Coronavirus France : plusieurs cas mortels du à la chloroquine dans plusieurs hôpitaux [Vidéos]

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La chloroquine, au cœur d’une controverse mondiale. Alors que médecins, épidémiologistes et autres chercheurs s’opposent quant à l’efficacité de l’hydroxychloroquine (Plaquenil) pour soigner le coronavirus, son usage pourrait être fatal face à des symptômes évocateurs de Covid-19.

 


 

Interview Dr Didier Raoult sur la contagion d’un virus respiratoire – Marseille / France 3 / Le 19.01.2009

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Médicament - 1

Pour illustration

 

 

Des morts et des effets toxiques cardiaques ont été recensés dans plusieurs hôpitaux français chez des personnes positives ayant pris de l’hydroxychloroquine.

 

Nouveau rebondissement dans la controverse planétaire autour de la chloroquine (commercialisée sous le nom de Nivaquine) et de l’hydroxychloroquine (Plaquenil) pour traiter l’infection au coronavirus. Le pharmacien d’un grand CHU français, correspondant du Centre de pharmacovigilance de sa région, a lancé l’alerte vendredi 27 mars auprès de médecins infectiologues et pharmaciens de son établissement. « Des cas de patients Covid-19 positifs [c’est-à-dire dont l’infection a été validée par un test] présentent, sous hydroxychloroquine associée ou non à l’azithromycine [un antibiotique], des troubles du rythme ou de la conduction cardiaque, des arrêts cardiaques dans d’autres centres hospitaliers français. » Certains de ces arrêts se révèlent « fatals ».

 

« Ces cas sont en cours d’évaluation », a indiqué au Point ce pharmacien, et « seront ensuite transmis à l’ANSM [Agence nationale de sécurité des médicaments] ». L’information a vite circulé en direction d’infectiologues d’autres CHU, d’anesthésistes-réanimateurs, tous ces soignants en première ligne pour sauver des malades victimes de cette épidémie inédite et fulgurante.

 

 

Des cas de toxicité cardiaque signalés

Dimanche 29 mars, l’agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine a apporté des pièces supplémentaires. « Des cas de toxicité cardiaque ont été signalés dans la région à la suite de prises en automédication de Plaquenil [hydroxychloroquine] face à des symptômes évocateurs de Covid-19, ayant parfois nécessité une hospitalisation en réanimation. »

 

 

Twitte - 1

 

 

Depuis plus d’un mois, la chloroquine et l’hydroxychloroquine font l’objet d’un battage mondial. Le professeur Didier Raoult, directeur de l’Institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection, clame la « fin de partie » pour l’épidémie de coronavirus grâce à ces molécules miracles. En particulier, l’hydroxychloroquine associée à l’azithromycine. Le président des États-Unis, Donald Trump, les qualifie de « dons du ciel ».

 

La chloroquine est un antipaludéen commercialisé en France à la fin des années 1940, tombé progressivement en désuétude en raison des résistances que son usage massif avait fini par provoquer. L’hydroxychloroquine, autre antipaludéen autrefois, est aujourd’hui autorisée dans la prise en charge de maladies comme le lupus, la polyarthrite rhumatoïde ou encore, à titre préventif, pour les allergies au soleil. Ces deux médicaments sont disponibles uniquement sur ordonnance. Depuis quelques jours, ils peuvent être testés à l’hôpital chez des patients Covid + dans le cadre d’essais cliniques ou de cohorte, à la suite de décisions collégiales des équipes médicales.

 

 

Utilisation sauvage

Mais ces dernières semaines, nous avons reçu plusieurs témoignages attestant son utilisation sauvage par des personnes se croyant infectées et retrouvant de vieilles boîtes dans leurs armoires à pharmacie, ou faisant le siège de leur médecin traitant pour obtenir une prescription, ou encore par des médecins l’administrant en solitaire, hors protocole, à titre « compassionnel », en ville ou à l’hôpital.

