Texas | Forêt de Sam Houston : le géant lanceur de bûches

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Légende forestière tenace, le bigfoot ou personnage gigantesque hantant les forêts américaines refait surface depuis quelques années au Texas. Le point sur un mystère persistant laissant de drôles de traces.

 

L’existence de ce géant mi-homme mi-animal appelé yéti dans l’Himalaya, sasquash par les Amérindiens ou bigfoot (grand pied) aux Etats-Unis n’a jamais été avérée. Aperçu comme ombre dans la neige ou la forêt, suivi à la trace mais perdu sans cesse, laissant parfois des empreintes de pieds impressionnantes dans la boue ou sur les glaciers, il est considéré comme peureux, fuyant les humains et sans doute peu dangereux. Créature légendaire, il terrifie les promeneurs depuis les premiers colons de la conquête de l’Ouest en Amérique, et des images de sasquash sont retrouvées dans l’artisanat ancestral amérindien. Sorte d’humanoïde immense, il semble se réfugier dans les chaînes de montagnes ou les forêts peu peuplées. Enfin, il existe un petit musée qui lui est consacré : le « Bigfoot Museum de Willow Creek », en Californie du Nord.

 

Bien que répertorié partout sur le territoire américain et canadien, il semblerait que le bigfoot soit apparu pour la dernière fois au Texas dans la forêt nationale de Sam Houston, qui a une surface de 654 km2 et est protégée par l’État fédéral. Située à 80 km de la capitale Houston, elle est très prisée des randonneurs et des campeurs, elle est riche en sites archéologiques et en animaux menacés qui sont préservés dans cet environnement. Ici, le fameux bigfoot ferait l’objet d’une quarantaine de signalements par an, suite à des cris étranges ou des hurlements non identifiables. Certaines zones sont même agrémentées de panneaux avertissant de la présence de la créature, au grand amusement des gardes forestiers.

 


 

 


 

« Incapable d’immortaliser l’instant sur la pellicule, le photographe assure qu’il ne s’agissait pas d’un ours, ajoutant qu’il lui aurait jeté un tronc d’arbre pour le faire fuir. »

 

En 2009, c’est un photographe, Stan Williams, qui s’est retrouvé face à une créature gigantesque de forme humanoïde, qu’il décrit comme faisant 2,50 mètres de haut, alors qu’il prenait en photo des animaux en bordure de clairière dans la zone près de Coldspring. Incapable d’immortaliser l’instant sur la pellicule, le photographe assure qu’il ne s’agissait pas d’un ours, ajoutant qu’il lui aurait jeté un tronc d’arbre pour le faire fuir.

 

Une équipe de passionnés a voulu en savoir plus et s’est aventurée en 2014 dans cette forêt de Sam Houston avec la ferme intention de rencontrer le bigfoot. Menée par le cryptozoologue Wes Germer, la randonnée s’est rendue dans la zone de Piney Woods à l’aide d’un guide forestier. Après plusieurs jours sans encombre, ils ont été surpris en soirée par des bruits fracassants venant de la forêt. Voulant en avoir le cœur net, les randonneurs se sont lancés à la poursuite de l’intrus et ont reçu une volée de bûches en représailles. Impossible de suivre la bête qui assurait sa retraite avec une défense efficace.

 

 

Seul objet témoin de la scène :

Leur véhicule totalement cabossé par des jets de pierres et de bûches. Il est vrai qu’aucun animal ne se défend de la sorte…

 


 

 

 

Dans l’histoire de la cryptozoologie, il existe une espèce qui semble ou qui a toujours semblée été craintive et timide. Il s’agit du bigfoot, yeti ou sasquash… Malgré leur taille massive, ces créatures très mystérieuses ont toujours été considérées comme de gentils géants. Connues pour leur timidité, elles éviteraient les êtres humains et n’auraient jamais été signalées comme agressives ou menaçantes. Leur physique imposant et effrayant reste le seul le facteur de choc qu’elle produisent lorsqu’un témoin les rencontre sans y être préparé.

 

Malgré tout, comme tous les animaux, les bigfoot peuvent avoir des comportements de défense qui peuvent passer pour de l’agressivité. Les spécialistes y voient une sorte de bluff. Les témoins rapportent des hululements, des aboiements, ou des coups donnés contre des arbres avec une force énorme pour produire des sons étonnamment forts. D’autre part, certains témoins disent avoir été la cible de ces créatures. Elles leur auraient lancé des objets tels que des roches ou des bûches. Très occasionnellement, certaines auraient même fait mine de charger et d’attaquer avant de disparaître dans la forêt.

