Les légendes du cinéma : John Hurt

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John Hurt - 3

John Hurt (1940-2017)

 

 

John Vincent Hurt est un acteur britannique né le 22 janvier 1940 près de Chesterfield (Derbyshire), au cœur de l’Angleterre.

 

Petit dernier d’une fratrie de trois enfants, il est le fils d’Arnold Herbert Hurt (1904-1999), un pasteur anglican, et de Phyllis Massey (1907-1975), ingénieure et comédienne amateur.

 

Sa mère, bien qu’actrice amatrice, lui interdit d’aller au cinéma, qu’elle juge « trop commun » pour un fils de pasteur. A l’école, il découvre le théâtre mais encouragé par ses parents, c’est vers la peinture qu’il se tourne d’abord, en décrochant une bourse pour devenir professeur de dessin à la Saint Martin’s School of Art de Londres. Il étudia les beaux-arts à la Grimsby Art School. Mais, rattrapé par son goût pour la comédie, il change d’orientation et intègre la Royal Academy of Dramatic Art à Londres.

 

En 1960, il est rattrapé par sa passion des planches et rentre à la prestigieuse Royal Academy of Dramatic Art (RADA), dont il ressort diplômé deux ans plus tard. Parallèlement à la scène, il fait ses débuts à la télévision où il marque les esprits britanniques grâce au téléfilm “L’Homme que je suis” (1975), adapté de l’autobiographie de Quentin Crisp. Il apparaît dans la série britannique “Probation Officer” (1961-1962) et joue au théâtre.

 

Il fait ses débuts au cinéma dans “The Wild and the Willing” (1962) de Ralph Thomas. Durant la décennie 60, il décroche quelques rôles sur grand écran : “Un homme pour l’éternité” (1966), “Le marin de Gibraltar” (1967), “Little Malcom” (1974).

 

Première victime d’Alien, monstre sensible dans Elephant Man, le comédien britannique John Hurt a excellé dans le cinéma de genre, souvent dans des seconds rôles qui ont marqué l’histoire du septième art.

 

Il avait été nominé deux fois aux Oscars, pour son rôle de Max, un Britannique détenu dans les geôles turques dans “Midnight Express”, (1978), et pour son premier rôle dans “Elephant Man” (1980) deux ans plus tard.

 

En 1978, il incarne Max, un héroïnomane anglais dans l’enfer des geôles turques dans “Midnight Express” (1978) d’Alan Parker. Il remporte le Bafta, récompense annuelle britannique du cinéma et de la télévision, le Golden Globe du meilleur second rôle et est nommé pour les Oscars.

 

L’année suivante, l’acteur interprète le second officier Kane dans “Alien, le huitième passager” (1979) de Ridley Scott. La scène où l’extraterrestre le tue en sortant de sa poitrine.

 


 

Time : 4 mn 36 / [1/1]

 

Scène supprimée du film “Alien, le huitième passager” (1979)

 


 

Il se revendiquait comme « un acteur à louer »

En 1980, au prix de douze heures de maquillage, il se glisse dans la peau tragique d’Elephant Man, pour le chef-d’œuvre en noir et blanc de David Lynch. Son interprétation lui vaut une deuxième nomination aux Oscars et d’être récompensé aux Bafta Awards comme meilleur acteur. Il en recevra un autre pour l’ensemble de sa carrière en 2012.

 

John Hurt excelle dans le cinéma de genre et particulièrement les films d’anticipation, comme “1984” de Michael Radford en 1984, “V pour Vendetta” (2005) de James McTeigue, ou “Snowpiercer” (2013) de Joon-ho Bong. Mais sa carrière riche de 140 films l’a aussi amené à interpréter le fabricant de baguettes Ollivander dans la saga des “Harry Potter” ou le savant fou Oxley dans “Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal” (2008) de Steven Spielberg.

 

« Je suis ouvert à tous les genres cinématographiques, tout m’intéresse. Je suis essentiellement un acteur à louer. », John Hurt

 

Après un bref mariage avec Annette Robertson (1962–1964), John Hurt a vécu pendant une quinzaine d’années avec le mannequin d’origine française Marie-Lise Volpelière-Pierrot (1952-1983), jusqu’au décès accidentel de celle-ci en 1983. L’acteur épouse l’actrice Donna Peacok (1964-) en 1984, mais le couple divorce en 1990. Il est père de deux fils, Alexander et Nicholas nés de son union avec Joan Dalton, sa troisième épouse (1990–1996), rencontrée sur le tournage deu film “Scandal” (1989). Plus tard en 2005, il se remarie avec Anwen Rees-Myers, productrice britannique, sa dernière épouse. Sa relation dure jusqu’à sa mort en 2017.

 

Il fut anobli par la reine Elizabeth II en 2014.

 

Après avoir combattu des problèmes d’alcool et de tabagisme depuis plusieurs années, John Hurt avait annoncé le 16 juin 2015 sur son blog qu’il souffrait d’un cancer du pancréas et se disait « plus qu’optimiste quant à une issue favorable ».

 

Le samedi 28 janvier, de nombreux cinéastes, acteurs et artistes britanniques lui rendent hommage, sur les réseaux sociaux. L’écrivaine J. K. Rowling, pour qui il a été un Monsieur Ollivander parfait dans la saga cinématographique Harry Potter a déclaré : « Je suis tellement triste d’apprendre le décès de l’immensément talentueux et profondément aimé John Hurt. Mes pensées vont vers sa famille et ses amis ».

 

Aux États-Unis, l’hommage à Sir John Hurt est également vibrant, surtout chez les cinéastes. À commencer par Chris Evans, ayant travaillé avec lui dans “Snowpiercer” (2013), qui affirme que : « John Hurt était l’un des plus puissants, généreux et authentiques acteurs avec qui j’ai travaillé. Un homme remarquable. Il va nous manquer ».

 

Mel Brooks, ayant produit le film “Elephant Man” (1980) : « C’est vraiment triste aujourd’hui d’apprendre le décès de John Hurt. C’était un talent vraiment magnifique. Personne n’aurait pu jouer l’Elephant Man de façon plus mémorable. Il a porté ce film dans l’immortalité cinématographique. Il nous manquera beaucoup. »

 

Jamie Lee Curtis a évoqué sa performance dans “Midnight Express” (1978) et Sharon Stone l’a qualifié “d’acteur de légende et homme bon.”

 

John Hurt succomba des suites d’un cancer du pancréas à l’âge de 77 ans le 25 janvier 2017 à son domicile à Cromer (Angleterre), trois jours après son 77ème  anniversaire.

 


 

John Hurt - 2

John Hurt (1940-2017)

 


 

Projecteur - GIF

 


 

Source :

https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Hurt

https://www.imdb.com/name/nm0000457/

 

Vidéo :

[1] Alien Deleted Scene Rise and Shine (Extended) – Sonny Bryan / YouTube

 

Photo :

Pour illustration

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