Merde ! Stop aux généraux va-t-en-guerre ! Arrêtons ces fous sinon c’est la guerre nucléaire ! – Alexandre Juving-Brunet, ancien officier de l’armée

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Time : 3 mn 55 / [1/2]

 

Magnifique intervention d’Alexandre Juving-Brunet contre les généraux va-t-en-guerre sur les merdias préparant les esprits pour une guerre contre la Russie ! Nous ne voulons pas de guerre contre la Russie, nous devons quitter l’OTAN.

 


 

« L’OTAN ce n’est pas la France. Vous êtes des généraux français, vous n’êtes pas des généraux otaniens, vous n’êtes pas des colonels otaniens, vous n’êtes pas des colonels de BFM, ou des colonels de CNEWS. Vous êtes des Français ! Alors défendez-nous bordel de merde ! Au lieu de nous mener à la guerre ; parce qu’il va y avoir des larmes, il va y avoir du sang et il va y avoir des radiations »

 

« […] Pour inviter tous les Français à se préparer à la guerre, vous êtes au mieux juste des cons. Je tiens à vous le dire. Et même si vous êtes des anciens de Saint-Cyr et que je dois vous respecter, vous êtes des cons parce que vous êtes en train de nous mener tout droit vers la guerre. Et au pire, vous êtes des irresponsables voire des fous. […] »

 

« Votre seul pays, c’est la France. Votre seul serment, vous le devez au peuple français ! »

 

 

Alexandre Juving-Brunet, ancien officier de l’armée

 


 

Time : 13 mn 31 / [2/2]

 


 

Biographie succincte :

Alexandre Juving-Brunet est un ancien capitaine de gendarmerie, saint-cyrien (école spéciale militaire de Saint-Cyr) et Officier de réserve de l’armée.

 


 

Vidéo :

[1] Merde ! Stop aux généraux va-t-en guerre ! Arrêtons ces fous sinon c’est la guerre nucléaire ! – ALEXANDRE JUVING BRUNET 2022 / YouTube

[2] Alexandre Juving-Brunet : « L’OTAN a plus besoin de la France que l’inverse ! » – Sud Radio / YouTube

 

Photo :

Pour illustration

5 commentaires

  1. Je profite de cet article pour exprimer quelques réflexions sur cette guerre, sur laquelle j’ai jusqu’à présent gardé le silence. Je crois moi aussi que notre politique, la politique française, est « va-t-en-guerre » car il me semble que la livraison d’armes à une partie belligérante est un « casus belli » : je ne pense pas que les experts de ce genre de questions me contrediront. Certes, la partie belligérante en question a été attaquée, son territoire a été envahi par un autre Etat. Cependant, dès lors qu’il n’existait pas entre la France et l’Ukraine (corrigez-moi si je me trompe) un accord de défense qui prévoirait qu’en cas d’agression de l’Ukraine la France interviendrait militairement, la France est a priori neutre dans le conflit. Si la France avait voulu prévenir une agression russe en Ukraine, elle aurait dû signer un accord avec l’Ukraine et elle serait partie au conflit aujourd’hui. En l’absence d’un tel accord, le gouvernement français n’a pas d’instrument juridique national pour être part au conflit. Il faudrait voir si la charte de l’OTAN comporte des clauses d’une telle nature, qui lieraient les Etats membres de telle façon que leur soutien à l’Ukraine serait une obligation internationale, mais j’en doute. Certes aussi, cette réponse française et européenne est conforme à l’esprit onusien de garanties de toutes frontières en l’état mais la présence de la Russie au Conseil de sécurité de l’ONU rend l’organisation inopérante en l’espèce car les Etats membres du Conseil de sécurité n’ont pas tant des obligations vis-à-vis d’un « esprit » onusien que vis-à-vis des décisions du Conseil ; de même, le multilatéralisme onusien n’implique pas qu’une agression armée doive être considérée ipso facto comme un motif suffisant pour n’importe quel Etat membre de se considérer comme partie au conflit du côté de l’Etat agressé, un tel choix est unilatéral et ne peut se fonder sur le multilatéralisme.

    La France est donc censée être neutre dans ce conflit en vertu du fait qu’elle n’a pas lié sa volonté par un accord et ne déclare pas la guerre à la Russie. Son parti-pris pour l’Ukraine qui la conduit à livrer des armes à ce pays, est du point de vue russe un « casus belli » dans les formes, une rupture de neutralité, c’est-à-dire une déclaration tacite d’hostilité. La France ne pourrait donc pas dire, en cas d’attaque russe contre nous, que cette attaque est un pur acte d’agression non motivé puisqu’elle a fourni à la Russie la base tangible d’une telle action. Il s’agit donc d’un pari, celui que la Russie ne fera pas de représailles armées contre la France et les autres pays de l’OTAN qui sont des alliés actifs de l’Ukraine dans ce conflit sans avoir déclaré la guerre à la Russie. C’est cette tactique que j’appelle « va-t-en-guerre » car on ne peut exclure que le but en soit précisément de pousser la Russie à une attaque armée.

    En outre, le gouvernement demande à la population française de se considérer de fait en guerre contre la Russie puisqu’il censure à présent les médias russes : ceci ne peut être légal que si nous sommes en conflit avec la Russie, pour empêcher la propagande d’un Etat ennemi sur le territoire national. Or il n’y a pas de déclaration de guerre : la censure des médias russes en France est donc contraire aux garanties de la liberté d’expression et d’information que défend notre Constitution et n’a aucune base légale, c’est une décision purement arbitraire, la Russie n’étant pas formellement un Etat ennemi. Je ne vois donc pas non plus quelle base juridique peut avoir la confiscation des biens de citoyens russes (les « oligarques »), qui ont droit au respect de leur propriété privée en tant que citoyens d’un Etat vis-à-vis duquel il n’existe formellement aucune déclaration d’inimitié (d’enmity). C’est-à-dire, pour être précis, que ces mesures de droit interne sont une telle déclaration d’inimitié, un casus belli, qui donc non seulement sont dépourvues de base légale, laquelle devrait forcément être un acte de droit international, mais aussi de nature à provoquer une réaction russe hostile armée, au-delà des représailles internes qu’elle peut prendre de son côté en réponse (censure ou fermeture des médias français, confiscations d’avoirs français…)

    Enfin, je m’étonne de ne pas entendre parler de la solution du référendum. Il me semble pourtant qu’un cessez-le-feu et un retrait des troupes russes pourrait être obtenu contre la promesse d’organiser un référendum dans le Donbass pour demander à la population elle-même de cette province si elle souhaite devenir indépendante (ou russe) ou rester ukrainienne. Le référendum, c’est ce que nous faisons en Nouvelle-Calédonie.