Détresse dans le métro : réagiriez-vous ?

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Time : 4 mn 15 / [1/1]

 

Ils testent la réaction des passagers dans le métro.

 


 

Vidéo :

[1] Détresse dans le métro : réagiriez vous ? – Investigations et Enquêtes / YouTube

 

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7 commentaires

  1. Merci pour cette vidéo sur un sujet que les journalistes sont incapables de commenter. Il n’y a pas de délit de non-assistance à personne en danger quand le témoin peut raisonnablement penser qu’il se mettrait en danger lui-même. L’exemple classique est la personne qui voit quelqu’un se noyer et ne sait pas nager : on n’attend pas qu’elle saute à l’eau, car elle se noierait elle aussi. (En revanche, on considérera qu’elle doit alerter d’autres personnes et ne doit pas simplement passer son chemin.) En cas d’agression, les gens qui ne reçoivent pas de formation particulière en arts martiaux ou autres formes de combat ne sont pas, je pense, en mesure d’évaluer leurs chances de dissuader un agresseur, potentiellement armé, et je ne vois pas qui pourrait leur jeter la pierre s’ils ne réagissent pas, même pour dire « Arrêtez », car ce simple mot pourrait susciter une réaction violente de la part de l’agresseur, des coups, y compris avec une arme, des coups potentiellement mortels, c’est-à-dire qu’ils dirigeraient l’agression contre eux plutôt que contre la première victime, et personne n’a le droit de demander qu’un autre se porte victime à sa place. En ce qui concerne l’agression filmée dans la vidéo, les passagers peuvent penser que l’agresseur finira par arrêter d' »embêter la dame » car on ne voit pas trop qu’il se mette à la violer devant les gens et si c’était le cas il se mettrait alors en état d’être plus facilement immobilisé par un ou des témoins. Qu’une femme réagisse à ce stade plutôt qu’un homme n’est pas étonnant, contrairement à ce qu’on pourrait penser, car il est plus probable que l’agresseur réagisse violemment à l’intervention d’un homme qu’à celle d’une femme (question de psychologie : la compétition des mâles). Autrement dit, l’homme qui intervient doit s’attendre à un affrontement physique. Or un agresseur est potentiellement armé tandis qu’un témoin à coup sûr ne l’est pas, le port d’armes étant interdit en France. L’agression montre quel genre d’homme est l’agresseur, à savoir, justement, le genre à porter une arme au mépris de la loi. C’est ce que dit, au fond, le contrôleur des douanes en civil : lui ne portait pas son arme et « il ne savait pas si l’homme était armé », c’est-à-dire il pensait bien que l’homme pouvait être armé. Dans le passé –on le voit dans les films et on le lit dans les livres– quand quelqu’un criait ‘Au voleur ! », toute la rue courait après le voleur. Les moeurs ont bien changé, me direz-vous, mais c’est que la loi était différente : ne pas courir avec les autres quand quelqu’un criait « Au voleur ! » était un délit. C’était l’époque où l’Etat ne payait pas une police de centaines de milliers de têtes. Maintenant nous payons des impôts pour ces centaines de milliers de fonctionnaires, mais il faut encore courir après les voleurs ? Vous me voyez venir. Augmenter les effectifs de la police ne sert à rien. La France est un Etat policier, le Royaume-Uni n’en est pas un, ça se voit dans les chiffres des effectifs de fonctionnaires et pas dans les chiffres de la délinquance, car il n’y a pas plus de délinquance dans l’un (le RU) que dans l’autre (la France). En conclusion, la police ne défend pas les gens (les caméras non plus, entre parenthèses), elle ramasse les débris et nettoie le sang (ce qui ne demande pas tant de gens que ça, quand on y pense), ce sont donc les gens qui doivent se défendre eux-mêmes et pour ça ils doivent être armés. A bon entendeur salut.

