The Great Reset : Qu’est-ce que les élites mondialistes nous préparent réellement ?

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Time : 18 mn 06 / [1/1]

 


 

Synopsis vidéo :

 

 

Peuples de la Terre, écoutez-moi !

 

Notre monde a changé !

 

Maladies, catastrophes naturelles, inégalités, violence, pollution, extrémismes, nos défis sont devenus plus grands.

 

Nos points faibles sont exposés au grand jour, aujourd’hui nous les connaissons.

 

Notre système a besoin d’être réinitialisé.

 

Nous savons comment faire, et nous avons les solutions pour un monde plus équitable, plus durable, et plus prospère.

 

Alors, rejoignez-nous !

 


 

…Vous n’avez certainement pas pu rater ce message.

 

C’est celui que tente de faire passer un livre, intitulé « The Great Reset » ou en français : « La Grande Réinitialisation ».

 

Un message porteur d’espoir en cette époque bouleversée, puisqu’il annonce la possibilité de voir émerger un monde meilleur, bâti sur les ruines de l’ancien et sur les leçons tirées du passé.

 

Mais depuis sa sortie, ce livre et le concept qu’il décrit font l’objet de toutes les controverses et déchaînent les imaginations.

 

Entre scénario dystopique catastrophique digne des plus grandes œuvres de science-fiction, ou réel plan de sauvetage de la planète et de l’humanité, le sujet alimente tous les débats.

 

Car ce Grand Reset n’est pas qu’une rumeur, mais qu’est-ce que c’est ?

 

Qu’en pensent ses partisans et pourquoi ses opposants, à en croire les médias, seraient tous de fervents complotistes ?

 

Nous avons décidé dans cette vidéo de nous présenter les faits en nous référant aux sources les plus sûres, afin que chacun puisse se faire sa propre idée sur la question.

 

MoneyRadar

 


 

Il est temps d’arrêter le Forum de Davos

 

 

 

Le « sommet de Davos », à l’image de la Légion d’honneur ou du « Siècle » en France, est une coterie à ne pas critiquer, sauf à ses propres dépens. L’impétrant serait vite taxé de jalousie et pourrait dire adieu à ses rêves de rosette quotidienne à la boutonnière, de dîners parisiens entre soi chaque dernier mercredi du mois ou de schuss dans les pentes du Brarnabüel (2492 rn) chaque année en janvier, aux côtés de l’élite mondiale de la finance et de la politique.

 

On évitera ici cette faute de carre grossière en affirmant que le « sommet de Davos » a tellement bien rempli ses objectifs qu’il devrait considérer une mise à la retraite aussi anticipée que méritée, après quarante-huit ans de bons et loyaux services.

 

La dernière édition, qui vient de s’achever, affiche tous les stigmates de l’exploit indépassable. Son titre, d’abord, aussi poétique qu’un remonte-pente alémanique : « Mondialisation 4.0 : penser une nouvelle architecture à l’ère de la 4e révolution industrielle ».

 

Les trois feuillets d’explication du fondateur Klaus Schwab, incluant une digression sur la différence entre le « mondialisme » et la « mondialisation », et une alerte sur une humanité « largement non préparée » au tsunami technologique à venir, laissent pantois. Mais ce temple de la mondialisation heureuse, ayant efficacement œuvré à la disparition des frontières nationales, permettant la circulation la plus libre possible des capitaux, des marchandises et des hommes qu’ils rêvent toujours plus interchangeables, a produit des fruits incontestables.

 

Jamais l’humanité n’a créé autant de richesses : alors que la population mondiale a « seulement » doublé depuis 1971, la richesse mondiale a été multipliée par 26, le commerce mondial par 52. Et la dette publique mondiale, par 65 (sources FMI, BRI, Banque mondiale).

