The Rise of Disaster | La stratégie du choc : Naomi klein [Vidéo]

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Time : 1 h 18 mn / [1]

 


 

 

Synopsis :

Ce documentaire commence par mettre en avant les recherches menées au milieu du vingtième siècle dans la période post-nazie, aux états unis sur le lavage de cerveau.

 

Ces expérimentations, organisées et financées par l’armée et la CIA, comportaient des pratiques violentes et de mise en situations extrêmes comme l’isolement sensoriel et les électrochocs, sur différentes personnes sans leur consentement.

 

Certains de ces sujets d’expérimentations étaient des cobayes volontaires au départ – attendu qu’ils n’avaient pas été informés des pratiques qu’ils allaient subir – et qui n’ont pas pu se retirer de l’expérience ; ils ont été détenus contre leur volonté. D’autres étaient des personnes internées contre leur volonté, parfois pour une simple dépression.

 

Le but de ces expériences menées par le psychiatre Donald Ewen Cameron était d’effacer le contenu cérébral des personnes-cobayes, et d’obtenir que le cerveau devienne une page blanche afin de le reprogrammer. Certaines ont pu s’en sortir, et des années après attaquer le gouvernement, lui faire reconnaître les faits et obtenir des dédommagements.

 

Naomi Klein a élaboré des recoupements entre différents faits violents localisés en divers lieux de la planète dont l’effet commun est le traumatisme, l’état de choc individuel et collectif : attaques terroristes, guerres, coups d’états, mais également les catastrophes naturelles.

 

Après un état de choc les individus sont fragilisés et perdent leur discernement. Ils sont plus enclins à suivre des leaders sont chercher à comprendre leur stratégie, leurs intention et les finalités qu’ils programment. Leur psychisme est défragmenté et il est plus facile d’obtenir leur coopération. C’est la stratégie du choc, la stratégie du chaos.

 

Le documentaire met en avant le rôle qu’a joué Milton Friedman, Prix Nobel d’économie en 1976, dans la stratégie de domination et au bénéfice d’une politique ultralibéraliste dans les pays représentant les plus grosses forces économiques mondiales et ceux représentant des territoires à conquérir.

 

Naomi Klein avance et démontre que Milton Friedman c’est basé sur les études sur le lavage de cerveau et le conditionnement réalisées dans les milieux psychiatriques dans les années cinquante. Sa stratégie était d’appliquer une thérapie de choc à l’économie, pour amener la société à accepter une forme plus dérégulée du capitalisme.

 

Le reportage montre Milton Friedman au centre d’un formatage économique mis en œuvre dans les milieux de l’éducation et de la politique internationale. Ce conditionnement est décliné à différent niveaux et sur de multiples territoires avec de multiples connivences au plus haut niveau de leurs hiérarchies.

 

Cette démonstration est étayée au moyen de nombreux documentaires, dont certains réalisés par elle-même puisqu’elle s’est retrouvée sur le terrain en tant que reporter et d’images d’archives pour les références antérieures.

 

Naomi Klein met en avant les raides systématiques qui sont mis en œuvre contre les populations et contre toute la sphère publique au lendemain des cataclysmes naturels comme des guerres pour en tirer profit.

 

Quand les gens sont trop occupés à se battre pour leur survie, ils ne défendent pas leurs intérêts.

 

Naomi Klein nous invite à réfléchir à l’histoire, aux continuités et aux ruptures, et notamment quant à la crise mondiale actuelle, et nous montre les similitudes entre le passé et le présent, notamment quant à la crise mondiale actuelle.

 

Naomi Klein dénonce « le discours populiste qui veut prendre aux riches pour donner aux petits entrepreneurs et pas aux traders, alors que l’on assiste à un transfert de richesses incommensurable du secteur public au secteur privé, par le gouvernement, notamment des fonds collectés auprès des gens ordinaires via les impôts, au bénéfice des individus les plus riches du monde, les mêmes qui sont à l’origine de la crise ».

 

Le reportage nous rappelle l’histoire des luttes et la nécessité de résister. Il ne faut pas permettre que l’on efface notre mémoire collective, il faut régénérer la résistance.

 

Naomi Klein conclut : « La stratégie du choc repose sur l’ignorance des gens quant à son fonctionnement. Mais cette stratégie s’épuise car nous devenons résistants aux chocs (…). Si nous voulons un monde plus sain, plus juste, plus pacifique, il va falloir descendre dans la rue et les obliger à le faire. »

 


 

 

 

Biographie succincte :

Naomi Klein est une journaliste canadienne.

 

Parmi ses ouvrages, nous retiendrons celui-ci : La stratégie du choc – La montée d’un capitalisme du désastre (2008) / [The Shock Doctrine – The Rise of Disaster Capitalism].

 


 

Vidéo :

[1] The Rise of Disaster | La stratégie du choc : Naomi klein – Mr Aphadolie / YouTube

 

 

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