Les légendes du cinéma : Ralph Bellamy

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 Ralph Bellamy (1904-1991)

 

 

Ralph Rexford Bellamy naît le 17 juin 1904 à Chicago dans l’Illinois.

 

En 1922, ses études terminées il prend des cours intensifs de comédie, s’intéresse à la fois à la production et à la mise en scène de théâtre ainsi qu’à la conception des décors, activités qu’il développe durant 5 ans dans diverses compagnies itinérantes. Puis, en 1927, il crée sa propre troupe, les « Ralph Bellamy Players ».

 

Le 28 décembre 1927, il se marie avec Alice Delbridge avec qui il aura un enfant mais finira par divorcer en 1930.

 

Deux ans plus tard, il fait ses débuts à Broadway. Sa seconde apparition sur les planches new-yorkaises « Roadside », en septembre 1930 lui vaut un contrat de Joseph Schenck alors président des United Artists, qui s’empresse de l’employer à la MGM.

 

En 1931, il se marie une seconde fois avec Catherine Willard avec qui il adopta un enfant mais divorceront malgré tout en 1945.

 

C’est après son second film que les propositions affluent de la part des autres studios, notamment la Fox et la Columbia. Il devient très vite une vedette de « séries B » en incarnant quelques « méchants » pittoresques et raffinés. Parallèlement, il apparaît dans plusieurs films de prestige dans lesquels il se fait une curieuse spécialité, celle du « looser », l’amoureux transi qui perd toujours l’héroïne au profit de la vedette masculine : « Cette Sacrée Vérité ».

 

Il en sera ainsi face à Gary Cooper dans « Nuit De Noces » (1935), à Fred Astaire dans « Amanda » (1938) ou à Cary Grant dans « La Dame Du Vendredi » (1940) et surtout « Cette Sacrée Vérité » (1937) qui lui vaut une nomination à l’Oscar du meilleur second rôle masculin. En 1940, Ralph Bellamy est invité par la Columbia à personnifier à l’écran le célèbre détective Ellery Queen dans 4 films à petit budget.

 

Un an plus tard, il abandonne le rôle, repris par William Gargan, pour participer à deux célèbres films fantastiques Universal : « Le Loup-Garou » et « Le Spectre De Frankenstein ». Mais, déçu des rôles insipides qu’on lui fait jouer, il abandonne petit à petit le cinéma pour se produire régulièrement au théâtre et va devenir l’un des piliers de Broadway. Il triomphe ainsi dans « Tomorrow The World » avec 500 représentations à partir d’avril 1943, « State Of The Union » avec 750 représentations à partir de novembre 1945 et « Detective Story » avec 600 représentations à partir de mars 1949, 3 pièces qui lui valent un grand succès critique mais seront toutes portées à l’écran sans sa participation.

 

Fredric March reprenant son rôle pour « Les Hommes De Demain » (1944), Spencer Tracy pour « L’Enjeu » (1948) et Kirk Douglas pour « Histoire De Détective » (1951).

 

Mais c’est surtout « Sunrise At Campobello » jouée de 1958 et 1959 qui restera son plus beau titre de gloire et lui vaudra maintes récompenses (Tony Award et le Grand Prix de la Critique new-yorkaise) : il y incarne avec une saisissante vérité le président Franklin Delano Roosevelt et renouvellera sa performance dans la version cinématographique de la pièce en 1960. Depuis 1945, il n’aura tourné qu’un seul film : « Condamné Au Silence » en tant que représentant du Congrès aux côtés de Gary Cooper, il y accomplit une création dramatique qui rejoint ses personnages de théâtre.

 

En 1945, il part en troisièmes noces avec Ethel Smith (1910-1996) mais divorce en 1947.

 

Le 27 novembre 1949, il se marie une dernière fois avec Alice Murphy jusqu’à son décès.

 

À partir de 1966, on le revoit de temps en temps au cinéma notamment en magnat despotique dans « Les Professionnels », le western politique de Richard Brooks et en inquiétant chirurgien serviteur du Diable dans « Rosemary’s Baby » (1968) de Roman Polanski. La télévision l’accaparant, il est la vedette de séries comme « Men Against Crime », « The Eleventh Hour », « The Survivors » et il délaisse à nouveau le grand écran et ne fera plus que quelques brèves apparitions, notamment en agent de change richissime et rapace aux côtés de Don Ameche dans « Un Fauteuil Pour Deux » (1983) et « Un Prince À New York » (1988) de John Landis.

 

Lorsqu’il tourne son dernier film, il n’a plus l’âge de prétendre à la main de l’héroïne mais il n’en seconde pas moins avec malice le duo Richard GereJulia Roberts dans « Pretty woman » (1990), version new look de la comédie américaine où il avait si souvent brillé.

 

De l’avis de la majorité de la critique américaine, Ralph Bellamy fut sans doute l’un des comédiens les plus fins et les remarquables de la grande époque hollywoodienne et il est dommage que le cinéma ne lui ait pas donné l’opportunité de montrer à l’écran l’immense talent de composition dont il fit preuve sur les scènes de Broadway.

 

Ralph Bellamy est mort à 87 ans, le 29 novembre 1991 à Santa Monica en Californie suite à des douleurs pulmonaires.

 


 

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Ralph Bellamy (1904-1991)

 


 

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Source :

http://encinematheque.fr/index.php

https://www.bd-cine.com/acteurs.php

https://www.imdb.com/name/nm0000897/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ralph_Bellamy

 

Article :

Ancien site web qui n’existe plus : http://vargen57.unblog.fr/

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