 

Les centres régionaux de pharmacovigilance, la fine fleur des spécialistes de médicament du pays, avaient déjà observé il y a un mois une « recrudescence des commandes de spécialités à base de chloroquine et d’hydroxychloroquine sur le territoire national », à la suite de ces annonces mirobolantes reposant sur des études d’une extrême faiblesse. Ils rappellent que les risques, en premier lieu de toxicité cardiaque lors de surdosage, mais aussi à dose thérapeutique, liés à l’utilisation de la chloroquine et de sa cousine l’hydroxychloroquine sont très bien connus.

 

 

Fortement déconseillé dans de nombreux cas

Les produits sont fortement déconseillés en cas de :

  • Maladies cardiaques.
  • Diabète.
  • Épilepsie.
  • Maladie de Parkinson.
  • Troubles du taux sanguin de potassium ou de calcium.
  • Porphyrie (une maladie métabolique).

 

 

Ils doivent être évités pendant la grossesse.

 

Ils sont également contre-indiqués en association avec d’autres médicaments, dont certains sont très courants comme :

 

  • Le citalopram.

 

  • L’escitalopram.

 

  • Des antidépresseurs (Seropram, Seroplex…).

 

  • L’hydroxyzine anxiolytique et antiallergique contenue dans Atarax et consorts.

 

  • La dompéridone (Motilium et génériques) contre les nausées et vomissements…

 

 

Leurs effets indésirables sont nombreux :

 

  • Ophtalmologiques (troubles de l’accommodation, vision floue, atteinte de la rétine).

 

  • Cardiaques (troubles de la conduction et du rythme cardiaque, cardiomyopathie).

 

  • Neuropsychiatriques (convulsions, insomnies, dépression, agitation, anxiété, confusion, hallucination, agressivité).

 

  • Gastro-intestinaux.

 

  • Hépatobiliaires.

 

  • Hématologiques.

 

  • Dermatologiques.

 

 

De plus, l’azithromycine est elle-même cardiotoxique.

 

Les centres de pharmacovigilance appellent le public et les professionnels de santé à ne pas utiliser la chloroquine et l’hydroxychloroquine contre le coronavirus, en raison de ses bénéfices inconnus et de ses risques avérés. Et demandent aux médecins hospitaliers la testant dans un cadre protocolaire comme un essai clinique de procéder à un électrocardiogramme sur leurs patients avant l’instauration du traitement, puis 3-4 heures après, puis deux fois par semaine.

 


 

Patien - Réa

Pour illustration

 


 

Source :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chloroquine

https://www.rfcrpv.fr/chloroquine-point-dinformation/

https://www.nouvelle-aquitaine.ars.sante.fr/communique-de-presse-coronavirus-point-de-situation-en-nouvelle-aquitaine-du-29032020

https://www.lepoint.fr/sante/exclusif-coronavirus-plusieurs-cas-mortels-d-usage-de-la-chloroquine-en-france-30-03-2020-2369285_40.php

 

Article :

Jérôme Vincent / Le Point

 

Vidéo :

[1] Coronavirus : plusieurs cas mortels d’usage de la chloroquine en France – Le Point Actu / Dailymotion

[2] Didier Raoult « On ne sait pas lutter contre la contagion d’un virus respiratoire » | Archive INA – Ina Actu / YouTube

15 commentaires

  1. En ce qui me concerne l’ANSM ne sera jamais crédible il suffit de se souvenir de l’affaire médiator

    Plus de 3000 décès avec leur complicité . Il ne faut pas prendre ce qu’ils disent pour argent comptant.

    Aimé par 3 personnes

  2. normale professeur Didier Raoult l’a toujours dit en cas d’antécédent cardiaque le patient doit rester sous surveillance médicale hospitalière !
    donc rien de nouveau ici !