 

 

La prochaine crise financière est riche de promesses

Cette explosion des dettes, publiques comme privées, pour soutenir la croissance coûte que coûte, a permis à ceux qui en vivent, les financiers enfants chéris de Davos, de devenir les grands gagnants de la mondialisation. Les perdants, eux, sont faciles à identifier : ce sont les États du monde occidental avec leurs frontières nationales qui les empêchent de collecter efficacement l’impôt, car les capitaux se jouent des frontières. Et plus les entreprises sont grandes et sophistiquées, plus elles ont d’outils pour éviter d’être taxées, à l’instar des Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon). Et des mafias. À côté des États qui tentent de les protéger de ces pillages en règle, les autres grands perdants sont les ménages, qui n’ont pas assez « profité » de la mondialisation pour pouvoir financer sans endettement leur consommation, les études de leurs enfants ou leur logement. Le FMI, la Banque des règlements internationaux, comme « l’Institut de la finance internationale » ont beau alerter sur l’explosion de la dette mondiale qui atteint des records (240.000 milliards de dollars, trois fois la richesse mondiale, 84.000 dollars de dette par être humain | Ndlr : pour l’année 2019), rien n’y fait. L’orgie de dettes, celle qu’encourage la mondialisation heureuse de Davos, est aujourd’hui supérieure à celle d’avant la crise de 2008, qui était déjà une crise de surendettement. La prochaine crise financière est riche de promesses.

 

Oui, le « Forum de Davos » a réussi au-delà de ses espérances. Son sponsoring de la course à la croissance sans frontières mais avec endettement continue de produire des résultats spectaculaires en termes d’inégalités croissantes entre créanciers et débiteurs, et de concentration des richesses. Le creusement des inégalités entre les pays et à l’intérieur de chaque pays se renforce sans cesse (rapport Banque mondiale 2018). Quant à la pollution de nos vies, de l’air que nous respirons aux aliments que nous absorbons, nous avons compris qu’elle aussi était nécessaire pour soutenir cette croissance-là.

 

Combien d’autres éditions de Davos faudra-t-il pour comprendre que cette coterie a été aussi efficace pour accroître son pouvoir et sa fortune qu’elle a été nuisible à notre humanité ? À force d’oublier les pays et leurs frontières, les peuples et leurs identités, ces derniers se vengent comme ils le peuvent. Avec la force de ceux qui n’ont plus rien à perdre, à part des dettes.

 

Klaus Schwab rendrait un grand service à cette petite planète en arrêtant la comédie de Davos, cette cour si semblable à celle du film de Patrice Leconte « Ridicule» (1996), où les abbés de cour et les marquises légères de Versailles s’évertuaient à faire échouer les projets d’assainissement des marais de la Dombes du courageux baron de Malavoy, soucieux de la santé de ses paysans. Davos a ajouté à cette cour-là le ballet des jets privés : ils furent 1500 pour acheminer les 3000 participants au forum cette année. Un forum si soucieux des questions écologiques.

 

On fera ici une proposition alternative : puisque le tout à l’économie du Forum de Davos a touché et même dépassé ses limites, il est temps d’inventer un forum qui remette au centre, ou plutôt au sommet, l’acteur central que Davos a cru bon d’ignorer : les nations, leurs peuples et leurs frontières. Pour ce premier forum des nations, qui pourrait se tenir à Paris, on proposera un thème plus clair que le « Globalisation 4.0 » de Davos 2019 :

 


 

« Comment les gagnants de la mondialisation heureuse rembourseront-ils leurs dettes fiscales, écologiques et sociales aux perdants des quarante-huit dernières années ? »

 


 

Comment, autrement, imaginer que nos démocraties résisteraient aux prochains chocs, écologiques, financiers ou géopolitiques, si cette élite mondialisée aussi dispendieuse que donneuse de leçons continue d’éviter l’impôt pour elle-même et laisse les nations et les peuples régler leurs dettes incommensurables ?

 


 

Source :

https://www.lefigaro.fr/vox/economie/2019/01/25/31007-20190125ARTFIG00245-edouard-tetreau-il-est-temps-d-arreter-le-forum-de-davos.php

 

Article :

Edouard Tetreau / Le Figaro

Publié : le 26/01/2019

 

Vidéo :

[1] GRAND RESET – Qu’est-ce que les élites nous préparent réellement? – MoneyRadar / YouTube

 

Photo :

Pour illustration

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