Le stress : quelles conséquences sur notre organisme ?

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Stress et troubles anxieux de l’adulte, le point de vue du Docteur Gourmet, Médecin Généraliste à Lyon.

 


 

 

 

Au-delà du sentiment de mal-être que l’on peut ressentir quand on est stressé, les conséquences sur la santé ne sont pas négligeables. Le stress serait la cause de plus de 60% des consultations chez le médecin. Il touche un public très large, quel que soit l’âge et le niveau social. Un stress quotidien qui dure dans le temps peut entraîner de nombreux problèmes. Le stress devient inquiétant lorsqu’il persiste car il peut devenir dangereux pour la santé.

 

Le stress chronique ou intense, ce n’est pas bon pour l’organisme : risque cardiovasculaire, de diabète, de prise de poids, pendant la grossesse… Sans en être la cause, le stress est souvent un facteur aggravant.

 

 

Affecte le sommeil

Le sommeil est le premier à en pâtir. Un peu comme les gazelles qui ne dorment pas profondément plus de vingt minutes par nuit pour pouvoir fuir à l’arrivée du prédateur, les hormones libérées quand nous stressons nous préparent à l’action, et notre sommeil est perturbé par des insomnies, micro-réveils, etc…

 

 

Augmente le risque de diabète

« En cas de stress, l’adrénaline provoque un rétrécissement des vaisseaux sanguins et une augmentation de la tension artérielle », détaille Hélène Amieva, docteur en neurosciences. « Les hormones libèrent alors le sucre stocké. Si le stress est modéré et ponctuel, c’est inoffensif. Mais une exposition chronique perturbe l’équilibre. » Une étude épidémiologique menée en Suède, également détaillée dans « Mémoire et émotions » (éd. Le Pommier), montre que les sujets vivant dans le stress présentent un risque de développer un diabète augmenté de 45 %, après contrôle des autres facteurs de risque potentiels.

 

 

Double le risque cardiovasculaire

Le risque de faire un infarctus du myocarde est quatre fois plus élevé chez des personnes anxieuses, dix fois plus chez les victimes de burn-out et quinze fois plus chez les personnes en colère. L’impact du stress sur le risque cardiovasculaire est désormais très bien établi, et équivalent à celui du tabagisme. En fait, souligne le Dr Patrick Légeron, psychiatre et fondateur du cabinet conseil Stimulus, « Il augmente les facteurs de risque coronaire classiques : pression artérielle, glycémie et bilan lipidique ».

 

 

Accentue les tensions dans le dos et les muscles

Une étude japonaise montre que ceux qui ont un travail oppressant souffrent davantage de lombalgies et de sciatiques. Pourquoi ? Le cerveau stressé transmet trop d’informations aux nerfs, provoquant des tensions qui peuvent aller jusqu’à bloquer le dos. La libération d’adrénaline et de noradrénaline entraîne une vasoconstriction qui diminue l’évacuation des déchets musculaires et des cytokines et peut déclencher l’inflammation des tendons, des muscles et des articulations. Une étude américaine a montré que les personnes introverties souffrent davantage de douleurs lombaires car elles intériorisent leurs réactions et contractent de façon plus importante leurs muscles.

 

 

Entraîne une prise de poids

Une étude américaine de juillet 2011, publiée dans le Journal of Clinical Investigation, montre que des souris soumises à un stress chronique réagissent en choisissant des aliments plus caloriques et que leur production de ghréline (hormone digestive qui stimule l’appétit) a tendance à augmenter.

 

 

Amplifie les troubles de l’intestin

« Sur les troubles fonctionnels digestifs comme ailleurs, le stress augmente le ressenti de la douleur », constate le Pr Robert Benamouzig, gastro-entérologue et hépatologue à l’hôpital Avicenne de Bobigny. « Chez l’animal », note-t-il, « on remarque une « débâcle motrice » en situation d’alerte face à un prédateur », et il ajoute : « Cela vaut aussi pour l’homme. » Si l’on a découvert au début des années 2000 que l’ulcère dit « de stress » était dû à helicobacter pylori, une bactérie, « on observe tout de même », signale le Pr Benamouzig, « que les patients qui subissent un stress vital, comme les grands brûlés, font davantage d’ulcères. »

 

 

Aggrave les maladies dermatologiques

« Le stress peut aggraver un certain nombre de maladies dermatologiques ou déclencher des poussées », souligne le Pr Laurent Misery, chef du service de dermatologie du CHRU de Brest. Il s’agit essentiellement des maladies où l’immunité joue un rôle : psoriasis, dermatite atopique, pelade, vitiligo, herpès, urticaire, acné, etc… Le stress n’est pas une cause mais un facteur aggravant d’une maladie pré-existante.