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      1. Merci à vous. On aura compris que je trouve ces caméras cachées de mauvais goût, de même que les journaux télévisés, à la fin de la vidéo, qui font un sujet non pas des agressions elles-mêmes (une « violente prise à partie » à Roubaix et des agressions verbales prolongées à Lille, si je comprends bien) mais de l’ « apathie » des témoins. Je réponds ceci. Que jettent la pierre aux apathiques ceux qui savent se battre car, comme je l’ai dit, un homme ne peut intervenir que s’il est prêt à se battre, donc s’il sait se battre. Et comme je l’ai dit également, il faut même qu’il soit très sûr de lui car les chances ne sont pas de son côté : lui est désarmé, l’agresseur possiblement est armé (sans parler d’artillerie lourde, ne serait-ce que d’un poing américain, ce genre d’attirail de délinquants). Maintenant, est-ce qu’un homme est supposé savoir se battre ? Du temps où le service militaire existait, ça peut se discuter (et encore). Aujourd’hui, non, un homme n’est pas censé savoir se battre. Et je ne compte pas là-dedans les bagarres avec ses frères ni dans les cours de récréation ; même si ça peut faire une petite expérience en la matière, à un certain âge ça s’arrête (normalement)… Par ailleurs, même en comptant ces petites bagarres, un enfant unique a bien des chances de ne s’être jamais battu de sa vie et les enfants uniques sont de nos jours plus la règle que l’exception. Enfin, un agresseur a statistiquement le profil de quelqu’un qui sait plus ou moins se battre ou en a davantage l’expérience que l’usager lambda des transports en commun. Donc, quand une femme, comme dans la vidéo, se plaint : « C’est une femme qui est allée raisonner l’agresseur, pas un des hommes présents n’a bougé », je me demande où elle se croit. Au temps des chevaliers ? Les chevaliers avaient des armes. Les femmes ont le droit de vivre leur vie, de sortir la nuit en petite tenue sans être molestées par des mâles agressifs ; ce qui est sûr aussi, c’est que c’est moins risqué avec un garde du corps. Il n’y a pas de délit de non-assistance à personne en danger quand les témoins ne savent pas se battre. Alors le témoin passe son chemin, ne va même pas chercher la police car il s’entendrait dire : « Pourquoi n’êtes-vous pas intervenu ? » et il ne pourrait même pas répondre : « Et vous, pour quoi on vous paye ? » car ce serait peut-être un outrage à M. ou Mme l’agent.

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      2. Merci. Aux Etats-Unis, des gens qui, comme à Lille et Roubaix dans les exemples cités, se feraient agresser verbalement dans les transports en commun poursuivraient la société de transport en justice et les journaux télévisés français feraient donc bien plutôt de se demander si les victimes en question ont l’espoir d’obtenir une réparation par voie judiciaire ou plutôt, en réalité, pourquoi elles n’ont aucun espoir. C’est un peu plus préoccupant, à vrai dire, que le fait qu’aucun passager ne réagisse parce que figurez-vous que si la société de transport courrait un risque sérieux de verser des dommages-intérêts, elle ferait en sorte que ça n’arrive pas. Aux US, ces sociétés étant des « common carriers », elles ont certaines obligations légales, telles que, par exemple, assurer la sûreté des passagers, c’est-à-dire qu’elles sont responsables civilement des dommages, physiques ou psychologiques, subis par ceux-ci lors des transports. Typiquement, si, comme à Lille ou Roubaix, des avocats apprenaient ce qui était arrivé, à savoir des agressions verbales, ils se présenteraient à ces personnes en leur proposant leurs services selon un contrat de « contingent fees » ou honoraires contingents : la personne ne débourse rien tant qu’une décision de justice n’est pas prononcée et rien non plus si la décision ne lui donne pas raison, elle paye seulement un pourcentage à l’avocat des dommages-intérêts que celui-ci lui a fait gagner si la décision de justice est favorable à la demande. Or, en France, ce genre de contrat est INTERDIT ! Les victimes sont donc laissées à elles-mêmes, la plupart ignorant le droit (et d’ailleurs je ne sais pas si elles pourraient se tourner contre la RATP ou autre mais si cela me semblerait aller de soi). En France, il existe certes l’aide juridictionnelle, c’est-à-dire une prise en charge d’une partie des frais d’avocats pour les personnes à faibles revenus mais c’est de la rigolade : aucun avocat, dans ces conditions, ne vient proposer ses services aux victimes, qui parfois ne savent même pas qu’elles sont victimes au sens juridique, même si elles souffrent.

