Coronavirus : Reconfinement à Hokkaido – comment la situation s’est dégradée [Vidéo]

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Time : 3 mn 22 / [1]

 


 

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Au Japon, sur l’île d’Hokkaido, l’état d’urgence avait été levé, les écoles avaient rouvert. Et puis il a fallu se confiner à nouveau. Voilà comment la situation s’est dégradée en quelques semaines.

 

 

Au Japon, l’archipel d’Hokkaidō se reconfine

Dès le 19 mars, l’état d’urgence a été levé, mais 26 jours plus tard, il a été remis en vigueur. Hokkaidō est la première région du Japon à avoir été touchée par l’épidémie de Covid-19. Dès la fin du mois de février, elle a déclaré l’état d’urgence. Elle avait fini par lever le confinement, mais elle a décidé de le remettre en vigueur.

 

 

Les écoles sont fermées, les grands rassemblements interdits

Haut lieu touristique prisé par la clientèle chinoise, Hokkaidō, archipel du nord du Japon, vit désormais confiné. Les écoles sont fermées, les grands rassemblements interdits, et la population est « encouragée » à ne pas sortir. Les personnes infectées sont répertoriées et isolées, tout comme les personnes ayant été en contact avec elles.

 

Le confinement avait pourtant été levé le 19 mars, et les écoles avaient rouvert leurs portes début avril. En effet, les mesures de confinement avaient semblé porter leurs fruits : seuls un à deux nouveaux cas étaient détectés chaque jour.

 

 

Le Japon n’a pas mis en place de politique de dépistage massif

Mais le 12 avril, seulement 26 jours après la levée de l’état d’urgence, les autorités sanitaires ont constaté une recrudescence des cas de Covid-19 à Hokkaidō. Et pour cause : contrairement à son voisin coréen, le Japon n’a pas mis en place de politique de dépistage massif de la population.

 

Par ailleurs, les mesures de confinement sont moins contraignantes qu’en France : la plupart des gens vont travailler, et les magasins et les bars sont ouverts. Le 16 avril, le Premier ministre a donc décidé d’étendre l’état d’urgence à l’ensemble du pays.

 


 

Les leçons à tirer des expériences en Asie en vue du déconfinement en Europe

 

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Les expériences de pays asiatiques peuvent servir d’exemple ou de contre-exemples à l’heure de penser au déconfinement en Europe. – © Philip Fong – AFP

 

 

L’alerte a-t-elle été suffisamment donnée ? Avons-nous suffisamment accepté de l’entendre ?

 

Les Etats européens auraient pu tirer bien plus de leçons de l’expérience asiatique sur le Coronavirus, l’Asie ayant plusieurs semaines d’avance face à la vague du Covid-19. Soit des leçons de rapidité de réaction face à la nouvelle de ce nouveau virus en Chine. Soit des leçons sur les mesures à déployer.

 

Mais sur le déconfinement, il est encore temps de s’inspirer des expériences asiatiques, bonnes ou mauvaises, à l’heure où les états européens planifient ou amorcent leurs déconfinements.

 

 

Les écoles et espaces publics : le cas de Hokkaido au Japon

L’île d’Hokkaido, au nord du Japon, avait rouvert ses écoles progressivement depuis le 6 avril, après trois semaines de fermeture. Le coronavirus semblait dompté, il ne restait plus que quelques cas déclarés chaque jour.

 

Il y a une semaine, les écoles d’Hokkaido ont pourtant dû refermer leurs portes. Les autorités ont déclaré à nouveau l’état d’urgence. En une semaine, plus d’une centaine de contaminations ont été constatées chez des personnes qui ne s’étaient pas rendues à l’étranger récemment. 

 

Une expérience qui semble confirmer qu’un retour au calme est rapidement réversible et qu’une fin de confinement doit être progressive et couplée au maintien d’autres mesures de prudence…

 

 

Les frontières : le cas de Taiwan

La Chine, Hong Kong, Taiwan, Singapour…. ont fait l’expérience de deuxièmes vagues de contaminations liées aux entrées dans leurs territoires : mi-mars, leurs ressortissants ont, en nombre, quitté les Etats-Unis ou l’Europe en début de confinement, pour rentrer au pays. Ces nationaux, de retour chez eux, ont ouvert un nouveau front dans le combat contre le virus.

 

Taiwan semble avoir maîtrisé sa seconde vague par des mesures fermes à l’entrée sur le territoire. Les étrangers y sont refusés. Seuls les détenteurs d’un titre de séjour, les travailleurs migrants et les diplomates peuvent entrer sur le territoire taiwanais. Et la quarantaine qui leur est alors imposée y est strictement contrôlée. 

 

En Europe, comment éviter de telles secondes vagues tout en assouplissant les fermetures de frontières ? Faudra-t-il maintenir, voire raffermir, les mesures actuelles aux frontières extérieures de l’Union ? 

 

Aujourd’hui les voyages « non-essentiels » vers l’Union européenne sont interdits. A Brussels Airport, les passagers qui atterrissent ne peuvent entrer sur le territoire belge que s’ils y résident ou peuvent justifier des raisons « essentielles », puis ils reçoivent la consigne, dont le respect n’est pas contrôlé, de rester en quarantaine. 

