« Nous allons bientôt manquer d’eau » : la prophétie de René Dumont en 1974 + Haroun Tazieff et Jacques-Yves Cousteau [Bonus]

Publié par

Time : 3 mn 01 / [1/3]

 


 

Synopsis vidéo 1 :

Avec la sécheresse qui sévit sur la France, l’eau potable, véritable or bleu, est devenue un enjeu majeur. La raréfaction de l’eau, c’est ce que prédisait déjà René Dumont, le candidat écologiste à l’élection présidentielle en 1974. Lui parlait pour l’ensemble de l’humanité, incluant l’Hexagone dans sa prophétie jugée à l’époque exagérée.

 

Face à une « sécheresse exceptionnelle » et à une « situation historique que traversent de nombreux territoires », la Première ministre Elisabeth Borne vient d’activer la cellule interministérielle de crise, a annoncé Matignon vendredi 5 août.

 

« Cette sécheresse est la plus grave jamais enregistrée dans notre pays » et « la situation pourrait perdurer sur les 15 prochains jours, voire devenir plus préoccupante encore », a encore souligné Matignon.

 


 

Jeudi, 4 août, 93 départements de l’Hexagone faisaient l’objet de restrictions d’eau dont 62 sont considérés « en crise », le niveau d’alerte le plus élevé.

 


 

Cette situation catastrophique avait déjà été annoncée. C’était en 1974, par le premier candidat écologiste à une élection présidentielle, René Dumont. Il avertissait déjà du risque de pénurie d’eau potable dans les prochaines décennies. Cette année-là l’élection présidentielle voyait l’irruption sur la scène politique d’un nouveau mouvement, l’écologie. Son représentant, l’agronome René Dumont, connu pour son combat pour le développement rural des pays pauvres, marquait les esprits lors du premier tour de la campagne électorale. Face à la caméra, il interrogeait les téléspectateurs :

 

« Vous savez ce qu’il va se passer ? », tout en portant un verre d’eau à ses lèvres, il poursuivait : « Nous allons bientôt manquer de l’eau, et c’est pourquoi je bois devant vous un verre d’eau précieuse puisqu’avant la fin du siècle, si nous continuons un tel débordement, elle manquera. »

 

 

Un avenir sombre

En dépit de cet épisode marquant du premier tour de la campagne, René Dumont et le mouvement écologiste ne recueilleront que 1,3% des suffrages. Ce Cassandre de la politique avait vu juste, l’eau est devenue rare dans de nombreuses parties du monde aujourd’hui. Ce manque d’eau touche désormais les pays dits tempérés jusqu’alors relativement épargnés. Au réchauffement climatique qui diminue les précipitations, s’ajoute une explosion démographique, le développement économique et l’évolution des modes de consommation. Il en résulte que la demande mondiale en eau devrait encore augmenter en 2050 de 20 à 30% par rapport au niveau actuel, selon un constat établi par ONU-Eau et l’Unesco dans leur rapport annuel de 2019. Une prévision dont les conséquences risquent d’être encore plus lourdes si l’on prend en compte les nombreuses manifestations dans les prochaines décennies du dérèglement climatique.

 

En France, selon Matignon, la cellule de crise devra « assurer une remontée d’information régulière par les préfets de département des zones les plus touchées, anticiper l’activation éventuelle des plans Orsec ‘eau’ pour les agglomérations concernées et coordonner les mesures de sécurité civile nécessaires (approvisionnement en eau des communes, livraison d’eau potable, etc.) »

 


 

La gestion de l’eau douce au programme de la Cop 26

 

 

Les dirigeants du monde s’étaient donné rendez-vous à Glasgow fin octobre-début novembre 2021 pour des négociations historiques. Ces discussions étaient présentées comme « la dernière grande opportunité de reprendre le contrôle » du climat selon les organisateurs de la conférence.

 

Parmi les thèmes abordés, l’enjeu de l’eau douce. L’ONU dressait alors un constat alarmant de la disponibilité de l’eau potable sur la planète.

 

En 2015, environ 844 millions de personnes n’avaient pas accès à un service d’eau potable sûr et seuls 39% de la population mondiale disposaient de services d’assainissement sécurisés.

 


 

Bonus…

Time : 5 mn 54 / [2/3]

 


 

Synopsis vidéo 2 :

Haroun Tazieff répond aux questions des téléspectateurs qui s’inquiètent du risque de réchauffement climatique. Il explique que le risque vient de la pollution industrielle qui peut créer un effet de serre qui peut faire monter le niveau de l’eau. Le commandant Cousteau s’oppose à ce point de vue en soulignant qu’il y a des correctifs comme la végétation et les océans.

 

Haroun Tazieff ajoute que l’effet de serre pourrait augmenter la température de l’atmosphère de 2 ou 3 degrés d’où la fusion de la glace et la montée des eaux qui noierait toutes les côtes basses comme New York, Londres, Le Havre et Nice.

 

Jérôme Pasteur pense que les propos pourraient paniquer la population. L’échelle de ces changements s’effectuerait sur des millions d’années.

 

Claude Lorius ajoute que l’Antarctique n’a pas bougé.

 


 

Bonus…

Time : 1 mn 29 / [3/3]

 

Richard Boutry en direct le vendredi 12 août. Pénurie d’eau : le scandale des golfs !

 


 

Il appartient à chacun de se forger sa propre opinion.

 


 

Source :

https://fr.wikipedia.org/wiki/René_Dumont

https://fr.wikipedia.org/wiki/Haroun_Tazieff

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques-Yves_Cousteau

https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/rene-dumont-1974-penurie-eau-ecologiste-campagne-presidentielle

https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i07151948/haroun-tazieff-et-le-risque-de-rechauffement-climatique

 

Article :

Florence Dartois / INA

 

Voir notamment :

Une lettre écrite en 2070 [Vidéo]

 

Vidéo :

[1] 1974 : Les prédictions de René Dumont sur le climat et l’eau | Franceinfo INA – INA Actu / YouTube

[2] Haroun Tazieff et le risque de réchauffement climatique – Michel / Dailymotion

[3] Richard Boutry En Direct 12 Août Pénurie d’eau: le scandale des golfs ! – Richard Boutry / YouTube

 

Photo :

Pour illustration

2 commentaires

  1. C’était à prévoir. Le gaspillage de l’eau, qui est la source de vie de toutes choses, est la cause principale de sa raréfaction. Ajouter à cela, l’exploitation frénétique des nappes phréatiques et des eaux de sources par les entreprises et les usines industrielles et la pollution générée par ces mêmes usines.