    Aimé par 2 personnes

  3. Comme pour toute médication il faut rester très prudents. Je ne mets nullement en doute l’effet positif de la Chloroquine mais il y a des pays où on l’on prescrit en début de symptômes et elle n’a pas été efficace, donc on patauge un peu dans la mare ….ça marche, ça marche pas … D’autant que les effets éventuels effets secondaires sur le cœur, les reins et l’estomac ne sont pas négligeables. Il y a aussi des essais cliniques qui semblent intéressants et sont approfondis depuis le 1er mars à l’échelle européenne sur 4 produits. L’essai s’appelle Discovery. Sans oublier que l’Institut Pasteur travaille d’arrache-pied sur un vaccin – C’est vrai que l’on voudrait prendre une pilule magique et s’en sortir, mais c’est pas le cas pour le moment.

    Aimé par 1 personne

      1. cette histoire d’empoisonnement a la chloroquine me semble une grosse arnaque !
        la chloroquine a été utilisé pendant 70 ans au cour desquels elle a été prescrit a des gens en bonne santé !
        un médecin ne donnerait jamais jamais jamais un produit comportant des risque a des personne en bonne santé !

        Aimé par 1 personne

  4. Je te remercie … J’essaie de l’être ou tout au moins d’être modestement réaliste parce que les sons de cloche vont dans tous les sens et la  » partition  » est loin d’être achevée pour que l’on puisse l’entendre correctement 🙂

    Aimé par 1 personne

  5. Lecteurs, je m’adresse à vous. Revoyez cette vidéo avec plus d’attention. Cherchez ce qu’il manque. C’est très indicatif.
    Les personnes qui meurent ont tous un arrêt cardiaque. Donc quelque soit le médicament donné antérieurement, le médicament prescrit la veille de la mort peut être accusé d’être la cause. Même un placebo.
    Avez vous remarqué ?:
    _ Aucun hôpital n’est cité. Comment vérifier ?
    _ Le nombre de morts n’est pas indiqué. Çà ne vous gêne pas ?
    _ Le pourcentage morts/rescapés n’est pas indiqué. Çà ne vous gêne pas ?
    _ L’age des personnes décédées n’est pas indiqué . Çà ne vous gêne pas ?
    _ Leur état à l’arrivée en hospitalisation n’est pas indiqué. Çà ne vous gêne pas ?
    _ La dose de médicaments prescrite n’est pas indiqué. Çà ne vous gêne pas ?
    _ Ont-ils disposé de masque respiratoire (Il n’y en a pas pour tous). Cela n’est pas indiqué. Çà ne vous gêne pas ?
    _ Savez vous que des hôpitaux sont débordés ?

    Savez vous que pour la grippe saisonnière il y a toujours des morts quelque soit le traitement. Et, c’est ainsi pour d’autres maladies.
    Savez vous que lorsque l’établissement de soin est débordé, le personnel est obligé de faire des choix. Qui doit être sauvé et qui sera abandonné? Le savez vous ?
    Mieux comprendre ce qu’est une « fausse corrélation » et/ou « l’inversion de la cause et de l’effet » pourraient aider à comprendre et a ne pas gober n’importe quoi.
    Avez vous remarqué en bas à droite dans la vidéo la signature ‘Le Point’
    Voyez l’article ‘Le Point’ du 31 Mars. Il ne cite aucune source. C’est juste signé Jérôme Vincent. On est en droit de penser que l’article est de lui.
    Remarquez le propriétaire de la revue Le Point : François Pinault via Artémis

    L’action GILEAD SCIENCES INC a commencée à monter début Février alors que la crise s’annonçait. Et, ce n’est pas pour rien. Cette entreprise espérait vendre le Remdevisir. Elle est parmi d’autres entreprises opposée au traitements médicaux qui ne leur remplient pas les poches. Donc les actionnaires et ces entreprises sont en situation de confrontation avec la chloroquine et les dérivés de la chloroquine.

    Cette vidéo, et information est pour moi typiquement une propagande pour lutter contre une médication très peu coûteuse.

    Aimé par 3 personnes

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