 

 

Les tests : le cas de la Corée du Sud

La Corée du Sud est pointée en exemple pour sa gestion de la crise sanitaire sans confinement, en privilégiant d’autres barrières, comme le port de masques, la distanciation sociale et le recours massif à des tests de dépistage

 

Un ensemble de mesures qui ont permis à cet Etat, le deuxième après la Chine à avoir connu une flambée épidémique, d’en voir le bout. La Corée du sud est passée d’un bilan de 909 cas additionnels en 24 heures au plus fort de l’épidémie à une vingtaine de cas quotidiens ces derniers jours. Les autorités sud-coréennes ont décidé d’assouplir les règles s’appliquant aux lieux de culte et aux centres sportifs mais tout en annonçant que les mesures de distance sociale seraient prolongées de 16 jours et que les écoles resteraient fermées.

 

Parce que malgré cet éventail de mesures et leurs effets manifestes, chaque jour de nouveaux cas de contamination sont encore décelés. 

 

La persistance du virus pourrait être liée notamment à une possible « réactivation » du virus chez des individus pourtant considérés comme guéris. La Corée du Sud a fait état 160 cas de personnes sorties de quarantaine après deux tests négatifs mais testées à nouveau « positifs » deux semaines plus tard.

 


 

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Source :

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/video-reconfinement-a-hokkaido-comment-la-situation-s-est-degradee_3932617.html

https://www.brut.media/fr/international/reconfinement-a-hokkaido-comment-la-situation-s-est-degradee-cf2f8323-1148-479b-a145-4fe905ed5e27

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_frontieres-tracking-ecoles-tests-les-lecons-a-tirer-des-experiences-en-asie-en-vue-du-deconfinement-en-europe?id=10485436

 

Article :

Brut

Myriam Baele / RTBF

 

Vidéo :

[1] Reconfinement à Hokkaido : comment la situation s’est dégradée – Brut / YouTube

8 commentaires

  1. C’est terrible !! Il va falloir vraiment se méfier de la sortie de ce confinement en France. Ce « lâcher » de personnes qui n’ont qu’une envie c’est de sortir en masse. J’espère vraiment que nous n’allons pas avoir le deuxième épisode tant redouté par les médecins ! Personnellement, j’aurai opté pour un port de masque obligatoire pour tous , mais bon … à suivre …

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  2. Suite à votre article sur les nombreuses mutations du covid-19, qui présente à ce jour déjà plus de 30 souches (33 souches), et les conséquences qu’il convient d’en tirer dans la recherche d’un vaccin, à savoir qu’il est probable qu’un vaccin unique ne sera pas efficace contre toutes les souches, mais qu’il faudra peut-être au contraire autant de vaccins que de souches, car, comme le dit un médecin chinois, « il ne faut pas traiter le covid-19 comme une maladie unique », et compte tenu du fait que, chacun de ces vaccins « régionaux » étant développé localement, on ne peut pas s’attendre à ce que tous les vaccins sortent en même temps (même si l’on peut supposer qu’une fois un vaccin trouvé cette découverte permettra de conclure les autres plus rapidement), on voit mal comment la fermeture des frontières ne s’imposerait pas.

    Le gouvernement des Etats-Unis a pris une mesure de cessation complète de l’immigration légale de 60 jours, dont d’aucuns, au sein même du gouvernement, affirment déjà que ce « provisoire » a vocation à devenir plus ou moins la règle dans la durée, à savoir, je suppose, que les Etats-Unis vont revenir à une période d’immigration légale très restrictive comme dans les années de la Grande Dépression (avec des restrictions quantitatives mais aussi quant aux pays d’origine autorisés à envoyer des émigrés). D’autres Etats ont mis en place des périodes de quarantaine drastique pour les personnes entrant sur leur territoire, ou projettent de le faire (Grande-Bretagne).

    Il semble en effet, au moins pendant une certaine période, que même un pays qui vaccinerait sa population ne serait pas immunisé contre toutes les souches du covid-19 et que les étrangers porteurs de ces autres souches resteraient donc un danger pour la population nationale vaccinée. A moyen terme, on peut envisager qu’une même injection réunisse tous les vaccins développés contre les souches du covid-19 mais ce dernier ne va-t-il pas développer de nouvelles souches tant et plus, si bien qu’une course est perdue d’avance et qu’il conviendrait de développer sans tarder les méthodes alternatives connues pour les rendre soit opérationnelles soit plus efficaces (des traitements type chloroquine ou interféron alpha 2b ou des UV ou autres) ?

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  3. Commentaire ajouté à la demande de Sacha :

    « Contaminé ne veux pas dire « malade » et encore moins « mourant » !
    En ce qui concerne la Corée du Sud, l’article signale 909 décès par jour au plus fort de l’épidémie, je surveille depuis le début de la crise les chiffres officiels pour ce pays (ayant une amie dans ce pays), à ce jour, le nombre total de décès s’élève à 240. Les 909/jour sont peut-être le nombre de contaminés !! – Voir Johns Hopkins University.

    Nombre de décès à ce jour au Japon: 345, toujours d’après Johns Hopkins !

    De plus, plusieurs études montrent que le test n’est pas fiable, il détecte les exosomes des cellules nanoscopiques présentes dans notre corps dont le rôle est d’avertir d’un danger potentiel (poison, infection; rhume, cancer,… et aussi stress et peur) ».

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