Ces venins qui valent trente mille fois plus que l’or

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Les neurotechnologies ont besoin des peptides contenus dans les venins et que nous ne savons pas encore synthétiser. Mais ils ont bien plus à nous apprendre.

 

La tarentule chinoise ou du cône du Pacifique, ce petit mollusque ultra-venimeux contient de la mu-conotoxine GIIIB qui se négocie à presque 500 euros le milligramme chez Alomone Labs. La variante PIIIA est, elle, à 800 euros le milligramme chez Smartox Biotech... 800 millions d’euros le kilo ! Le platine et l’héroïne pure ? Du terreau de jardin en comparaison.

 

À l’origine d’une telle envolée des venins, l’essor des neurotechnologies, les nouvelles biotechnologies, qui dopent la demande mondiale en peptides que nous ne savons pas synthétiser facilement, voire pas du tout, et qui doivent alors être collectés sur la bête. Les conotoxines, jingzhaotoxines, huwentoxines et hainantoxines affectent différents canaux à sodium, dont ceux que les neuroscientifiques inhibent pour révéler leur potentiel d’action et qui sont aussi nécessaires aux neurones pour communiquer entre eux.

 

Quant à l’épibatidine, un alcaloïde accumulé par la grenouille Epipedobates tricolor à partir des insectes dont elle se nourrit, elle est 200 fois plus puissante que la morphine !

 

mu-conotoxine-giiib

 


 

Source :

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/idriss-j-aberkane/aberkane-ces-venins-qui-valent-trente-mille-fois-plus-que-l-or-26-10-2014-1875748_2308.php