Monkeypox | Variole du singe : plus de 1 000 infections confirmées, dans près de 30 pays. La vaccination a débuté dans certains pays dont la France

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La maladie circulerait sous les radars depuis quelques mois. La transmission, la moindre sévérité, la circulation ou l’efficacité des vaccins disponibles posent questions.

 

L’OMS change de ton sur la variole du singe. Pas plus tard que le 30 mai, l’agence spécialisée des Nations unies assurait « ne pas être préoccupée par une pandémie mondiale ». Dix jours plus tard, la flambée des contagions dans des pays où la maladie n’est pas endémique, c’est-à-dire normalement pas présente, fait craindre à l’organisation onusienne que la variole du singe s’installe.

 

Certains pays ont pris les choses en main face à la variole du singe. Alors que la barre des 1000 cas vient d’être franchie dans 30 pays, les gouvernements ont établi une réponse par le biais de la vaccination. Qui sont les pays concernés ? Quel vaccin est utilisé ? Quel bilan en France ?

 

 

Le virus de la variole du singe inquiète. Sa propagation dans des pays non endémiques comme la France, les Etats-Unis ou encore le Royaume-Uni, pousse les gouvernements et autorités sanitaires à prendre des décisions drastiques. Si la revue scientifique « Nature » fait état de « plus de 1 000 infections confirmées, dans près de 30 pays où les épidémies ne se produisent généralement pas », l’heure est à la stratégie vaccinale pour certaines nations.

 

Que ce soit en Amérique du Nord mais aussi en Europe, le vaccin contre la variole est utilisé pour tenter de freiner son cousin, la variole du singe. Comment cette décision a-t-elle été prise ? Qui produit les vaccins ? Allons-nous être concernés ? À l’heure où l’OMS scrute la moindre évolution de l’épidémie,

 

 

Source : OMS – le 10 juin 2022

 

 

Tableau 1 : Cas de monkeypox dans les pays où le virus n’est pas habituellement où n’a pas été signalé auparavant : du 13 mai au 8 juin 2022 / Source OMS

 

 

Tableau 2 : Cas de monkeypox dans la Région africaine de l’OMS signalés depuis janvier 2022, au 8 juin 2022 / Source : OMS

 

 

Dans quels pays la vaccination a commencé ?

Dans les zones non endémiques, aucun cas de décès n’a encore été recensé. Ce qui n’empêche pas certains gouvernements d’avoir ouvert la vaccination contre la variole du singe. Ainsi, les Etats-Unis, le Canada ou le Royaume Uni, ont lancé une stratégie appelée « vaccination en anneau ».

 


 

Si ce terme vous dit quelque chose, c’est normal.

 

La vaccination en anneau a déjà été envisagée pour endiguer l’épidémie de Covid-19.

 


 

L’objectif de la stratégie est « de vacciner tous les individus ayant été en contact avec un sujet présentant une infection confirmée, ainsi que toutes les personnes en contact avec ce premier cercle de sujets contacts », selon le site du ministère de la Santé.

 

À Montréal par exemple, la vaccination s’est élargie et est ouverte « pour les hommes ayant eu des relations sexuelles avec au moins deux hommes et pour les personnes ayant été en contact avec des objets potentiellement contaminés », rapporte « Le Figaro ». Là-bas, plus de 800 personnes auraient reçu une première dose de vaccin.

 

En France, l’autorisation vaccinale est actée. Vous pouvez donc vous faire vacciner contre la variole du singe si votre état de santé l’exige. Les professionnels de santé en contact avec le virus peuvent également se faire vacciner. Ailleurs en Europe, la vaccination ne s’est pas autant démocratisée qu’en Amérique du Nord. Cependant, l’Allemagne la Belgique ou l’Espagne ont déjà commandé des milliers de doses de vaccin.

 

 

 

 

Quel vaccin est utilisé ?

Actuellement, ce sont des vaccins contre la variole qui sont utilisés. D’après le CDC (Centers for Disease Control and Prevention), et l’OMS (Organisation mondiale de la Santé), « Ces vaccins contre la variole sont efficaces à environ 85% contre l’infection par le monkeypox », rapporte la revue « Nature ». En France, sont autorisés les vaccins « IMVANEX » et « JYNNEOS » [Voir source].