 

 

Une zone connue au Texas

La forêt nationale du Texas semble être un lieu propice à ce genre de comportement. Les témoins qui disent en avoir rencontré, décrivent ces créatures géantes peu pacifiques et enclines à jeter de grands objets massifs.

 

La forêt nationale de Sam Houston s’étend sur près de 660 000 m2 entre Huntsville, Conroe, Cleveland et Richards, au Texas, à environ 80 km de la métropole de Houston. Référencé comme l’un des quatre parcs nationaux du Texas, c’est un endroit prisé par les adeptes de la chasse, de la randonnée, du camping, de la pêche et de la navigation de plaisance sur les lacs Conroe et Livingston. Région également très riche en sites archéologiques et en faune, on peut y apercevoir des espèces en voie de disparition telles que le pygargue à tête blanche et le pic à cocarde rouge (ndlr : woodpecker). Parmi les animaux qui occuperaient la forêt nationale de Sam Houston, on trouve le fameux bigfoot. Si tout cela est à mettre au conditionnel, les rapports d’observations sont courants avec parfois plus de 40 observations par an. Les témoins auraient entendu des hurlements ou des gémissements étranges. La réputation de la présence du bigfoot est telle que certaines zones affichent même des panneaux d’avertissement au sujet des prétendues créatures. Pour les gardes forestiers, pour certains amusés, c’est une bonne idée, car les bigfoots de ce parc national ont la réputation d’être exceptionnellement agressifs.

 

 

Un moyen de communication

Si on ne sait pas véritablement pourquoi les créatures donneraient des coups dans les arbres, les cryptozoologues, penchent pour un moyen de communication, une sorte de bluff pour faire penser à une menace. Voulant mener l’enquête, en 2014, le chercheur de bigfoot, Wes Germer, a fait une excursion dans la zone du parc appelée Piney Woods, qui est particulièrement connue pour ses rencontres avec le bigfoot, avec le guide Bob Garrett et son équipe.

 

Si l’expédition ne fut pas particulièrement mouvementée les premiers jours, un soir alors qu’ils étaient tranquillement installés dans leur camp de base, ils sentirent de gros mouvements dans les broussailles et entendirent de drôles de bruits. Habitué de la forêt, le guide de l’expédition Wes Germer pensa au début que c’était l’un des membres de l’équipe qui s’amusait à leur faire peur, mais il se rendit vite compte que c’était autre chose. Interrogé après cette aventure, Il dira que les sons provenaient de quelque chose de bien plus grand et bien plus puissant qu’un être humain. Il dira aussi que quelque chose de très imposant a chargé sur le camp :

 

« Mon cœur battait très vite et ma gorge était nouée. Nous entendions cette chose tout écraser sur son passage à travers la brousse. Et puis nous avons entendu cette chose commencer à taper sans arrêt. On pouvait l’entendre marcher et casser des branches au fur et à mesure qu’il venait vers notre camp. Cette chose a bougé si vite, qu’elle a probablement couvert 100 à 150 mètres en un rien de temps. La créature mystérieuse se serait alors retournée dans les arbres, le bruit s’arrêtant brusquement. La forêt est redevenue silencieuse. Il n’y avait plus aucun mouvement, ça ne s’est pas arrêté là ».

 

Courageux, Wes Germer et Bob Garrett prirent des lampes de poche avant de s’engouffrer dans la forêt pour en savoir plus, ce qui n’était peut-être pas la meilleure des idées. Ils diront avoir senti la présence de la créature. Elle était toujours là, peut-être à 10, 15 mètres en train de les observer. Bob Garrett, qui était armé d’un fusil, prétend avoir aperçu quelque chose de très gros qui se cachait au milieu des bois, alors que Wes Germer sans la voir dira qu’il sentait une forte présence dans l’obscurité.

 

Téméraires, les deux casse-cous sont allés vers la créature en question, ce qu’elle ne sembla pas apprécier. Les deux hommes ont très vite entendu un son comme « le battement de pales d’hélicoptère ». Wes Germer dira :

 

« J’ai très vite compris ce que c’était. C’était une grosse bûche qui nous avait été lancée. C’était son bruit. Je me suis baissé car j’étais certain que l’un de nous allait être frapper à la tête. Heureusement, cela a tapé un arbre juste devant nous. Je n’en croyais pas mes yeux. Je ne pouvais tout simplement pas croire ce qui se passait ».