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  2. Merci pour cette vidéo sur un sujet que les journalistes sont incapables de commenter. Il n’y a pas de délit de non-assistance à personne en danger quand le témoin peut raisonnablement penser qu’il se mettrait en danger lui-même. L’exemple classique est la personne qui voit quelqu’un se noyer et ne sait pas nager : on n’attend pas qu’elle saute à l’eau, car elle se noierait elle aussi. (En revanche, on considérera qu’elle doit alerter d’autres personnes et ne doit pas simplement passer son chemin.) En cas d’agression, les gens qui ne reçoivent pas de formation particulière en arts martiaux ou autres formes de combat ne sont pas, je pense, en mesure d’évaluer leurs chances de dissuader un agresseur, potentiellement armé, et je ne vois pas qui pourrait leur jeter la pierre s’ils ne réagissent pas, même pour dire « Arrêtez », car ce simple mot pourrait susciter une réaction violente de la part de l’agresseur, des coups, y compris avec une arme, des coups potentiellement mortels, c’est-à-dire qu’ils dirigeraient l’agression contre eux plutôt que contre la première victime, et personne n’a le droit de demander qu’un autre se porte victime à sa place. En ce qui concerne l’agression filmée dans la vidéo, les passagers peuvent penser que l’agresseur finira par arrêter d' »embêter la dame » car on ne voit pas trop qu’il se mette à la violer devant les gens et si c’était le cas il se mettrait alors en état d’être plus facilement immobilisé par un ou des témoins. Qu’une femme réagisse à ce stade plutôt qu’un homme n’est pas étonnant, contrairement à ce qu’on pourrait penser, car il est plus probable que l’agresseur réagisse violemment à l’intervention d’un homme qu’à celle d’une femme (question de psychologie : la compétition des mâles). Autrement dit, l’homme qui intervient doit s’attendre à un affrontement physique. Or un agresseur est potentiellement armé tandis qu’un témoin à coup sûr ne l’est pas, le port d’armes étant interdit en France. L’agression montre quel genre d’homme est l’agresseur, à savoir, justement, le genre à porter une arme au mépris de la loi. C’est ce que dit, au fond, le contrôleur des douanes en civil : lui ne portait pas son arme et « il ne savait pas si l’homme était armé », c’est-à-dire il pensait bien que l’homme pouvait être armé. Dans le passé –on le voit dans les films et on le lit dans les livres– quand quelqu’un criait ‘Au voleur ! », toute la rue courait après le voleur. Les moeurs ont bien changé, me direz-vous, mais c’est que la loi était différente : ne pas courir avec les autres quand quelqu’un criait « Au voleur ! » était un délit. C’était l’époque où l’Etat ne payait pas une police de centaines de milliers de têtes. Maintenant nous payons des impôts pour ces centaines de milliers de fonctionnaires, mais il faut encore courir après les voleurs ? Vous me voyez venir. Augmenter les effectifs de la police ne sert à rien. La France est un Etat policier, le Royaume-Uni n’en est pas un, ça se voit dans les chiffres des effectifs de fonctionnaires et pas dans les chiffres de la délinquance, car il n’y a pas plus de délinquance dans l’un (le RU) que dans l’autre (la France). En conclusion, la police ne défend pas les gens (les caméras non plus, entre parenthèses), elle ramasse les débris et nettoie le sang (ce qui ne demande pas tant de gens que ça, quand on y pense), ce sont donc les gens qui doivent se défendre eux-mêmes et pour ça ils doivent être armés.

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