Coronavirus dans l’Oise : deux hommes touchés dont un professeur décédé sans s’être rendus dans des zones à risque

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Un premier Français est mort à Paris après avoir été infecté par le nouveau coronavirus Sars-CoV-2, apparu en Chine, annonce le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon. Cet homme de 60 ans est l’un des trois nouveaux cas recensés en France dans la nuit de mardi à mercredi.

 


 

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Pour illustration

 

 

Les deux hommes touchés dans le département ne revenaient, ni l’un ni l’autre, de zones à risques. Une contagion qui pose de nombreuses questions.

 

Le malade qui a succombé dans la nuit de mardi à mercredi, infecté par le coronavirus, est un homme de 60 ans, enseignant, originaire de Vaumoise (Oise), où il était également conseiller municipal. Il avait été testé en urgence, mardi, à la Pitié-Salpêtrière, à Paris.

 

Selon Gilles Petitbon, maire de Vaumoise, son conseiller municipal, serait décédé d’une « embolie pulmonaire ».

 

« Il avait le Covid-19 mais il est mort d’une embolie pulmonaire massive », confirme une source médicale.

 

« Il avait commencé à se sentir mal dès le début des vacances et avait rapidement été hospitalisé », indique Gilles Petitbon. Selon le maire, cet enseignant au collège de Crépy-en-Valois ne rentrait « ni d’Italie ni de Chine ».

 

Dans un premier temps, « il avait été hospitalisé à Creil et est décédé mardi soir. », confirme son épouse, contactée par Le Parisien ce mercredi. « Pour le moment, on encaisse son décès, on essaye d’assimiler ça. »

 

À l’hôpital de Creil, on confirme qu’un malade présentant « des symptômes grippaux » avait été hospitalisé à Creil, avant d’être redirigé vers la Pitié-Salpêtrière.

 

 

Un habitant de Lacroix-Saint-Ouen infecté

L’Oise fait face par ailleurs à un second cas de coronavirus, confirmé ce mercredi matin par Jérôme Salomon, directeur général de la Santé. Il s’agit d’un homme de 55 ans, habitant Lacroix-Saint-Ouen. Employé de la base aérienne de Creil, il a d’abord été hospitalisé à l’hôpital de Compiègne avant d’être transféré dans une « situation clinique grave » au centre hospitalier universitaire d’Amiens (Somme).

 

« Son infection a été découverte à la fin de son séjour », souligne un membre de l’hôpital de Compiègne. Pendant plusieurs jours, il a donc été en contact avec le personnel des urgences et du service de réanimation de Compiègne.

 

Le deuxième cas de coronavirus confirmé dans l’Oise est un homme né en 1965. Il est pour l’heure hospitalisé au CHU d’Amiens, dans un état grave. Les recherches se poursuivent pour savoir comment ces derniers ont été contaminés. Une investigation est en cours pour déterminer les circonstances de leurs contaminations. Une cellule de crise a été mise en place par l’ARS (Agence régionale de santé), mardi soir. L’organisme travaille à l’identification des personnes avec lesquelles les deux patients ont été en contact rapproché.

 

 

Le plan blanc déclenché

Les deux cas confirmés sont passés par les hôpitaux de Creil et de Compiègne. Les deux établissements ont consécutivement à cela déclenché le Plan blanc. Un dispositif exceptionnel qui vise à mobiliser, de façon immédiate, l’ensemble des moyens médicaux dont dispose chaque hôpital. Il est déclenché dans des situations d’urgences pour se préparer à un afflux exceptionnel de patients.

 

Il pourrait très vite être utile, à Compiègne notamment. « L’infection du patient a été découverte à la fin de son séjour », souligne un membre de l’hôpital. Pendant plusieurs jours, il a donc été en contact avec le personnel des urgences et du service de réanimation sans que des mesures de précaution particulières soient prises.

 

Une enquête est là aussi en cours pour connaître le personnel de l’hôpital ayant été en contact avec le malade. Des médecins ou infirmiers notamment qui pourraient être placés par la suite en quarantaine. Le Plan blanc permettrait alors à la direction de l’établissement de mobiliser davantage de personnel soignant pour assurer la bonne marche des services.

 

 

Au collège de Crépy-en-Valois

L’enseignant au collège Jean de la Fontaine à Crépy-en-Valois était en arrêt de travail depuis le 12 février inclus et n’avait pas fait d’apparition dans l’établissement depuis. Quatre classes se trouvaient en contact avec lui.

 


 

Sachant que le délai d’incubation et d’apparition de la maladie est de quatorze jours au maximum, seuls les adultes et enfants ayant été en contact avec cette personne et dont les symptômes : fièvres, toux, difficultés respiratoires, ont débutés entre le 12 février et le 25 février inclus sont invités à se manifester auprès du 15. 

 


 

La rectrice de l’académie d’AmiensStéphanie Dameron, rappelle que le collège est actuellement fermé pour vacances scolaires. La décision de rouvrir, ou non, l’établissement sera prise « d’ici 24 h ». Des enseignements à distance seront proposés si tel n’est pas le cas.

 

 

Qui contacter ?

Un numéro public d’information régional a été mis en place pour répondre aux questions « des personnes se sentant directement concernée par cette situation dans les Hauts-de-France ». Il s’agit du 03.20.30.58.00. 

 

Pour les personnes ayant des questions plus générales sur le coronavirus, il est possible de contacter le 0800 130 000. 

 


 

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 Pour illustration

 


 

Source :

http://www.leparisien.fr/oise-60/oise-un-homme-touche-par-le-coronavirus-un-second-cas-suspect-26-02-2020-8267154.php

https://www.20minutes.fr/sante/2727263-20200226-coronavirus-oise-professeur-decede-militaire-infecte-rendus-zones-risque

https://actu.fr/societe/coronavirus-dans-loise-deux-patients-ne-setaient-pas-rendus-dans-zones-dexposition-risque_31759592.html

http://www.leparisien.fr/oise-60/coronavirus-ce-que-l-on-sait-des-mysterieuses-contaminations-dans-l-oise-26-02-2020-8267472.php

 

Article :

Élie Julien, Alexis Bisson et Clémence Bauduin / Le Parisien

 

Vidéo :

[1] Coronavirus Sars-CoV-2 : le point sur la situation en France – L’Obs / YouTube