faire croire des choses fausses. En réalité en continuant à utiliser ce produit ils accumulent du cuivre dans le sol qui n’est pas biodégradable. D’ailleurs j’ai écrit sur mon site un article sur le sujet https://spotjardinmonsite.com/2019/03/02/pourquoi-je-nutilise-plus-la-bouillie-bordelaise/ Il y a encore beaucoup de boulot à effectuer pour expliquer qu’il est possible de faire autrement car les idées reçues ont la vie dure. Encore ce soir il y a un jardinier qui m’a dit que les gendarmes mangeaient les feuilles de ses choux. Celle là on ne me l’avait jamais sortie. Je lui ai répondu qu’il s’agissait plutôt des limaces ou bien des petites chenilles vertes. Il n’avait pas l’air de me croire. Pour les médecines naturelles c’est un peu pareil comme l’indique Annawenn. Désolé Eric si j’ai un peu débordé.

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      1. J’en entends aussi pour les pesticides. Il faudrait écrire un bêtisier 😉. C’est difficile de changer parce-qu’il faut sortir d’une « zone de confort ». Depuis 2001, j’avais un traitement très lourd et j’ai accepté le fait que c’était pour la vie puisque maladie incurable.
        Et puis l’année dernière, je suis tombée gravement malade. Après un parcours médical qui n’a rien donné, j’ai décidé de tous les envoyer chier pour revoir un peu tout ça.
        Au final, toutes les années de médicaments m’ont provoqué un insuffisance rénale.
        C’est dommage mais il n’est jamais trop tard. J’ai consulté une naturopathe qui m’a conseillé d’arrêter les traitements chimiques en cause et elle m’a fait faire une détox générale
        J’ai revu mon mode de vie dans sa globalité.
        Non seulement mon insufisance rénale ne me fait plus souffrir, mais le plus « drôle » c’est que l’ancienne maladie est en rémission alors que je n’ai plus le traitement que j’aurais dû prendre jusqu’à la tombe.
        A part ça, je n’ai jamais utilisé la bouillie bordelaise.
        Je composte le crottin de cheval et je fais des associations de plantes. J’ai de quoi manger et je vis en harmonie avec la population du jardin.
        Bonne semaine à tous

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  3. C’est à vomir !
    Tout cela n’est que pur business, et on ose appeler ça  » santé, traitements, soins… »
    On a pris les malades en otage depuis plusieurs décennies via la médecine moderne. On a rendu celle-ci incontournable. La dernière mesure en date annoncée par Buzyn est le déremboursement de l’homéopathie.
    Aux états unis, mais aussi en France, il y a le scandale des opioïdes qui tuent en nombre. Et si on parlait des IPP (les médicaments anti-acides, contre les brûlures d’estomac) ?
    Pas un mot sur les dizaines de milliers de morts causés par l’excès de médicament, chaque année

    Et si, au lieu de surmédicamenter les gens , on se penchait sur les causes réelles de leurs maux ?
    Et si il n’y avait pas autant de conflits d’intérêt au sein de big pharma ?
    Et si on ne jouait pas autant sur la peur pour mieux manipuler les masses et enrichir un système sans foi, ni loi ?
    Et si on faisait une vraie médecine ? La première phrase du serment d’Hippocrate est « « Je promets et je jure d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité dans l’exercice de la médecine. Je donnerai des soins gratuits aux indigents, et n’exigerai jamais un salaire au-dessus de mon travail ».
    Merci Eric pour ce post.
    Belle journée à toi 🙂

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  4. Je rejoins Annawenn. J’ai guéri ma spasmophilie grâce à des granules homéopathiques. Le traitement a duré 5 ans. Je suis très en colère sur le déremboursent de l’homéopathie. Pour moi c’est efficace. En plus cela coûte moins cher à la sécu. Ils ont fait une fois de plus un cadeau aux trusts pharmaceutiques qui fabriquent des médicaments chimiques. et en plus ils vont mettre des salariés au chômage.

    Aimé par 1 personne

    1. Je ne m’y connais pas trop en homéopathie mais je crois savoir qu’avec les produits de la nature on peut tout soigner. Sauf que cela ne rentre pas dans le Codex Alimentarius (NOM, business, profit et contrôle)…

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  5. Chaque maladie peut être soigné avec des plantes, le yoga, le kéfir, l’acupuncutre, l’ostéopathie, les guérisseurs, les pierres, la psychologie, la méditation,…. mais le tout est de trouver celui qui nous correspondra le mieux, et ça , on peut y mettre du temps…

    Mon mari avait une maladie, sa gorge était irrité comme du papier de verre, on a vu des spécialiste, qui lui ont mis une caméra dans la gorge, on lui a prescrit médicament sur médicament, mon mari lui était à fond sur les médocs à l’époque, mais rien n’y faisait… je lui ai dit « ok t’as essayé la médecine traditionnel, alors maintenant ça fait cinq mois et tu peux plus bosser (sa voix c’est son métier), alors ça coute rien d’essayer autre chose, il s’est choisi une pierre pour la gorge, il a porter en collier, et c’est parti…on a jamais su ce qu’il avait eut, en tout cas c’est plus jamais revenu…

    Mon mari, toujours, vingt ans qu’ils souffrait de polype dans le nez, ça lui boucher le nez, c’est génant pour son métier, il avai des médoc, il a eut une caméra dans le nez aussi, il a demandé s’il pouvait être opéré, l’orl avait dit « oui, mais ça reviendra » , chaque année il l’avait au moins six mois par an… une galère, il s’est renseigné sur internet, il a trouvé les larmes de job, à l’époque cela n’existait pas en France, on a du l’acheter à l’étranger, mais toute façon il n’avait plus rien à perdre, malade pour malade, il a fait untraitement avec, et incroyable mais vrai, cela fait dix ans qu’il n’a plus eut de polype!

    Ma fille a eut des douleurs, le doc lui a prescrit une atelle pour a sa main et plus de sport pendant un an, au bout d’un an, j’ai trouvé que ça faisait long, en plus ma fille ne pouvait plus du tout écrire, bon je vous passe les détails sur les spécialiste que j’ai vu pour elle qui ne l’ont pas soigné, j’ai été voir un guérisseur, le soir même, un quart d’heure après, elle pouvait réécrire, refaire du sport, …

    Chaque médecine parallèle marche, mais il faut chercher celle qui nous correspond, et parfois c’est plus ou moins long pour trouver, mais ça marche. En ce moment ce qui enlève les douleurs et que l’on a adopré (douleur de maux de tête, et règle et rhumatisme de mon mari) on y croyait pas au début, mais le kéfir de fruit, ça marche!

    Aphadolie, n’abandonnez pas, vous trouverez certainement un jour, quelque chose qui marchera sur vous, une plante, un produit naturel.. certain font un jeun et apparemment ça fait des miracles aussi, ou changer son alimentation,….

    Aimé par 1 personne

    1. Pour ma part, l’une de mes pathologies est au niveau génétique (dû au premiers vaccins pour l’hépatite B).

      Je suis bien content pour votre époux et votre fille.

      Pour ma part, il me reste à voir un guérisseur.

      Merci pour votre message Emilie.

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