L’histoire de Nauru, le pays qui s’est mangé lui-même [Vidéo]

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Time : 4 mn 11 / [1]

 


 

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Les événements antérieurs à sa colonisation à la fin du 19ème siècle sont peu connus faute de sources écrites et en la quasi-absence de données archéologiques. Les faits postérieurs sont quant à eux intimement liés à l’histoire de son unique ressource : le minerai de phosphate.

 

L’une des hypothèses quant à l’origine des habitants de Nauru veut que cette population ait des origines à la fois mélanésiennes, micronésiennes et polynésiennes, les traits de cette dernière population dominant. D’autres observateurs soulignent les ressemblances entre les Nauruans et les populations micronésiennes de l’est de l’archipel des Carolines. Elle est découverte par les Européens le 8 novembre 1798 lorsque le capitaine britannique John Fearn s’approche de l’île. Elle est alors successivement colonisée ou occupée par différentes puissances : l’Allemagne en 1888, l’Australie en 1920, le Japon de 1942 à 1945 puis à nouveau l’Australie en 1947. Nauru acquiert son indépendance le 31 janvier 1968 puis rejoint l’Organisation des Nations unies en 1999.

 


 

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Cette île du Pacifique possédait l’un des plus hauts niveaux de vie au monde, avant de s’effondrer. C’est l’histoire de Nauru, surnommé le « pays qui s’est mangé lui-même ».

 

 

Nauru, le pays qui s’est mangé lui-même

Cette île du milieu du Pacifique possédait autrefois l’un des plus hauts niveaux de vie au monde. Aujourd’hui, ne vivent dans ce petit pays que 11.000 habitants, menacés par la montée des eaux.

 

Cette île océanienne est située à 4.835 km de l’Australie et s’étend sur 22 km2.

 

 

En 1974, Nauru possède le second PIB par habitant au monde

La majorité de la population est concentrée sur une bande côtière qui entoure un plateau central. C’est sur ce plateau qu’ont été découverts de massifs gisements de phosphate, un sel notamment utilisé pour la création d’engrais et d’explosifs. Leur exploitation débute en 1906, au bénéfice des colons allemands. En 1914, c’est au tour de l’Australie de profiter de cette exploitation, et le pays prend le contrôle de l’île jusqu’en 1968. Cette année-là, Nauru obtient enfin son indépendance et devient la plus petite république au monde.

 

C’est le début d’une ère de prospérité économique exceptionnelle : en poursuivant l’exportation de son phosphate, le pays du Pacifique s’enrichit très rapidement. En 1974, il possède le second PIB par habitant au monde, trois fois plus élevé que celui des États-Unis. Cette année-là, le pays génère 225 millions de dollars australiens.

 

 

Lorsque les gisements de phosphate se tarissent, l’économie commence à s’écrouler

Le petit pays se dote d’une compagnie aérienne, multiplie les avantages sociaux pour ses habitants, investit massivement à l’étranger… Mais lorsque les gisements de phosphate se tarissent au début des années 1990, l’économie du pays commence à s’écrouler. Les investissements immobiliers effectués par le gouvernement en prévision de cette crise se révèlent infructueux. L’île, ravagée par l’exploitation minière, ne peut se rabattre sur d’autres ressources, comme le tourisme.

 

80 % de la terre a été dévastée, 40 % de la marine a été tuée. Alors que les saisies se multiplient, que l’industrie s’effondre et que les gouvernements se succèdent, la République de Nauru adopte différentes stratégies pour remplir ses caisses : blanchiment d’argent étranger, vente de passeports, accueil rémunéré de réfugiés clandestins… Au fil des années, ces activités valent à Nauru des accusations sévères de la part de l’ONU, de l’OCDE, d’Amnesty International…

 

 

Une crise économique doublée d’une crise sanitaire

Puis la crise économique du pays se double d’une crise sanitaire, due à l’adoption trop rapide d’une société de consommation. Le pays a le plus important taux d’obésité au monde (61 % des adultes), le deuxième taux de tabagisme (47 % des adultes) et le plus haut taux de diabète de type 2 (40 % de la population). Aujourd’hui, la République de Nauru est une île aux paysages arides et industriels, à la faune et la flore dépeuplées et sur laquelle vivent encore environ 11.000 habitants, menacés par la montée des eaux.

 


 

Source :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nauru

https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_Nauru

https://www.brut.media/fr/international/nauru-le-pays-qui-s-est-mange-lui-meme-b4122435-3c5c-4093-b657-41c1e1ca5e40

 

Article :

Wikipédia / Brut

 

Vidéo :

[1] L’histoire de Nauru, le « pays qui s’est mangé lui-même » – Brut / YouTube

 

Photo :

Pour illustration

5 commentaires

  1. La seule chose dont ils sont menacés (montée des eaux) n’est pas arrivée alors que tout le reste (pillage et décadence) les a dévasté ? Ironie du sort…

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