 

Germer affirme que ce n’était même pas sa première expérience. Lors d’une précédente expédition, une bûche lui avait était lancée et était venue s’écraser à quelques centimètres de l’endroit où sa petite amie venait de s’asseoir. Lors d’une autre sortie dans la forêt, il dut se réfugier dans son véhicule car il était bombardé de pierres, de bâtons et de grosses bûches. L’agression terminée, il retourna à son campement qu’il trouva totalement détruit, comme si un très gros animal l’avait mis à sac. Cette nuit-là, les intimidations et agressions de la part des « créatures » n’ont pas arrêtées : « Nous pouvions les entendre courir de partout, détruisant au passage des branches et des arbres entiers. On a vu aussi des troncs d’arbres envoyés dans notre direction. Cela ne s’arrêtait pas ».

 

 

Les actions de la BFRO

L’Organisation de recherche sur le terrain Bigfoot (BFRO) a répertorié plusieurs cas tout aussi époustouflants dans la région. À l’été 2009, un certain Stan Williams était en mission en tant que photographe pour le Texas Highways Magazine et le Texas State Travel Guide afin de photographier la forêt nationale de Sam Houston. En fin d’après-midi, il était à l’ouest de la ville de Coldspring, en randonnée avec son appareil photo en quête d’animaux sauvages quand il a entendu des bruits de fracas en lisière de la clairière où il se trouvait.

 

« Après quelques minutes, il y a eu un bruit fracassant de l’autre côté de la clairière ce qui me fit sursauter, car les cerfs que l’on trouve habituellement ici ne font presque pas de bruit. Avant que je puisse réagir, un tout jeune petit ours noir est sorti des arbres. Il s’est arrêté à la lisière de la clairière et a mis son nez en l’air pour renifler. Il s’est ensuite retourné brusquement et a couru dans les bois. J’ai commencé à le suivre pour faire une photo, mais je me suis vite repris en pensant que sa mère serait sans doute non loin de lui. J’ai décidé de rebrousser chemin et quand je me suis retourné, j’ai vu une énorme forme humanoïde sombre à 4 mètres de moi. Il faisait environ 2m50, et ses épaules étaient très larges. Les ours du Texas ne font cette taille, il avait plus la stature d’un ours Kodiak d’Alaska ».

 

« J’étais pétrifié. Tout à coup, il a bougé sa main et un tronc d’arbre d’une dizaine de centimètres de diamètre et de 5 mètres de long s’est envolé vers moi. J’ai couru comme si un loup-garou était après moi. De retour à ma voiture je pris conscience que mes vêtements étaient déchirés et que j’étais sanguinolent à cause des ronces qui m’avaient frappé dans ma course. J’ai sauté dans la voiture et j’ai décollé, sans m’arrêter jusqu’à ce que j’atteigne Coldspring ».

 

 

A la question pourquoi n-a-t-il pas pris de photo ?

L’un des chercheurs du BFRO s’explique : « Ceci est un exemple classique de la raison pour laquelle nous n’obtenons pas de photos rapprochées. Dans ce cas précis, vous avez un photographe professionnel, équipé d’un équipement professionnel dans un environnement boisé. Se retrouvant dans une situation potentiellement mortelle, il a été tétanisé par la peur. Craignant d’être attaqué par quelque chose d’inconnu, il n’a pas été en mesure de lever son appareil pour obtenir une photo qui vaudrait aujourd’hui de l’or. J’en ai parlé avec lui et il s’en veut de ne pas avoir osé déclencher son appareil. Il a réagi comme n’importe qui le ferait, surtout qu’il n’avait aucune idée de ce à quoi il avait affaire. C’est ce qui arrive quand quelqu’un est en mode d’auto-préservation, même quand il s’agit d’un photographe professionnel ».

 

 

Une région synonyme d’agressions

A la lecture de tous les témoignages, la forêt nationale de Sam Houston semble être un spot particulier. Pourquoi ? Est-ce que ces créatures sont particulièrement territoriales et féroces dans cette région ? Pourquoi ces créatures prétendument bienveillantes seraient-elles devenues agressives ?

 

A ce jour, personne n’a la réponse d’autant qu’on ne sait vraiment pas si ces créatures existent réellement.

 


 

The truth is out there

 


 

Source :

https://www.bfro.net/

https://inexplore.inrees.com/articles/geant-lanceur-buches-big-foot-texas

https://www.btlv.fr/insolite-au-texas-un-bigfoot-agresserait-les-promeneurs-dans-la-foret-nationale-de-sam-houston.html

 

Article :

Melanie Chereau, Journaliste / INREES

Bob Bellanca / btlv

 

Photo :

Pour illustration

 

Voir notamment :

D’après l’armée indienne, le Yéti existe et il a laissé des traces [Vidéos]

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