 

 

Diminue la libido

« Une seule goutte d’adrénaline (peur, angoisse, stress) suffit pour interrompre l’érection chez l’homme et inhiber les réactions sexuelles chez la femme », explique le psychiatre et anthropologue Philippe Brenot. De fait, le stress chronique active l’adrénaline qui fait donc chuter la libido. À l’inverse, lorsque les partenaires sont sereins, la sexualité induit la production de neuro-hormones à l’effet bénéfique, telles l’ocytocine (antistress).

 

 

Intensifie les céphalées et déclenche les migraines

60 % des Français connaissent ce que l’on appelle des « céphalées de tension », des maux de tête liés à la contraction des muscles du cou : le stress accentue ce phénomène. « La migraine, qui concerne 12,5 % de la population, est une maladie génétique dont la cause est une anomalie du chromosome 8 », précise le Dr Dominique Valade, neurologue à Paris. « Le stress, comme d’autres facteurs tels que la chute des œstrogènes pendant les règles ou bien… le champagne, va déclencher des crises chez ces personnes. »

 

 

Fait courir des risques pendant la grossesse

Des chercheurs de l’université du Michigan se sont intéressés à 24 femmes enceintes. Les résultats publiés dans la revue PNAS montrent que celles qui présentaient un taux élevé de cortisol durant leurs trois premières semaines de grossesse avaient trois fois plus de risque de faire une fausse couche. Le Dr Patrick Légeron cite une autre étude réalisée en Norvège sur l’influence du rythme de travail et des pauses sur des femmes enceintes : « Le risque d’avoir des douleurs lombaires et de donner le jour à un enfant de faible poids était d’autant plus grand que leur rythme de travail échappait à leur contrôle. »

 

 

Interagit avec le système de la douleur

Dans le cerveau, l’axe dit du stress (hypothalamus, hypophyse, glandes surrénales) est en connexion avec les systèmes de détection de la douleur. « Il est donc capable de moduler la réponse à la douleur », explique le neurologue Didier Bouhassira, « et peut tout à fait devenir une cause favorisante ». « Le problème est surtout », ajoute-t-il, « pour les victimes de douleurs chroniques, c’est-à-dire 20 % de la population pour qui la douleur est devenue la maladie. Elle engendre elle-même beaucoup de stress, et les deux systèmes s’entretiennent dans un cercle vicieux. »

 


 

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Le docteur Gérald Kierzek nous explique quelles peuvent-être les conséquences du stress sur notre santé.

 


 

Source :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Stress_chez_l%27humain

https://www.caminteresse.fr/sante/les-consequences-du-stress-sur-lorganisme-11150253/

https://www.stresshumain.ca/le-stress/comprendre-son-stress/stress-aigu-vs-stress-chronique/

https://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/DossierComplexe.aspx?doc=impact-stress-sante

 

Article :

Par l’équipe Ça m’intéresse

 

Vidéo : 

[1] Stress et troubles anxieux, les conseils d’un spécialiste – Alptis / YouTube

[2] Quel est l’impact du stress sur notre santé ? – Europe 1 / YouTube

 

Photo :

Pour illustration

 

Voir notamment :

Le Stress [Vidéos]

Bien-être : Se forcer à sourire permettrait de déstresser

Médecine chinoise : Comment se débarrasser du stress et l’anxiété en quelques secondes [Vidéo]

4 conseils pour en finir avec le stress et retrouver sa liberté intérieure – Pr Christophe André [Vidéo]

Selon une nouvelle étude, une nuit sans sommeil augmente votre niveau de stress émotionnel de 30 %

 

 

4 commentaires

  1. En effet le stress est le mal du siècle,un mal dû en grande partie au fait qu’une autre façon de travailler a été imposée aux salariés et aux soucis accumulés.
    Des soucis qui ont été créés pour partie par la société de consommation l’incitation à consommer à outrance qui entraine plusieurs frustrations.
    Un stress que je ne connais pas car je pratique le yoga depuis plus de quarante ans.

    Aimé par 1 personne

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