Covid-19 : un test PCR tourne mal, provoquant une fuite de liquide cérébrospinal [Vidéo]

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Le liquide cérébrospinal (LCS), ou liquide céphalo-rachidien (LCR) en ancienne nomenclature, est un liquide biologique transparent dans lequel baignent le cerveau et la moelle spinale.

 

Il est contenu dans les méninges, plus précisément entre la pie-mère (qui recouvre le système nerveux central) et l’arachnoïde (qui tapisse le versant interne de la dure-mère), c’est-à-dire dans l’espace sous-arachnoïdien. C’est également le liquide qui circule dans les quatre ventricules cérébraux, à l’intérieur du cerveau, dans le canal central de la moelle spinale puis au-delà du tube neural jusqu’au cul-de-sac dural.

 

Il est sécrété par les plexus choroïdes au niveau des ventricules latéraux, ventricule 3 et ventricule 4 dans les hémisphères cérébraux dérivant du tube neural encéphalique primitif.

 

Le liquide cérébrospinal absorbe et amortit les mouvements ou les chocs qui risqueraient d’endommager le cerveau. Il est également le liquide dans lequel sont évacuées les molécules et les « déchets » provenant du cerveau et joue également un rôle de protection immunologique.

 


 

 

 

Un test nasal de détection du Covid-19 a percé la paroi du cerveau d’une Américaine, provoquant une fuite du liquide céphalo-rachidien par son nez et lui faisant risquer une dangereuse infection, ont rapporté des médecins dans une revue médicale jeudi.

 

Cet accident a fait risquer à cette Américaine une dangereuse infection.

 

L’affaire est un cas isolé qui ne doit, évidemment, pas dissuader les personnes susceptibles d’être infectées par le Covid-19 de se faire tester. Jeudi, dans la revue médicale JAMA Otolaryngology-Head & Neck Surgery, des médecins rapportent le cas d’un test nasal de détection du Covid-19 qui a mal tourné.

 

L’exécutant a provoqué une fuite du liquide céphalo-rachidien par son nez et lui faisant risquer une dangereuse infection. La patiente, une quadragénaire, avait un problème non diagnostiqué et le test auquel elle a été soumise a peut-être été mal administré; ce qui signifie que le risque pour la population après ce type de tests est très faible.

 

 

« Besoin d’une formation adéquate »

« Mais son cas montre que les professionnels de la santé doivent suivre les protocoles à la lettre », indique Jarrett Walsh, auteur principal de l’article. « Et les personnes ayant été opérées des sinus par exemple devraient envisager de demander des tests oraux si possibles », ajoute-t-il.

 

« Cela souligne le besoin d’une formation adéquate des personnes administrant le test, et la nécessité d’être vigilants après que le test a été administré », renchérit le spécialiste ORL Dennis Kraus, de l’hôpital Lenox Hill à New York, qui n’a pas participé à l’article. Jarrett Walsh, qui exerce à l’hôpital de l’université de l’Iowa, a précisé que la patiente avait été testée avant une opération pour une hernie, et qu’elle avait constaté qu’un liquide transparent sortait d’une de ses narines.

 

 

 

 

Maux de tête, vomissements, raideur à la nuque…

Après avoir eu des maux de tête, des vomissements et avoir développé une raideur à la nuque et une sensibilité à la lumière, elle a été examinée par Jarrett Walsh. « L’Américaine pense que le test a peut-être été administré un peu trop haut dans la narine », a-t-il dit. Elle avait été traitée par le passé pour de l’hypertension intracrânienne, et les médecins avaient à l’époque utilisé une aiguille pour drainer du fluide et son problème avait été résolu.

 

Mais elle avait ensuite développé une encéphalocèle, qui fait que la paroi du cerveau déborde vers les fosses nasales. Ce qui n’avait pas été diagnostiqué avant que ses nouveaux médecins n’examinent ses vieux résultats de scanner et ne procèdent à une opération pour corriger ce défaut en juillet. Elle est depuis complètement rétablie.

 

Le Dr Walsh dit penser que les symptômes qu’elle a développés étaient le résultat d’une irritation de la paroi du cerveau. Si le problème n’avait pas été traité, elle aurait pu développer une infection potentiellement mortelle du cerveau, ou de l’air aurait pu entrer dans le crâne et aurait placé une pression excessive sur le cerveau. 

 


 

Time : 40 s [Vostvfr] / [1/1]

 

La vidéo dont a été mise en ligne en 2009 par la revue scientifique « The New England Journal of Medicine ». La technique est préconisée depuis l’apparition de la grippe H1N1 pour le diagnostic des maladies à virus respiratoire, comme le Covid-19.

 


 

Source :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liquide_cérébrospinal

https://jamanetwork.com/journals/jamaotolaryngology

https://www.lefigaro.fr/sciences/un-test-covid-a-provoque-une-fuite-de-liquide-cephalo-rachidien-chez-une-americaine-20201002

https://www.sudouest.fr/2020/10/02/covid-19-un-test-nasal-tourne-mal-la-paroi-du-cerveau-d-une-americaine-percee-7914411-10861.php

 

Article :

Par SudOuest.fr avec AFP

 

Vidéo : 

[1] NEJM Procedure: Collection of Nasopharyngeal Specimens with the Swab Technique – NEJMvideo / YouTube

 

Photo :

Pour illustration

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