 

Afin d’être efficace, et à l’instar du Covid-19, l’administration du vaccin se fait en deux temps : « Une première dose de 0,5 ml doit être administrée à une date donnée. Une seconde dose de 0,5 ml doit être administrée au minimum 28 jours après la première dose », explique-t-on sur le site « Mesvaccins ». Après étude, les « effets indésirables » liés à ces vaccins ont été « d’intensité légère à modérée et ont disparu sans traitement dans les sept jours suivant la vaccination », poursuit le site.

 

 

Sept personnes vaccinées en France

La France a également ouvert son dispositif de vaccination face à la variole du singe. « Le Parisien » révèle que 33 personnes ont été vaccinées au 7 juin. Réalisé à la même date, le point de « Santé Publique France » estime que 66 cas de Monkeypox ont été rapportés en France :

 

  • 48 en Ile-de-France.
  • 8 en Occitanie.
  • 5 en Auvergne-Rhône-Alpes.
  • 2 en Normandie.
  • 1 dans les Hauts-de-France.
  • 1 en Centre-Val de Loire.
  • 1 en Paca.

 

 

On peut donc déduire que la moitié des personnes infectées en France se sont fait vacciner.

 

 

Les inquiétudes des autorités sanitaires

Les autorités sanitaires manifestent certaines inquiétudes liées à la propagation de la variole du singe. Par exemple, « Santé Publique France » atteste que les enfants seraient plus susceptibles de développer des formes graves :

 

« La maladie est plus grave chez les enfants et chez les personnes immunodéprimées. Elle peut se compliquer d’une surinfection des lésions cutanées ou d’atteintes respiratoires, digestives, ophtalmologiques ou neurologiques ».

 

 

De son côté, le CDC affirme suivre de très près « plusieurs cas de monkeypox qui ont été signalés dans des pays endémiques, y compris les États-Unis ».

 

Or ces inquiétudes peuvent être pondérées. En effet, l’OMS estime que pour l’heure, une pandémie est peu probable. « Santé Publique France » rappelle de son côté que la maladie n’est, pour l’instant, pas un réel danger pour la vie humaine :

 

« Les cas rapportés en Europe sont majoritairement bénins, et il n’y a pas de décès signalé », affirment-ils.

 


 

Source :

https://www.who.int/fr

https://solidarites-sante.gouv.fr/

https://en.wikipedia.org/wiki/Bavarian_Nordic

https://www.nature.com/articles/d41586-022-01587-1

https://www.cdc.gov/poxvirus/monkeypox/index.html

https://www.mesvaccins.net/web/vaccines/966-jynneos

https://www.mesvaccins.net/web/vaccines/520-imvanex

https://www.ema.europa.eu/en/medicines/human/EPAR/imvanex

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045830824

https://www.who.int/emergencies/disease-outbreak-news/item/2022-DON392

https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/avis_du_cosv_7_mai_2021_-_vaccination_en_anneau.pdf

https://www.lefigaro.fr/demain/sante/variole-du-singe-hospitalisations-vaccin-contagions-le-point-sur-la-situation-20220609

https://www.ladepeche.fr/2022/06/10/variole-du-singe-la-vaccination-a-debute-dans-certains-pays-dont-la-france-10350406.php

https://www.leparisien.fr/societe/sante/variole-du-singe-faut-il-vacciner-au-dela-des-cas-contacts-a-risque-08-06-2022-O3OI3PG4X5COVA4OUAPEZDZIAA.php

 

Article :

Thomas Duran, journaliste / La Dépêche

 

Photo :

Pour illustration

 

Voir notamment :

Monkeypox | Variole du Singe : une peur organisée ?!

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8 commentaires

  1. Le sida c’est pas la grippe. La grippe est un microbe transmissible par les airs. Mais pour le sida, le atchoum ne suffit pas, encore faut-il avoir des rapport de chaude-pisse ou autre qualificatifs pour décrire les maux ressentis. Bien sûr qu’il n’y a pas que les gouines et les pédés mais encore ceux qui vont aux putes qui transmettent.